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<subtitle>le blog-notes à lire et à écrire d'Hervé Torchet</subtitle>
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<name>hervé torchet</name>
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<title>Paris - Jean Bouin : Delanoë récuse mal le favoritisme.</title>
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<summary> Je pensais n'avoir plus à écrire sur le stade Jean Bouin, situé à Paris...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je pensais n'avoir plus à écrire sur le stade Jean Bouin, situé à Paris XVIe, mon quartier, ce n'est pas le centre du monde, et je crois que les intéressés disposent des arguments juridiques suffisants pour faire capoter le projet grotesque soutenu par Bertrand Delanoë, maire de Paris.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais il se trouve que celui-ci devrait être bientôt mis en examen pour abus de biens sociaux, prise illégale d'intérêt, en somme favoritisme. C'est donc l'occasion de récapituler les différents aspects de l'affaire et de réagir aux récents propos en défense tenus par Delanoë au micro de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;L'historique&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le stade Jean Bouin a été construit dans la foulée des Jeux Olympiques de Paris qui avaient eu lieu en 1924 sur l'ancien glacis des fortifications de l'ouest parisien. Jean Bouin avait été&amp;nbsp; avant 1914 un athlète du CASG Paris, club qui, dès l'origine en 1925, fut concessionnaire de l'équipement qui portait le nom de son athlète. Le &lt;a title=&quot;wikipedia&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/CASG&quot;&gt;CASG&lt;/a&gt; était à l'origine une émanation de la Société Générale (Club Athlétique de la Société Générale, avant d'être rebaptisé en 1919 Club Athlétique des Sports Généraux) et la Société Générale fut le sponsor du club jusqu'au début des années 2000, soit pendant un siècle. Le groupe Lagardère remplaça alors la Société Générale &quot;à la tête du club&quot; comme le formule très justement la notice Wikipedia.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La tribune édifiée en 1925 le fut par un grand architecte de l'époque, Lucien Pollet, le même qui construira ensuite la &lt;a title=&quot;wikipedia&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Piscine_Molitor&quot;&gt;piscine Molitor&lt;/a&gt; voisine. On y trouve avec logique les anneaux olympiques dans la structure même de l'édifice qui se place dans le projet général des utopies urbaines et qui est une œuvre rare qui mériterait d'être classée monument historique en lien avec la piscine Molitor.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Autour du stade, le quartier est homogène des années 1920-1930, comptant de nombreux logements qui appartiennent à la Ville de Paris, à vocation sociale, articulés autour de deux lycées et de deux écoles primaires, le tout formant un ensemble cohérent. Il y avait à l'origine quatre autres stades utilisables par le quartier : Roland Garros, le parc des Princes, le fond des Princes, et Géo André, site originel du Stade Français. Ce dernier a été fortement écorné par le creusement du boulevard périphérique, qui a conduit à la construction d'un vaste bâtiment où se coudoient bureaux, commerces et gymnases du Stade Français. Le Parc des Princes originel a lui aussi été démoli à la fin des années 1960 pour laisser place à la construction actuelle, une structure de béton qui n'est pas sans poser de problèmes de solidité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jusqu'aux années 1980 le stade Jean Bouin vit sa vie avec son club résident. Ses sections sont le hockey sur gazon, le rugby, le tennis et bien sûr l'athlétisme. Il s'agit donc de ce qu'on nomme un &quot;club omnisport&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais à la suite du bétonnage de Géo André et du Parc des Princes, la pression des promoteurs commença à s'exercer dès la fin des années 1970. On vit circuler dans les années 1980 un projet qui visait à remplacer le stade Jean Bouin et la piscine Molitor par un complexe immobilier de très grande ampleur, à deux pas de Roland Garros et du champ de course d'Auteuil, donc avec beaucoup d'argent à la clef. Les élus et les habitants de cette partie de Paris résistèrent alors rudement aux appétits de la municipalité parisienne de droite, et obtinrent en 1990 l'inscription partielle de la piscine Molitor à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. De ce fait, le projet immobilier était caduc. Jean Bouin pouvait respirer. Pas pour longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Le tournant de 1992 : l'arrivée de Max Guazzini&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La section rugby du CASG crut pouvoir se lancer dans le haut niveau, sous l'impulsion de son président de l'époque. Ce fut un échec terrible qui entraîna la CASG dans la déconfiture financière, au point de mettre son avenir en danger. Jean Bouin redevenait vulnérable. C'est alors qu'apparut &lt;a title=&quot;wikipedia&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Max_Guazzini&quot;&gt;Max Guazzini&lt;/a&gt;, cofondateur de la radio et du groupe NRJ. Seuls les connaisseurs savaient qu'il avait été le collaborateur de Bertrand Delanoë et que ce dernier avait ensuite été le &quot;commissaire politique&quot; du Parti Socialiste dans le groupe NRJ, les liens entre eux n'étaient pas seulement amicaux, mais de véritables liens d'intérêt.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Guazzini, très talentueux, expansif, avait décidé d'accélérer le passage du rugby français au professionnalisme. Il assuma cette tâche en prenant le contrôle d'une nouvelle structure commune au CASG et au Stade Français, qui jouerait au stade Jean Bouin. En apparence, Jean Bouin était sauvé, mais c'était en ayant perdu une part de son indépendance. Se sentant menacé par l'impérialisme du Stade Français, le CASG rapprocha alors ses autres sections de celles du Racing Club de France (RCF) pour faire contre-poids au Stade Français, ces deux clubs étant opposés par une rivalité quasi-ancestrale.