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<title>jour-pour-jour</title>
<description>le blog-notes à lire et à écrire d'Hervé Torchet</description>
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<lastBuildDate>Tue, 21 May 2013 14:11:16 +0200</lastBuildDate>
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<title>Ayons les meilleurs universités et &quot;ils&quot; viendront</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Tue, 21 May 2013 14:08:16 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;En France, quand on veut s'accommoder les juges, on dit du mal des policiers (et réciproquement), quand on veut s'accommoder les policiers, on dit du mal des gendarmes (et réciproquement), quand on veut s'accommoder le monde universitaire, on dit du mal des grandes écoles. C'est comme ça. Cette méthode bébête, infantile et conflictuelle, qui ne vaut pas mieux que les bagarres puériles PSG-OM ou Parisiens-banlieusards, a été employée hier par le déplorable ministre de l'Education nationale (nationale...) Peillon pour justifier son projet d'autoriser les universités à dispenser une partie de leurs cours en anglais, de façon à rester dans le coup de la concurrence du monde globalisé et à attirer ainsi des étudiants de pays émergents. Tout ceci se fait alors qu'on a déshabillé les alliances françaises depuis des années, droite comme gauche, et qu'on ne cesse de rogner les crédits du Quai d'Orsay pour la promotion de notre langue et de notre culture à l'étranger. Cela s'appelle gabegie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Et cela fait penser à ces petits maires de communes moyennes qui, pour une question de standing, veulent avoir &quot;leur&quot; piscine, &quot;leur&quot; médiathèque, etc. &quot;Vous comprenez, nous ne serions pas à égalité avec les autres&quot;. Au nom de ces clochemerles (qui ont souvent les marchands de la balayeuse municipale de Topaze pour âme), on jette l'argent des petites gens par pleins paniers et par les fenêtres. Ici, il ne s'agit guère d'argent (quoique : il va falloir former et/ou importer de nouveaux enseignants si l'on veut dispenser un enseignement de qualité), mais de quelque chose qui est plus précieux que l'argent : l'âme d'un peuple. Les Bretons, les Basques, les Occitans, les Corses, le savent bien : ce qui caractérise un peuple, c'est sa langue. C'est donc notre langue que l'infâme M. Peillon jette par les fenêtres. Finalement, le gouvernement Ayrault verse dans le même fossé de l'Anti-France que celui de M. Jospin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Eh bien non, nos universités ne doivent pas avoir pour objectif de figurer sur le classement de Changhaï, ni sur celui d'Honolulu ou de la planète Mars. Elles doivent avoir pour but de former bien nos étudiants. Et sur ce point, il y a beaucoup à dire et à redire. Notre éducation nationale plonge dans tous les classements, la qualité de ses résultats ne cesse de se dégrader, et des étudiants viendraient dans nos universités juste parce que soudain, on y dispenserait des cours en anglais ? Qui peut croire à cette farce pathétique ? Disons-le tout net : même de ce point de vue, l'introduction de l'anglais est un emplâtre sur une jambe de bois. Cela ne sert à rien, à rien d'autre qu'à flatter l'égo de quelques universitaires aveuglés et amollis. Qu'ils aient plus d'ambition pour leurs établissements, au lieu de se laisser coloniser par une mentalité défaitiste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Oui, qu'ils les remontent, leurs universités. Si elles sont les meilleures, on se battra pour y venir, des quatre coins du monde, même si on y parle latin ou grec ancien. Et s'il y a de l'argent à dépenser, au lieu d'encourager l'enseignement de l'anglais, utilisons-le pour améliorer le sort de nos universités. Qui sait ? Elles pourraient redevenir bonnes et jouer ainsi le rôle pour lequel nous dépensons des paquets de milliards chaque année. En attendant, il faut le dire et le répéter, la mesure préconisée par M. Peillon n'est pas seulement stupide, elle est comme tout le reste de sa politique : une illusion. Et enfin, et par dessus tout, elle est inacceptable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Guaino et la séparation des pouvoirs</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/05/12/guaino-et-la-separation-des-pouvoirs.