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dès son arrivée à Jean Bouin, Guazzini s'y sentit à l'étroit. Il demanda plusieurs fois la suppression de la piste d'athlétisme qui enserre le terrain de rugby. Lorsque j'étais adjoint au maire en charge des sports, je me suis opposé à cette annexion, la piste d'athlétisme étant indispensable aux très nombreux scolaires de l'enseignement public qui fréquentent le stade. Il obtint aussi de jouer plusieurs matchs par an au Parc des Princes tout voisin. Il fit bituminer un terrain jusque-là dévolu au volley des scolaires pour un parking, et une allée sableuse qui longe la fameuse tribune Pollet.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les choses en étaient là lorsque j'ai quitté les fonctions d'adjoint au maire du XVIe chargé des sports en 2001.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;L'arrivée de Lagardère&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il m'a été donné de rencontrer Arnaud Lagardère une fois lorsque j'étais adjoint au maire : son fils apprenait le karaté dans un club du quartier, j'avais l'habitude d'assister à la fête de fin d'année du club, au stade Pierre de Coubertin, et cette année-là, Lagardère était là avec sa femme (une jolie ex-mannequin des années 1980), voulant faire la fête pour son fils qui était heureux de la fête de son club. &lt;a title=&quot;wikipedia&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_Lagard%C3%A8re&quot;&gt;Jean-Luc Lagardère&lt;/a&gt; était encore vivant, Arnaud n'était que l'héritier. C'est moi qui ai passé la médaille du club au cou de l'enfant, Arnaud Lagardère rigolait chaleureusement et me glissa, en montrant sa caméra vidéo : &quot;Je vous ai dans la boîte&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'arrivée de Lagardère à Jean Bouin coïncide à peu près avec la mort de son père (victime d'une opération à la clinique du sport dont les responsables viennent d'ailleurs d'être lourdement condamnés pour leurs déficiences) et avec sa prise des rênes du groupe Lagardère, en 2003. C'était aussi le temps de la préparation de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques (JO) de 2012. Arnaud Lagardère se montrait l'un des soutiens les plus solides de cette candidature, comme il soutenait Delanoë, devenu maire de Paris en 2001. En devenant le sponsor du club, il en devenait le patron de fait. Et d'ailleurs, c'est après cette époque qu'ont été implantés les affreux Algéco qui défigurent le stade et qui portent le fanion &quot;Team Lagardère&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La candidature pour les JO de 2012 avait rouvert la boîte de Pandore de l'avenir de Jean Bouin. On y trouvait un projet de modernisation du stade qui ouvrait des incertitudes mais qui, en aucun cas, n'aboutissait à la démolition de la tribune historique ni à l'expulsion définitive des scolaires. Le renouvellement de la concession du stade Jean Bouin s'est fait pendant la procédure de candidature, et on peut légitimement se demander si l'arrivée de Lagardère à Jean Bouin n'a pas été une forme de contrepartie que Delanoë lui aurait donnée pour le soutien de la candidature de la Ville aux JO, ce qui correspondrait en effet à une logique de favoritisme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après l'échec de la candidature, Lagardère entreprit de développer un projet absolument faramineux pour le stade qui lui était dévolu : il s'agissait d'une sorte de dôme géant, un POPB (Palais Omnisport de Paris-Bercy) dédié au tennis, à l'ouest de Paris, comme le POPB est à l'est. La réaction des riverains et des élus fut extrêmement virulente, le projet tomba, mais le mal était fait : désormais, l'avenir du stade Jean Bouin devenait incertain.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Le projet actuel et ses péripéties&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On revint donc à l'hypothèse d'une modernisation du stade de rugby actuel, qui protégeait à la fois les éléments architecturaux et l'usage scolaire. La nomination de Bernard Laporte au gouvernement, à l'automne 2007, changea encore une fois la donne : Laporte était le patron sportif historique du Stade Français sous Guazzini, c'est lui qui avait réussi à reformer à Paris la ligne mythique du pack de Bègles qui avait propulsé le Stade dans l'élite. Proche de Guazzini qui était plus qu'un ami pour Delanoë, Laporte se retrouvait parmi les favoris de Sarkozy. Le pont entre la droite et la gauche naissait à leur profit, commun à Guazzini et à Lagardère.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est sans doute ainsi qu'est née l'idée de dépecer définitivement le stade Jean Bouin.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En effet, le projet actuel coupe le stade en deux moitiés : au sud, le rugby dans un stade privatif ; au nord, des courts de tennis et un gymnase, dévolus officiellement à Paris - Jean Bouin, et officieusement au Team Lagardère. Le stade Jean Bouin était victime d'un Yalta, victimes devenaient le hockey, l'athlétisme, et surtout des milliers de scolaires pour lesquels on imaginait un très vague et lointain déplacement dans des terrains qui seraient créés au milieu du champ de course d'Auteuil (à pied, c'est très loin, alors que Jean Bouin est au pied de deux des trois lycées concernés), alors même que le champ de courses n'appartient pas à la Ville, mais à l'État.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On ne sait pas bien pourquoi, à ce yalta sportif qui est une bérésina scolaire, s'ajoutent 7500 mètres carrés de commerces, qui n'ont aucun rapport avec l'ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le tout atteint le budget minimal de 150 millions d'Euros, mais les spécialistes parlent de 200 millions, voire de 300 millions, ce qui, dans un contexte de pénurie fiscale et de suppression de la Taxe Professionnelle, semble encore plus absurde.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Fin 2008, il devint évident que la concession de Jean Bouin allait poser des problèmes juridiques, et la municipalité parisienne préféra la casser unilatéralement au cours d'un vote épique du conseil de Paris. Trop tard : le tribunal administratif de Paris l'annulait en mars suivant au motif de l'absence d'appel d'offres, et cette annulation ouvrait automatiquement la procédure pénale de favoritisme. Delanoë fut convoqué discrètement par la Brigade financière en juillet, et on apprend qu'il est de nouveau convoqué pour le 2 décembre prochain, dans la perspective d'être mis en examen.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Entre-temps, 7000 personnes ont &lt;a title=&quot;mon blog&quot; href=&quot;http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2009/10/18/paris-jean-bouin-forte-mobilisation.html&quot;&gt;défilé&lt;/a&gt; à Jean Bouin pour protester contre la démolition du stade, où l'on remarquait les représentants des municipalités du XVIe arrondissement et de Boulogne-Billancourt, des deux fédérations de parents d'élèves (PEEP et FCPE pourtant réputée proche de la gauche), des syndicats d'enseignants d'EPS, de la fédération française de hockey sur gazon, et de plusieurs partis politiques, parfois même membres de la majorité municipale : UMP, Nouveau Centre, MoDem, Verts. La section du PCF du XIVe arrondissement s'est même prononcée officiellement pour que le stade Charléty devienne le stade de référence du rugby parisien, et non Jean Bouin.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Les derniers arguments de Delanoë&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lors de l'&lt;a title=&quot;nouvel obs&quot; href=&quot;http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20091122.OBS8490/bertrand_delanoe_recuse_les_accusations_de_favoritisme.html&quot;&gt;interview&lt;/a&gt; d'aujourd'hui, Delanoë a développé une défense en plusieurs aspects.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- il n'y a pas eu de favoritisme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;arguments :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1) la concession du stade Jean Bouin de gré à gré a été votée à l'unanimité en 2004. Si Delanoë a su trouver les arguments pour convaincre tout le monde à l'époque, on voit mal en quoi cela l'exonérerait d'un favoritisme. Il faut se rappeler que, lorsqu'il a aidé Lagardère à prendre le contrôle du RCF à la Croix-Catelan, c'est au moyen d'un appel d'offres qu'il l'a fait. Dès lors, si l'appel d'offres a permis l'arrivée de Lagardère ici et si l'absence d'appel d'offres a permis son arrivée là, on est en droit de s'interroger sur la sincérité des procédures employées, et donc sur l'éventualité d'un favoritisme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2) la concession a fait l'objet du contrôle de légalité par le préfet. L'inefficacité du contrôle de légalité est l'un des points faibles de la décentralisation depuis 1982, ce contrôle n'empêche pas l'annulation d'un très grand nombre d'actes publics chaque année, ni l'ouverture de procédures judiciaires annexes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;3) la chambré régionale des comptes a avalisé la concession. Est-elle chargée d'un contrôle de légalité ? Non : c'est le préfet. Il lui arrive de soulever des lièvres, mais ce n'est pas systématique. Son métier est la comptabilité publique.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- la Ville a besoin d'un stade entièrement consacré au rugby et n'a pas d'alternative&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Delanoë explique au passage qu'&quot;un de ses prédécesseurs&quot; a construit à Charléty non pas un stade de rugby, mais un stade d'athlétisme. Le prédécesseur en question, c'est Chirac. Et non, il n'a pas construit un stade d'athlétisme : il a construit un stade pour le Paris Université Club (PUC), qui est un club omnisport comme Jean Bouin et qui, à l'époque, jouait dans l'élite du rugby...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La Ville pourrait très bien faire jouer en alternance au Parc des Princes football et rugby. On m'a parlé d'une solution technique très satisfaisante employée au stade de Cardiff au Pays de Galles, qui permet de refaire entièrement le terrain à chaque occasion, et qui n'est pas plus coûteuse que l'entretien normal.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par ailleurs, si Delanoë acceptait de considérer que Paris, ce n'est pas seulement la ville réfugiée derrière son périph, mais bien l'agglomération parisienne, l'alternative existerait immédiatement. Il faut souligner qu'il existe déjà deux grands stades sous-utilisés en Île de France : le Stade de France, et Charléty.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- le stade Jean Bouin n'a plus de concessionnaire, il y aura appel d'offres pour sa prochaine attribution&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais ça, c'est une forme d'aveu.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et il faudrait le dire aux gens qui soutiennent le projet de reconstruction du stade et Guazzini : car il est évident que celui-ci n'a aucune garantie de poursuivre là ses activités...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'irais même jusqu'à dire qu'il est évident que Guazzini ne sera pas le prochain bénéficiaire de la concession du stade Jean Bouin, non plus que Lagardère qui a pourtant dopé (si j'ose dire - c'est un mot qu'on ne prononce jamais dans les tribunes d'honneur des clubs, on se demande pourquoi...) l'équipe du RCF pour la propulser dans l'élite.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme je l'ai souligné dans l'une des vidéos que j'ai consacrées à ce sujet, celui qui va évidemment tirer les marrons du feu à Jean Bouin, c'est Colony Capital, concessionnaire du Parc des Princes, et dont le métier est justement l'immobilier, et en particulier l'immobilier commercial ! Voici cette vidéo et le lien avec mes précédents articles et vidéos sur ce sujet : &lt;a title=&quot;mon blog&quot; href=&quot;http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2009/09/17/paris-jean-bouin-la-verite-apparait.html&quot;&gt;là&lt;/a&gt; surtout, et &lt;a title=&quot;mon blog&quot; href=&quot;http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2009/09/18/paris-jean-bouin-le-beton-et-les-sempiternelles-magouilles-p.html&quot;&gt;là&lt;/a&gt; et &lt;a title=&quot;mon blog&quot; href=&quot;http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2009/10/16/paris-jean-bouin-sebastien-bazin-proche-de-sarkozy.html&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La destruction de la tribune historique du stade Jean Bouin serait une grande perte pour nos monuments historiques, et la mise à l'écart de milliers d'élèves qu'on se propose de transbahuter en autocar dans les embouteillages parisiens pendant un nombre d'années indéterminé serait un signal extrêmement funeste donné à notre avenir : le sacrifice des scolaires au sport fric (où la triche est la règle comme Henry l'a montré) serait tout simplement un scandale.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le &lt;a title=&quot;site&quot; href=&quot;http://collectifjeanbouin.hautetfort.com/&quot;&gt;Collectif Jean Bouin&lt;/a&gt; appelle à un nouveau rassemblement sur place le 2 décembre à 19 heures.&lt;/p&gt;