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Sun, 12 May 2013 10:23:19 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;color: #000000; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: #ffffff; outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; background-position: initial initial; margin: 8px;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Montesquieu, auteur de la théorie de la séparation des pouvoirs, en écrivit cette synthèse : &quot;Pour que l'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir&quot;. On peut d'ailleurs noter que ce principe tirait son origine d'un régime très efficace, la République romaine, dans l'Antiquité, où l'on nommait à la fois deux consuls pour diriger le pays, les deux disposant exactement des mêmes pouvoirs, chacun se trouvant donc en mesure de stopper les abus de l'autre. Ce régime, qui s'intercala entre deux tyrannies (la royauté et l'empire), dura plusieurs siècles.&amp;nbsp;On le voit, la séparation des pouvoirs a donc un but précis : empêcher les abus de pouvoir. Elle est donc la clef de l'état de droit, et l'un des rouages essentiels, primordiaux, du fonctionnement de la démocratie, notamment contre l'arbitraire et contre la corruption.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Ce principe de séparation des pouvoirs est à l'origine de l'immunité parlementaire, les membres du parlement devant être protégés des pressions qui seraient exercées sur eux personnellement, parce qu'ils sont membres d'une institution, d'un pouvoir, le législatif, qui peut se trouver en conflit avec l'institution judiciaire. Pour l'exécutif, la question n'a été posée qu'assez rarement. Elle l'a été sous la Révolution, en particulier pour le roi Louis XVI, mais par la suite, les gouvernements ont été composés en général de parlementaires, bénéficiant de l'immunité, ce qui constituait d'ailleurs une infraction au principe de séparation. C'est qu'après la Révolution, l'exécutif a été en général trop fort ou trop faible. Evidemment, la question s'est posée de nouveau pour le président de la république sous la Ve république, et l'on a vu un régime de protection instauré sous la présidence de Jacques Chirac, qui a été jugé depuis excessif, et qu'un consensus pourrait aboutir à réformer. Quant aux ministres, ils ne sont plus membres du parlement et, de ce fait, on leur a créé un régime juridictionnel, la Haute Cour, dont l'efficacité se prouve très progressivement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Le cas de M. Sarkozy dans l'affaire Bettencourt illustre l'une des difficultés de l'application de la séparation des pouvoirs, celle qui concerne les actes commis avant leur accès à l'Elysée par les anciens présidents de la république. On en a vu l'effet dans la condamnation de Jacques Chirac, longtemps après les faits qui lui étaient reprochés. Il est à noter que jamais M. Chirac ni ses proches n'ont contesté qu'il puisse être attrait devant les tribunaux pour ces faits anciens, même si beaucoup ont regretté les lenteurs de la justice, lenteurs qu'ils avaient eux-mêmes organisées... Dans le cas de M. Sarkozy, la nouveauté est de considérer que la justice n'ait aucun droit de le mettre en examen, qu'il y ait forcément un abus de pouvoir, une sorte de lèse-majesté.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;color: #000000; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: #ffffff; outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; background-position: initial initial; margin: 8px;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Lèse-majesté, voilà qui renvoie à l'Ancien Régime, dont il faut rappeler qu'il eut certes ses qualités, mais qu'il était une tyrannie. L'initiative du député Guaino (auteur de l'apostrophe adressée au juge qu'elle considère coupable) serait d'ailleurs une infraction suffisamment grave au principe d'indépendance de la justice (qui est la condition sine qua non de la séparation des pouvoirs) si elle n'était pas relayée par une bonne centaine de députés de son parti politique. Il y a là véritablement une forfaiture. Ces parlementaires devraient se voir déchus sans tarder de leur mandat. Et d'ailleurs, il est grand temps que la Constitution organise vraiment un &quot;pouvoir judiciaire&quot;, qu'elle sépare plus clairement aussi l'exécutif du législatif, et qu'enfin notre république fonctionne pleinement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Filières opaques de la production à la distribution</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/05/06/filieres-opaques-de-la-production-a-la-distribution.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Mon, 06 May 2013 23:28:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Il arrive que l'on attende en vain un rendez-vous et que l'on finisse par perdre patience. Au fond, les affaires spectaculaires de consommation que nous avons connues ces derniers temps renvoient à ce schéma. Nous attendons en vain le rendez-vous que nous avons demandé et nous perdons patience.