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<name>hervé torchet</name>
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<title>Quitterie se confie sur Terre Tv.</title>
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<summary> Pour ceux qui ne l'auraient pas vue, voici une interview donnée tout...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour ceux qui ne l'auraient pas vue, voici une interview donnée tout récemment par Quitterie à la web télé Terre Tv.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object height=&quot;256&quot; width=&quot;320&quot; data=&quot;http://www.terre.tv/pe2009.swf?lang=fr&amp;amp;video_id=2496&amp;amp;playlist_id=&amp;amp;chaine_id=undefined&amp;amp;autostart=false&amp;amp;jingle=true&amp;amp;video_jingle=true&amp;amp;idle_time=4&amp;amp;dom=www.terre.tv&amp;amp;bgcol=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;bgcolor&quot; value=&quot;#0&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.terre.tv/pe2009.swf?lang=fr&amp;amp;video_id=2496&amp;amp;playlist_id=&amp;amp;chaine_id=undefined&amp;amp;autostart=false&amp;amp;jingle=true&amp;amp;video_jingle=true&amp;amp;idle_time=4&amp;amp;dom=www.terre.tv&amp;amp;bgcol=0&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La responsabilité sociale des entreprises.</title>
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<summary> (Cet article a été repris sur  AgoraVox ).   Ayant quelques heures à occuper...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(Cet article a été repris sur &lt;a title=&quot;page&quot; href=&quot;http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-responsabilite-sociale-des-65110&quot;&gt;AgoraVox&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ayant quelques heures à occuper et 9,50 Euros (&lt;b&gt;c'est très cher&lt;/b&gt; pour ce que c'est, d'autant plus qu'il y a de la pub) à dépenser, j'ai suivi l'excellent &lt;a title=&quot;les jeunes libres&quot; href=&quot;http://lesjeuneslibres.hautetfort.com/archive/2009/11/13/une-lecture-pour-le-week-end-le-supplement-alternatives-econ.html&quot;&gt;conseil&lt;/a&gt; de Quitterie, et j'ai acquis le numéro spécial de la revue Alternatives Économiques consacré à la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Première observation avant d'en venir au fond : &lt;b&gt;l'amnésie collective dans laquelle on plonge les gens est invraisemblable&lt;/b&gt;. À en croire la plupart des publications, même intelligentes, qu'on ouvre, rien n'a existé avant les années 1950 et les États-Unis, tout idée, concept ou réalité, est forcément né aux États-Unis dans les années 1950. Les cinq milliards d'années qui ont précédé n'existent pas, il n'y a eu ni civilisation hellénistique, ni renaissance carolingienne, ni siècle des Lumières, ni doctrine sociale du XIXe siècle, rien. C'est pourquoi, lorsque j'ai lu les premières lignes de l'intro générale de la revue, j'avoue que j'en ai été profondément agacé : la première RSE née aux États-Unis dans les années 1950 n'est rien d'autre que ce qu'on a nommé de ce côté-ci de l'Atlantique le &lt;b&gt;paternalisme&lt;/b&gt; bien avant 1950 (on le trouve déjà décrit avec précision par Zola avant 1900) et contre quoi &lt;b&gt;les politiques publiques du Conseil National de la Résistance&lt;/b&gt; (CNR) ont été inventées, je suppose qu'on m'accordera qu'il y a une chance que ce qui a été fait par la Résistance intérieure l'ait été avant 1950 et ailleurs qu'aux États-Unis.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En fait, dans ce genre de domaines, parce que les États-Unis découvrent peu à peu que le monde est un peu moins simple et manichéen qu'ils le croyaient, il faudrait que le reste du monde, qui sait tout cela depuis déjà bien longtemps, le découvre en même temps qu'eux. &lt;b&gt;Éloge paradoxal de la sottise et de l'ignorance qui fait florès et encourage le crétinisme militant cher à nos dirigeants&lt;/b&gt;. Si ceux qui prônent l'inverse emploient les mêmes moyens qu'eux, ils ne pourront qu'échouer, c'est par l'info, par le savoir, donc par ce qu'on nomme avec un sot mépris la &quot;culture générale&quot; qu'on pourra s'armer contre les entreprises d'aliénation qui recourent à la myopie et à l'amnésie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bref, ce mot d'humeur mis de côté, il faut souligner l'utilité du bilan fait par le numéro spécial, qui brosse à gros traits le portrait d'une société très rudimentaire, la nôtre, où les principes du CNR sont non seulement oubliés, mais surtout piétinés.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vais me permettre de faire ici quelques observations en complément de ce qu'on pourra lire dans ce numéro.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;La responsabilité fiscale des entreprises&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le débat sur la fiscalisation des activités économiques est forcément au centre du débat civique en ce moment, avec la double perspective de la &lt;b&gt;suppression de la Taxe Professionnelle&lt;/b&gt; et des élections régionales, sur fond de réforme des collectivités territoriales. N'oublions pas que la vocation première des &lt;a title=&quot;wikipedia&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gion_fran%C3%A7aise&quot;&gt;régions&lt;/a&gt; est l'activité économique, leur prédécesseur immédiat en droit administratif, les circonscriptions d'action régionale, était explicitement voué au développement économique, et cette vocation initiale leur perdure. Le rôle respectif des entreprises et des collectivités publiques est donc un débat particulièrement aigu et pertinent en temps de préparation des élections régionales, qui certes ne sont pas l'alpha et l'oméga de notre existence, mais dont il faut bien se préoccuper, puisque nous sommes des citoyens.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le tableau des impôts sur les sociétés (IS) payés par les groupes du Cac 40, qui figure dans la revue, est édifiant. Sur la période 2006-2008, Peugeot est de loin le meilleur élève, avec près de 60 % d'IS payés, trois autre entreprises sont au-dessus du taux légal (33 %), toutes les autres sont en-deçà, parfois très en-deçà : Renault est à 25 %, le Crédit Agricole, entreprise pourtant très profitable sur cette période, n'est qu'à 19 %, Capgemini à 13 %, Vivendi qui a un résultat avant impôt de plus de 13 milliards d'Euros n'est taxé qu'à 9 %, et &lt;b&gt;Unibail qui &quot;gagne&quot; 2,45 milliards d'Euros ne paie que ... 34 millions d'Euros, à peine plus de 1 % !&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Or selon les chiffres que j'ai eu l'occasion de consulter et pour lesquels un lecteur aura peut-être la gentillesse de mettre une source en lien, l'État verse aux mêmes entreprises 60 milliards d'Euros par an, somme supérieure à la totalité du rapport de l'IS (50 milliards en année normale, bien moins en 2009, très mauvais exercice). On voit donc que &lt;b&gt;les grandes entreprises sont dans l'ensemble de très mauvais citoyens&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À cela s'ajoute le fait que ce sont elles qui n'hésitent pas à délocaliser leurs domiciles fiscaux dans les paradis du même nom. En somme, elles prennent, elles prennent beaucoup, et ne rendent rien, elles enrichissent d'invisibles profiteurs masqués derrière des paravents qui se nomment paradisiaques et qu'on verrait plus justement sous le vocable d'infernaux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En contrepartie, &lt;b&gt;les PME sont les perdantes du système actuel&lt;/b&gt; : non seulement il leur est difficile d'échapper à l'IS, mais en plus, elles assument une très grande part de la Taxe Professionnelle, impôt prélevé sur les sociétés au bénéfice des collectivités locales, communes en particulier. C'est elles qui financent à la fois les subventions offertes aux sociétés du Cac 40 et le fonctionnement de nombreuses collectivités locales.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En effaçant la Taxe Professionnelle, on rétablit donc une forme d'égalité en ouvrant des exonérations à de nombreuses entreprises qui n'en avaient pas jusque-là, mais &lt;b&gt;c'est en accélérant la défiscalisation globale des entreprises, qui est un des fléaux de notre temps&lt;/b&gt; : comme le note la revue, l'imposition des sociétés, dans la zone Euro, a diminué de plus de moitié en quinze ans, passant de 38 % à 15 %. L'argent, qui a fait tomber le Mur de Berlin, est donc bien le grand vainqueur de la période, au détriment final des citoyens.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et rien n'est prévu pour les collectivités, qui vont donc devoir se rabattre massivement sur le contribuable : celui-ci va se retrouver à financer les entreprises, le système d'impôt étant désormais dévolu non pas à la péréquation, mais à la reconcentration : pour avoir de l'argent, il faut avoir de l'argent.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Taxer les entreprises et rétablir la sincérité de certaines filières commerciales&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bien entendu, dans ce contexte, l'idée d'une RSE, ou d'une responsabilité environnementale, ou d'une entreprise citoyenne, ou de quoi que ce soit de semblable, n'est qu'une plaisanterie. &lt;b&gt;Il faudra bien trouver un système pour financer les collectivités&lt;/b&gt;, et les entreprises devront en prendre conscience, mais à voir l'efficacité très faible des mouvements citoyens qui ont pourtant développé des moyens considérables dans leur lutte contre les pollueurs (&lt;b&gt;le monde va à Copenhague à reculon&lt;/b&gt;), j'avoue que je suis très sceptique sur les méthodes d'action qu'ils préfèrent, qui semblent bien moins efficaces que celles de ceux qui, dans le passé, ont permis la création de la Sécurité Sociale, de l'école publique, laïque, gratuite et obligatoire, et d'un certain nombre de services qu'on ose encore appeler publics.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il en est là comme de ces produits bio qu'on nous vend dans nos enseignes de grande distribution et qui, venant de contrées souvent lointaines, ont un bilan carbone exécrable qui devrait les exclure de l'appellation bio. Et puisqu'un député européen d'Europe Écologie signe l'une des conclusions de la revue en question, j'avoue que &lt;b&gt;je préférerais voir les gens d'Europe Écologie faire comme Quitterie&lt;/b&gt;, plutôt que de se présenter aux élections dont on se fout quand même un peu : qu'ils s'occupent donc de responsabilité des entreprises et de bilan carbone des produits bio, qu'ils s'occupent un peu de ça au lieu de se perdre dans les sables mouvants de la stérile politique politicienne.&lt;/p&gt;
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<name>hervé torchet</name>
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<title>Pourquoi tant d'excès ?</title>
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<updated>2009-11-10T23:52:16+01:00</updated>
<published>2009-11-10T23:52:16+01:00</published>
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<summary> L'aberration d'une  spirale  des prix à la baisse pendant qu'on est gavé,...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'aberration d'une &lt;a title=&quot;les jeunes libres&quot; href=&quot;http://lesjeuneslibres.hautetfort.com/archive/2009/11/10/no-low-cost.html&quot;&gt;spirale&lt;/a&gt; des prix à la baisse pendant qu'on est gavé, gavé et dépouillé à la fois. Drôle de monde. Pouvais-je laisser la journée se terminer sans le dire ?&lt;/p&gt;
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<name>hervé torchet</name>
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<title>Quitterie alone in Babyloan.</title>