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Dans l'affaire du cheval fou de Spanghero, produit en Roumanie, vendu à Chypre puis aux Pays-Bas avant d'être transformé en deux temps, d'abord à Castelnaudary, puis à la frontière luxembourgeoise, nous avons mesuré à quel point la multiplication des opérations économiques et des intermédiaires rendait les filières de production et de distribution opaque. Mais finalement, nous avons eu l'impression que l'entreprise finale, Findus, était au courant du processus qui aboutissait à une tromperie aussi massive que généralisée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;L'horrible affaire de l'effondrement d'un immeuble au Bangladesh donne la même impression, avec ses 650 morts exploités de leur vivant dans des conditions scandaleuses. On trouve au milieu des décombres des étiquettes d'entreprises occidentales, européennes entre autres, dont les produits étaient fabriqués là. or ces entreprises de distribution indiquent que le fabricant qui exploitait (au sens propre) les ateliers qui se sont effondrés ne figurait pas parmi leurs fournisseurs. c'est probablement vrai, et des intermédiaires doivent s'intercaler entre la production et la distribution. Ces intermédiaires n'ont d'autre fonction que d'évaporer fiscalement une partie du bénéfice tiré de cette exploitation à coûts imbattables. Je vous invite à consulter cette &lt;a title=&quot;site&quot; href=&quot;http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5811&quot;&gt;vidéo&lt;/a&gt; pour comprendre à quel point je suis, moi comme d'autres, en colère, à attendre ce rendez-vous de la transparence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Hollande et la procrastination budgétaire</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/05/04/hollande-et-la-procrastination-budgetaire.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Sat, 04 May 2013 09:54:35 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;De mon point de vue, la fonction d'un premier ministre est de prouver que les engagements du président de la république sont réalistes et bons. En refusant d'emblée de se placer au niveau de rigueur budgétaire nécessaire, Jean-Marc Ayrault a entamé un travail de sape sur François Hollande qui semble porter aujourd'hui ses fruits avec la capitulation sans condition du président sur le principe même de la rigueur. Au fond, les choses sont plus difficiles qu'il ne se l'était imaginé, déclare ce dernier au journal Sud-Ouest. Alors, puisque c'est difficile de combiner la sérieux budgétaire réel (pas celui que pratique son gouvernement) avec le maintien de l'activité, autant baisser les bras. Voilà le résultat du vilain travail du premier ministre : le président vient de baisser les bras.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Il faut le répéter : ramener les comptes à l'équilibre, ce n'est pas pour faire plaisir à Bruxelles, mais parce que c'est la condition de la santé et de l'indépendance de notre économie. Et de cette santé et de cette indépendance dépendent les emplois de demain. On peut faire des &quot;emplois d'avenir&quot;, mais c'est au risque de handicaper les emplois de l'avenir et, surtout, si l'on ne fait que cela, on est sûr que rien de plus ne se passera dans la colonne &quot;positif&quot;. Pourtant d'énormes gisements d'emplois existent sans même grever les finances publiques, on n'a toujours pas tiré plein parti des 35 milliards de la formation professionnelle s'ils étaient arrachés aux partenaires sociaux et utilisés avec doigté, par exemple.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Enfin, il faut aussi le rappeler : une économie qui marche, ce n'est pas pour faire plaisir à Bruxelles, ni pour enchanter Wall Street, mais parce que c'est la condition du plein emploi. Finalement, en acceptant le moratoire de deux ans sur la dette que vient de proposer Bruxelles, le président Hollande renvoie l'équilibre budgétaire aux calendes, il accepte que l'Etat continue à s'endetter, il renvoie donc aussi aux calendes le retour à la santé de notre économie, il se place dans la médiocre continuité de ce que ses prédécesseurs ont fait en particulier dans la dernière décennie, mais même depuis trente ans. Dommage, car il vient de grever lourdement sa position au regard de l'Histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Vers une baisse généralisée des revenus en France ?</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/04/30/vers-une-baisse-generalisee-des-revenus-en-france.