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<updated>2009-11-07T21:16:00+01:00</updated>
<published>2009-11-07T21:16:00+01:00</published>
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<summary> Quand on a une rolls, c'est assez criminel de la laisser au garage ou de...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand on a une rolls, c'est assez criminel de la laisser au garage ou de l'utiliser pour aller acheter du pain, quand on a un trimaran, c'est dommage de le faire caboter au moteur. Voilà ce que m'inspire le fait que Quitterie ait été seulement la modératrice du débat organisé par &lt;a title=&quot;site&quot; href=&quot;http://www.babyloan.org/fr/accueil.html&quot;&gt;Babyloan&lt;/a&gt; au Jardin d'Acclimatation, à Paris XVIe, cet après-midi. Faire taire une si jolie voix est un crime affreux. Je trouve qu'elle se laisse trop bouffer par des gens qui ne la respectent pas assez.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quoi qu'il en soit, la table ronde à laquelle j'ai assisté était d'un grand intérêt, un double intérêt : la compréhension par les créateurs de sites de l'esprit collaboratif et bijectif d'Internet, d'une part, et d'autre part, les principes qui doivent inspirer ces créateurs pour que leurs sites soient bien considérés par les internautes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un site institutionnel d'une puissante ONG mondiale (la &lt;a title=&quot;site&quot; href=&quot;http://www.croix-rouge.fr/&quot;&gt;Croix-Rouge&lt;/a&gt;) fournit le contre-exemple : on y trouve des info sur l'ONG, sur ses activités, comme dans un magazine, on y trouve aussi de quoi verser un soutien financier, mais rien, aucune fenêtre, qui permette aux internautes de s'approprier une partie du site, de se constituer eux-même en groupe capable d'assumer une partie des tâches revendiquée par l'ONG. Tout est vertical dans le sens ONG en haut - internaute en bas.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faut dire que la grande expertise de Quitterie dans ce domaine a permis de disséquer en quelques phrases le défaut de ce site avec ses cinq interlocuteurs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Deuxième contre-exemple plus discuté : le site &lt;a title=&quot;site&quot; href=&quot;http://www.soliland.fr/content.php?welcome&quot;&gt;Soliland&lt;/a&gt;, qui vend des produits de distribution ordinaire, mais verse une partie du montant des ventes à des ONG. L'évidence du blanchiment que constitue ce processus n'empêche pas le représentant de &lt;a title=&quot;site&quot; href=&quot;http://www.danonecommunities.com/&quot;&gt;Danone Communities&lt;/a&gt; de minimiser ses défauts en considérant qu'un tel site peut être une incitation pour l'économie traditionnelle à se rapprocher de la philosophie d'Internet. Mais comme le même représentant se fait sèchement rabrouer ensuite par une question de la salle qui fustige les pressions exercées par Danone sur les producteurs français de lait (pressions qui permettent par contrecoup de jeter les producteurs de lait des pays pauvres dans la misère), on voit se dessiner assez clairement la ligne de fracture entre deux conceptions du monde. D'ailleurs, le même représentant, à bout d'argument, s'en sort par une pirouette en montrant un produit créé par l'acclimateur d'Internet en France, et en affirmant qu'Internet n'est qu'un outil, alors que Quitterie a déclaré souvent qu'Internet est bien plus : un art de vivre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et c'est elle qui a raison.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les autres sites présentés entrent plus dans le cadre de l'Internet solidaire : &lt;a title=&quot;site&quot; href=&quot;http://www.mycoop.coop/&quot;&gt;MyCoop&lt;/a&gt;, du Crédit Coopératif, &lt;a title=&quot;site&quot; href=&quot;http://www.adie.org/&quot;&gt;Adie.org&lt;/a&gt; de l'Adie, &lt;a title=&quot;site&quot; href=&quot;http://www.peuplade.fr/home/nHome.php&quot;&gt;Peuplade&lt;/a&gt; qui vise à remplacer le bon vieux bistrot d'en bas pour structurer les rencontres de quartier, et bien sûr Babyloan.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'ai déjà eu l'occasion de parler du crédit coopératif, qui est désormais ma banque.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'Adie est une association qui existe depuis vingt ans et qui vient de passer au support Internet, ce qui lui a permis de toucher une population bien plus nombreuse qu'auparavant. Son métier est le micro-crédit, en particulier pour les auto-entrepreneurs. La mise en réseau des bénéficiaires de ses prêts paraît être l'un des ses prochains horizons dominants.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bien entendu, le site le plus directement collaboratif, parmi ceux présentés aujourd'hui, est Babyloan. Son métier est également le micro-crédit, mais avec l'originalité de permettre à des gens qui ont 30 Euros devant eux de prêter ces 30 Euros pour quelques mois à une famille d'un pays pauvre, qui s'en servira pour un investissement crucial. Belle idée, il faut le dire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je suis en revanche un peu plus réservé sur l'une des conséquences du salutaire principe de transparence qui anime cette structure : un prêteur, se rendant au Cambodge, a voulu avoir l'adresse de la famille à laquelle il avait prêté (on ne dit pas quelle somme, est-ce 100 Euros ?). On la lui a donnée, ce qui était normal. Il est allé voir ces gens, et il a pu envoyer un mail satisfait, puis montrer des photos.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Subitement, en imaginant les bons Français en vacances dans la ferme cambodgienne, me revenait la vision de ces bourgeoises du XIXe siècle qui prenaient un air béat en considérant &quot;leurs&quot; pauvres. Comme le dit le célèbre &quot;Voyage de M. Perrichont&quot;, il n'y a rien de plus satisfaisant pour l'égo que de rendre service à autrui. Et je me rappelle que le XXe siècle est celui qui a remplacé toutes ces charités bourgeoises par des institutions sociales. Alors, quand j'entendais, à la fin de la conférence, les réflexions selon lesquelles le charity business d'Internet va se développer considérablement dans les années qui viennent, j'avoue que j'en ai eu un pincement au cœur.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Car le pays où le charity business est roi, les États-Unis, est aussi celui où l'espérance de vie baisse depuis plusieurs années, où des millions de citoyens ne disposent d'aucune couverture sociale, et où les institutions supposées caritatives sont parmi les adversaires les plus résolus du projet de sécurité sociale poussé par Barack Obama. J'avoue donc que je préférerais que ce business ne se développe pas, mais qu'au contraire, nous ayons, conservions et inventions des institutions sociales dignes de ce nom.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'avenir d'Internet n'est pas sans risque, et nous devons garder en tête un repère essentiel : l'éthique.&lt;/p&gt;