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 08:50:11 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Le dernier chiffre de l'inflation en France est particulièrement bas : 1%. Notre pays semble donc au bord d'une situation déflationniste. Au passage, on note que cette faible inflation réduit l'avantage budgétaire procuré par le gel des dépenses de l'Etat en valeur, ce qui explique sans doute une partie du dérapage que nous connaissons. Or le pire est ailleurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Le dispositif ANI, qui deviendra bientôt une loi, prévoit la faculté pour les entreprises de baisser les salaires de leurs employés. Il s'agit en fait de la fin du mécanisme de salaire minimum garanti (SMIG-SMIC). Dans le même temps, nous venons de supprimer l'indexation des retraites sur l'inflation, ce qui autorise en fait à réduire leur montant, au moins en termes relatifs. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Ce dernier choix pèse moins sur les retraités tant que nous avons un taux d'inflation aussi bas que celui que j'ai mentionné plus haut. Mais voilà que&amp;nbsp;les institutions européennes, effrayées par le vote récent des Italiens pour le pamphlétaire Beppe Grillo et par l'évolution politique de la Grèce, ont décidé qu'il n'était plus prudent d'imposer ouvertement l'austérité aux peuples qui l'acceptent mal. On a donc pris prétexte d'une extravagante erreur de calcul attribuée au FMI pour proclamer haut et fort que &quot;l'austérité, ça suffit&quot;. Mais dans le même temps, on se prépare à lâcher un peu la bride sur le cou de l'inflation de la zone Euro, ce qui va appauvrir les petites pensions quelles qu'elles soient, ainsi que les petits salaires que l'on n'aura peut-être même pas à baisser car ils seront dévalués d'eux-mêmes par effet mécanique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;L'austérité sournoise et insidieuse est donc sur le point de remplacer l'austérité affichée. En France, on le voit, la combinaison de l'ANI et de cette poussée inflationniste orchestrée par l'Europe devrait avoir pour effet une baisse notable des revenus, en particulier des petits revenus, en plus de celle des petites pensions, retraites désindexées en particulier. On dit en général que l'inflation pousse à consommer, car elle suscite l'anticipation du consommateur qui désépargne pour la devancer, mais étant donné que la baisse prévisible va toucher de plein fouet les petits revenus, ceux qui consomment le plus, il est probable que l'effet conjoncturel positif de l'inflation sera plus qu'entièrement absorbé par l'effet négatif des pertes de revenus. La consommation en souffrira évidemment, ce qui ne sera pas mauvais pour l'équilibre de notre commerce extérieur, mais grèvera en revanche nos finances publiques. Enfin, cela renforcera les tendances déflationnistes de notre économie et la colère des classes populaires. On joue donc avec le feu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Changer de premier ministre pour changer de politique</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/04/24/changer-de-premier-ministre-pour-changer-de-politique.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Wed, 24 Apr 2013 12:08:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;L'impopularité du président de la république et du gouvernement finit par devenir préoccupante pour la position de la France. En dehors de Christiane Taubira, qui a imposé une forte personnalité place Vendôme, et de Laurent Fabius, dont l'activité quai d'Orsay donne de grandes satisfactions, on a rarement eu autant l'impression d'une équipe plus translucide encore que transparente. C'est ce qui donne appétit à ceux que l'on voit (ou qui se voient) premier ministre à la place du premier ministre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Il y a d'abord les solutions internes. On pense au premier chef à Pierre Moscovici, qui a un peu d'expérience ministérielle, ayant assumé un portefeuille du gouvernement Jospin dans les années 1990. Mais M. Moscovici a été impliqué dans l'affaire Cahuzac et sa nomination à l'hôtel de Matignon placerait la majorité sous l'épée de Damoclès de nouvelles révélations. Autre candidat pressenti, Michel Sapin, mais sa déclaration de patrimoine est l'une de celles qui ont fait le plus douter de l'évaluation qu'il en donne, et sa promotion aiguiserait (à n'en pas douter) les curiosités. D'ailleurs, on peut se demander si Mosco ou Sapin parviendraient à réorienter d'une façon décisive la politique gouvernementale. Ils en assument chacun sa part et l'on voit mal comment ils pourraient modifier la politique économique et sociale, alors qu'ils sont justement en charge l'un de l'économique, l'autre du social. Donc la solution interne paraît inefficace.