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<name>hervé torchet</name>
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<title>Faut-il reconstruire le mur de Berlin ?</title>
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<updated>2009-11-07T23:59:39+01:00</updated>
<published>2009-11-07T14:52:00+01:00</published>
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<summary> La commémoration de la chute du mur de Berlin sonne étrangement au moment...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La commémoration de la chute du mur de Berlin sonne étrangement au moment même où le parti du président français (l'UMP) est jumelé avec le Parti Communiste chinois, celui-là même qui, en 1989, l'année de la chute du Mur, a réprimé durement les mouvements étudiants de la place Tian an Men à Pékin. On pourrait considérer bien sûr que, d'une part, ce choix révèle la vraie nature soixante-huitarde du président : après avoir exprimé son intention de &quot;jouir sans entrave&quot;, le voici maoïste... mais d'autre part, on n'a pas envie de réduire la problématique de la chute du Mur à des considérations polémiques, car elle a eu un effet bien plus considérable.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;1989 : l'année du bicentenaire de la Révolution française&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La chute du Mur ne s'est pas faite en un jour, elle a été l'aboutissement de nombreux mois de crissements et de craquements qui, peu à peu, déchiraient et déboitaient le monde bâti par les soviétiques depuis la seconde guerre mondiale. La Pologne avait longtemps fait preuve d'insoumission, puis ce furent les Hongrois qui décidèrent d'ouvrir leur frontière avec l'Autriche. Aussitôt, des Est-Allemands, des Tchèques, des Hongrois mêmes, et d'autres, votèrent avec leurs pieds en passant à l'ouest. Il y eut des trains entiers qui, partant d'Autriche, arrivaient en Allemagne encore dite de l'Ouest (la RFA, opposée à la RDA). &lt;b&gt;L'effondrement semble avoir été presque voulu par Gorbatchev&lt;/b&gt;, comme une purge salutaire, et on ne peut pas s'empêcher de faire un rapprochement entre celui-ci et le personnage extraordinaire interprété par Kusturica dans le passionnant film de Christian Carion &quot;&lt;b&gt;L'affaire Farewell&lt;/b&gt;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pendant que ce monde s'effritait et périssait, &lt;b&gt;la France préparait les fastes du bicentenaire de la Révolution française&lt;/b&gt;. On enregistrait des émissions plus ou moins inspirées (je me souviens d'un procès de Louis XVI où Fouquier-Tinville était curieusement interprété par Jean-Édern Hallier, plus flamboyant que jamais), des documentaires, on se préparait à rouvrir pour la énième fois le dossier de la Terreur, pouvait-on distinguer les deux phases de la Révolution, 1789 et 1793, ou fallait-il considérer que la Révolution, dans toutes ses phases, était, selon l'expression de Clemenceau, &quot;un bloc&quot; ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le clou des festivités était évidemment prévu pour le 14 juillet 1989, commémoration de la prise de la Bastille par les Parisiens. On annonçait un défilé de haut vol créatif sur les Champs-Élysées, &lt;b&gt;Jack Lang&lt;/b&gt; au faîte de sa gloire se trouvait aux manettes, on allait voir ce qu'on allait voir. Et j'avoue que j'ai été profondément déçu. Je ne suis pas du tout sensible à ce que fait &lt;b&gt;Découflé&lt;/b&gt;, j'ai trouvé son défilé emphatique et ridicule, comme d'ailleurs l'ensemble des manifestations dont j'ai été le témoin. C'est que, &lt;b&gt;dans toute cette affaire, un mot manquait : révolution&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;La Révolution française, mère de toutes les révolutions jusqu'en 1989&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bien que la guerre d'indépendance américaine soit considérée comme une révolution selon les catégories anciennes, la vraie révolution, celle qui a fait rêver le monde, celle qui a théorisé le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple, celle qui a renversé les féodalités européennes et imposé partout l'état-civil et le droit notarial unifié, c'est la Révolution française. Celle qui a guillotiné le roi et tué définitivement le père, c'est la Révolution française. Celle qui a aboli l'esclavage, c'est la Révolution française. Celle qui a proclamé l'égalité des citoyens devant la loi, c'est la Révolution française.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nombreux sont les révolutionnaires du XXe siècle qui sont venus recueillir les idées révolutionnaires au creuset parisien, quel que soit leur pays, en particulier russes et chinois. Et comme un écho de la Révolution française, &lt;b&gt;ceux qui ne trouvaient pas leur bonheur en potassant 1789 et 1793 le dénichaient en étudiant 1871 et la Commune de Paris&lt;/b&gt;. L'Internationale, chant français écrit par un Français (Eugène Pottier) pour le monde entier, était certes traduite, mais apprise en français dans le monde entier, après 1917.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le plus terrible d'ailleurs, de ce point de vue-là, a été quand, place Tian an Men, on a vu des étudiants chinois fiers de résister au pouvoir sur un chant révolutionnaire français, la Marseillaise, quand en face d'eux, le pouvoir se réclamait d'un autre chant révolutionnaire français, l'Internationale. On pouvait presque retrouver là l'écho de ce que Lamartine dit un jour à des ultras de 1848 : &quot;Votre drapeau rouge n'a fait que le tour du Champ de Mars, quand le drapeau tricolore a fait le tour du monde&quot;, en somme la même opposition se trouvait à des milliers de kilomètres de là, dans une société qui ne savait de la France que ce que les manuels révolutionnaires en disaient. Ce fut le tragique pinacle de l'influence idéologique française dans le monde, un chant du cygne : avec la chute du Mur, l'idée révolutionnaire, Danton, Robespierre, Marat, Clément, Sorel, toute cette cohorte de saints rouges, était appelée à sombrer dans l'oubli.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous n'en étions pas conscients alors, mais &lt;b&gt;la fin de l'Union Soviétique, qui se profilait, annonçait la fin du prestige de nos idées&lt;/b&gt;, la fin de leur capacité dynamique à agir sur le monde.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Qu'avons-nous à dire au monde ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce qui est tragique, c'est que &lt;b&gt;le bébé s'est noyé dans l'eau du bain&lt;/b&gt; quand on a jeté le bébé avec l'eau du bain. Car dans les idées révolutionnaires brusquement démonétisées, il y avait des principes utiles pour organiser le monde, et surtout l'idée fondamentale que le peuple peut faire pièce aux puissants, qu'il peut leur tenir la dragée haute.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et depuis ce temps, des idées, nous n'en avons plus, l'anglais règne partout, l'éthique publique a disparu au profit de la logique mercantile, inégalitaire et communautaire, qui se pare du beau nom de modernité et qui n'est que la dilatation des habitudes anglo-saxonnes à l'échelle d'un modèle mondial qui se voudrait universel. Cette société dominée par l'argent, c'est la leur depuis des siècles. Elle véhicule son cortège de misère et de soumission.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et nous, &lt;b&gt;nous pataugeons dans un débat sur l'&quot;identité française&quot; qui est forcément impossible&lt;/b&gt;, car l'identité française, notre esprit commun, est justement de n'avoir pas d'esprit national (pas de &quot;Volksgeist&quot;), mais une conceptualisation du monde, la Raison, de Pierre Abailard à Voltaire en passant par Thomas d'Aquin et Descartes. La France, c'est le français, notre langue, une méthode intellectuelle, ouverte à qui veut bien s'y intéresser. Notre identité, c'est de distinguer le public du privé, le sacré du profane, le politique du commercial, l'État de la Société civile. Notre identité, ce sont trois mots : &lt;b&gt;Liberté, égalité, fraternité&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt;
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<name>hervé torchet</name>
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<title>Mes trois premiers billets.</title>
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<updated>2009-11-06T21:41:39+01:00</updated>
<published>2009-11-06T21:39:00+01:00</published>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;crise dans les médias&quot; href=&quot;http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2009/11/06/mes-trois-premiers-billets.html&quot;&gt;Éric&lt;/a&gt; me tague dans une chaîne sur les trois premiers billets publiés sur nos blogs, c'est une occasion de faire un historique, un de plus...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;blog&quot; href=&quot;http://lesjeuneslibres.hautetfort.com/&quot;&gt;Quitterie&lt;/a&gt;, fin 2006 et début 2007, animait la blogosphère d'un fort militantisme pour l'esprit d'Internet. Captivé par ses lignes, et découvrant l'Internet politique dont je n'étais pas consommateur jusque-là, tout absorbé par mes publications historiques et ayant nettement décroché de l'activisme politique.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mon &lt;a title=&quot;mon blog&quot; href=&quot;http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2007/01/09/c-est-le-debut.html&quot;&gt;premier&lt;/a&gt; billet, le 9 janvier 2007, porte un constat très objectif dans son titre : &quot;c'est le début&quot;. J'y examine l'impression que fait d'avoir ouvert cette page de communication et de découvrir les joies narcissiques du bloc-notes public quotidien. C'est un billet très émerveillé et tâtonnant.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mon &lt;a title=&quot;mon blog&quot; href=&quot;http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2007/01/10/livres-libres.html&quot;&gt;deuxième&lt;/a&gt; billet affiche un titre programmatique qui est une citation de Victor Hugo, l'une de celles que je continue à préférer, l'une des plus vraies sur le devoir de toute personne qui détient un savoir ou un pouvoir : &quot;Agrandir les esprits, amoindrir les misères&quot;. C'est l'occasion d'une présentation personnelle que je reconnais avoir été alors un peu trop longue, mais vraie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mon &lt;a title=&quot;mon blog&quot; href=&quot;http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2007/01/11/faire-avec.html&quot;&gt;troisième&lt;/a&gt; billet, le surlendemain du premier, explique mon intention initiale de parler beaucoup de littérature sur mon blog, ce que j'ai finalement moins fait que de cinéma, et surtout de politique, la vie est mal faite, mais en vérité, j'ai depuis ouvert un autre &lt;a title=&quot;mon autre blog&quot; href=&quot;http://www.laperenne-zine.com&quot;&gt;site&lt;/a&gt; très intermittent où j'ai repris les articles culturels de mon blog, et où j'enfile les documents historiques bretons avec l'idée de développer un blog strictement culturel, et par ailleurs, jusqu'au funeste retrait de Quitterie, c'est elle, Quitterie, qui a été mon meilleur sujet, et je ne regrette pas ce choix.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je tague l'ami &lt;a title=&quot;demsf&quot; href=&quot;http://demsf.free.fr&quot;&gt;FLN&lt;/a&gt; (Frédéric Lefebvre-Naré, un Démocrate Sans Frontière), parce qu'il m'a cité récemment et que j'en profite pour signaler que je lis son blog avec beaucoup de profit.&lt;/p&gt;
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