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;La première solution externe est un coup de barre à gauche. Jean-Luc Mélenchon ne rêve que de ça. Il doit le ressasser en ruminant les réminiscences de ses cours de licence de philosophie. Il se voit déjà en Chavez français, mangeant le président Hollande après lui avoir conquis Matignon de haute lutte, puis nationalisant à tours de bras, fermant les médias qui lui déplaisent, et instaurant un régime populiste de gauche. Cette hypothèse paraît encore moins réaliste qu'efficace dans la perspective dans laquelle se place aujourd'hui le président de la république pour redresser la barre. La solution Montebourg ne serait au mieux qu'un retour aux erreurs de 1981, au pire qu'une mélenchonite au petit pied.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Reste le coup d'éclat. Le président Hollande, dont la ligne personnelle ne coïncide pas avec celle de son gouvernement sur bien des points (&quot;lui c'est lui, moi c'est moi&quot; a dit quelqu'un d'autre en d'autres temps), pourrait prendre l'opinion publique par surprise et imposer une équipe resserrée et transcourant, chargée de changer les règles du jeu en profondeur, d'instaurer par exemple la retraite à points (solution la plus durable pour le régime général), une forte dose de proportionnelle, de réduire drastiquement le nombre des parlementaires (avec un redécoupage des circonscriptions législatives), de tailler au sabre dans le Code du Travail pour le rendre accessible aux chefs de PME, de réformer la fiscalité de fond en comble pour la simplifier dans tous ses aspects. Bref, M. Hollande pourrait, avant de perdre tout à fait pied dans l'opinion publique, tenter un banco et recourir au profil singulier de François Bayrou. Les cartes sont en sa main. Tant qu'il est à l'Elysée, c'est lui qui les distribue. La France attend et espère.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Voyoucraties, Etats voyous</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/04/18/voyoucraties-etats-voyous.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 14:24:19 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;La BNP est le premier employeur du Luxembourg. Cette information n'a l'air de rien, mais étant donné l'opacité des pratiques financières du grand-duché, elle pèse lourd. Et du coup, on comprend mieux les mesures d'intimidation (et autres) subies en son temps par le journaliste Denis Robert parce qu'il enquêtait sur l'utilisation d'un organisme de compensation financière (Clearstream) à fin de blanchiment. Tant de moyens de l'Etat mobilisés contre lui, il fallait qu'une puissance financière proche de l'Etat subît le contre-coup de ses investigations. Hélas, il faut donc le constater : la France sait que ses organismes bancaires pratiquent à grande échelle les paradis fiscaux. Mais au fond, on le savait, on connaissait le rôle joué depuis longtemps par Monaco ou plus récemment par Andorre. On le mettait en regard des paradis fiscaux liés à la complexité du système institutionnel britannique : les îles Anglo-Normandes, l'île de Man, voire Gibraltar.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Seulement, il faut le dire, avec les îles Caïman, le Royaume-uni passe à une autre échelle. Ce petit archipel, peuplé d'une poignée d'oiseaux de mer et de quelques milliers d'humains, figure dans le peloton de tête des cinq premières places financières mondiales, avec pour but unique les &quot;comptes off-shore&quot;, donc la dissimulation financière. Evidemment, on pense tout de suite qu'il y a là un instrument au service de la puissance financière de la City, la place de Londres, mais beaucoup plus que cela, les îles Caïman sont avant tout la preuve d'une véritable course à l'armement, d'une véritable escalade, des paradis fiscaux, ces paradis visant un double objectif : d'une part affaiblir les Etats adversaires, de l'autre mobiliser des masses financières que l'on peut utiliser dans la flibuste de la spéculation financière. Il s'agit de la piraterie de haute mer et, parfois, des corsaires des temps modernes. Avec les îles Caïman, le Royaume-Uni se conduit donc en chef de file des Etats voyous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; min-height: 14px; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font: normal normal normal 12px/normal Helvetica; text-align: justify; margin: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Course à l'armement, cela signifie équilibre des puissances dévastatrices, équilibre de la terreur. Or il se trouve que comme toute escalade guerrière, cette lutte entre Etats (dont profitent souvent des voyoucraties locales) finit par épuiser les Etats, par les tuer à petit feu. Et cette mort-là est l'une des causes (mais non la seule) de l'anémie de nos économies, privées d'un financement qui leur fait gravement défaut pour investir. Il faut donc féliciter le président Hollande de son intention de s'en prendre aux paradis fiscaux (intention sans doute plus sincère que celle de son prédécesseur), tout en constatant que si la France peut ouvrir la voie en ramenant ses propres institutions financières (et autres) à la raison légale, il en est en ce domaine comme naguère dans celui des armements nucléaires (traité anti-prolifération) : on ne désarme pas seul. Cela se fait à plusieurs. Peut-être des normes de l'OMC sur la domiciliation des sociétés, des comptes bancaires et de leurs détenteurs constitueraient-elles une première étape du désarmement général. Bien entendu, la suppression du secret bancaire et l'instauration d'une coopération généralisée dans l'Union Européenne et dans TOUS les territoires placés sous souveraineté de pays membres de l'Union Européenne ou sous accord d'association avec l'Union paraissent des préalables naturels à ce processus qui contribuera grandement au retour de nos pays à la pleine santé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Moralisation : penser l'information</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/04/07/moralisation-penser-l-information.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Sun, 07 Apr 2013 16:58:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Au moment où la &lt;a title=&quot;site&quot; href=&quot;http://www.change.org/petitions/moraliser-la-vie-publique-une-urgence?utm_campaign=friend_inviter_chat&amp;amp;utm_medium=facebook&amp;amp;utm_source=share_petition&amp;amp;utm_term=permissions_dialog_false&quot;&gt;pétition&lt;/a&gt; lancée par François Bayrou pour moraliser la vie politique française a dépassé les 35000 signatures, il convient de réfléchir à quelques-uns des aspects de l'actualité qui motive de nombreux signataires de cette pétition. Tout d'abord, il faut se féliciter que le site &lt;a title=&quot;site&quot; href=&quot;http://www.mediapart.fr/&quot;&gt;Médiapart&lt;/a&gt; ait révélé l'étendue de la forfaiture Cahuzac. J'avoue que je n'ai pas cru à cette affaire à ses débuts, d'une part parce qu'elle paraissait incroyable (et elle l'est en vérité), ensuite parce que les dénégations de l'ex-ministre m'ont convaincu. Mais j'ai d'emblée indiqué que j'estimais indispensable qu'une enquête fût ouverte pour éclaircir l'affaire, les accusations étaient assez sérieuses pour réclamer l'investigation. L'enquête a tranché. tant mieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Cette affaire suscite l'indignation. Bien entendu, au moment où l'on demande à tout le monde de faire des efforts, constater que des responsables politiques continuent à jongler avec des millions occultes comme au temps de l'argent facile, c'est accablant, démoralisant, et cela mérite sanction dans toute la mesure de la fraude. Le fait que les rocardiens soient impliqués dans l'affaire est une douleur particulière, car nous avons toujours pensé que l'ancien premier ministre avait échappé à la fange commune et, d'ailleurs, son gouvernement a fait entrer de nombreuses dispositions de moralisation de la vie publique dans le droit. M. Cahuzac (et d'autres) ont-ils ensuite transporté les fonds vers d'autres champions que M. Rocard, M. Strauss-Kahn par exemple ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Je suis donc heureux de l'apport de Médiapart à la liberté et à l'indépendance de la presse en France. Cependant, je trouve que les médias en général deviennent de plus en plus violents. Il n'y a pas que Mélenchon. Et je me rappelle que, dans les années 1930, il existait des organes de presse dont le &quot;métier&quot; (ou le jeu) consistait à faire tomber des ministres comme au jeu de massacre. Un jour, le mot massacre finit par être pris dans un sens littéral, car Salengro se suicida. Et alors, quelqu'un persifla, à propos du journaliste dont la vindicte avait poursuivi le politicien : &quot;A force de patauger dans le sang, un jour le pied lui a glissé&quot;. Je ne dis pas qu'il ne faille pas révéler les faits révoltants, mais je dis que nous devons réfléchir à ne pas entretenir une atmosphère de lynchage. Question de style.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;L'information, telle que, après des années de publication de documents historiques, je souhaite y participer, n'est pas celle-là. Il lui faut de l'indépendance (et il est vrai qu'il faut veiller à interdire la propriété des médias à des groupes vivant de commandes de l'Etat), il lui faut aussi des objectifs clairement affichés : on a le droit de vouloir une info clivée à gauche ou à droite (ou au centre), mais on a le droit aussi de désirer une info non clivée, c'est celle que je souhaite contribuer à donner. On y trouvera une info plus dense en information, ayant plus de culture et plus de mémoire que d'autres. Une info qui combine l'ambition d'expliquer l'économie de marché libérale avec l'exposition de ses critiques, même de celles que nous ne partageons pas, afin de rendre le citoyen seul juge des enjeux réels des choix qui se présentent à lui. Enfin, une information qui se donnera une hiérarchie des info rigoureuse, voire éthique : pas de people, pas de résultats sportifs, et si nous travaillerons d'abord sur la matière info telle qu'elle sort sur les écrans des lecteurs, nous aurons aussi pour ambition (en fonction de nos moyens) d'envoyer des missions sur le terrain pour témoigner de ceux qui, dans le monde, sont oubliés par l'info mainstream.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Tout cela sera plus facile si le volet &quot;presse et médias&quot; du référendum de moralisation de la vie politique est adopté par le peuple.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Cahuzac, de la contrevérité en politique</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/04/03/cahuzac-de-la-contreverite-en-politique.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Wed, 03 Apr 2013 08:40:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Dans notre pratique institutionnelle, le ministre du budget est devenu un homme-clef. Alain Juppé passa par ce poste, Nicolas Sarkozy aussi. La chute d'un titulaire de ce portefeuille ministériel a donc revêtu une grande importance dans notre actualité politique. L'aveu qui suit cette chute lui confère une seconde et bien plus considérable encore envergure. Voici un homme qui, il y a à peine quelques semaines, montait à la tribune de l'Assemblée Nationale pour opposer une dénégation très ferme (que je trouvais convaincante) aux imputations de faits délictuels que lui faisait le site d'information Médiapart. Un homme qui, hier mardi, a reconnu ce qu'il a préalablement nié. Il a avoué avoir menti, s'être enfermé dans des contrevérités.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Ah, la vérité. Cet événement intervient sur fond de parution du dernier essai (captivant) de François Bayrou, dont j'ai déjà dit un mot : &quot;De la vérité en politique&quot;. Bayrou a été puni par la collusion d'autres Cahuzac, puni d'avoir trop (et seul) dit la vérité sur les vrais enjeux de la dernière élection présidentielle au cours de la campagne. La chute de Cahuzac rouvre une fenêtre d'espérance, de l'espérance que tombent enfin ces réseaux qui détiennent le pouvoir et qui l'exercent mal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Oui, le PS commence à souffrir de ce déballage, et l'UMP aurait tort de s'en réjouir, car son tour ne tardera pas. Nous retrouvons l'espoir que, au lieu de penser que toute vérité n'est pas bonne à dire, nous puissions constater enfin que toute vérité n'est pas bonne à maudire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Salah Stétié : &quot;La beauté est peut-être le sens de l'univers&quot;</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Mon, 01 Apr 2013 10:47:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Voici la dernière partie de l'entretien que Salah Stétié a accordé au futur site sur lequel je travaille avec quelques autres (et qui aura besoin de contributions financières).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Je signale d'ailleurs que le mois d'hommage consacré à la Bibliothèque Nationale de France au poète s'achève jeudi par un colloque ouvert à tous, dont voici le &lt;a title=&quot;site de la bnf&quot; href=&quot;http://www.salahstetie.com/Actualite/Colloque.pdf&quot;&gt;lien&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Je recommande beaucoup cette dernière vidéo, car il y est fortement question de poésie et de destin humain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xymoqf_salah-stetie-la-beaute-est-peut-etre-le-sens-de-l-univers_creation&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Salah Stétié - &quot;La beauté est peut-être le sens...&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/lenouveaucombatfr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;lenouveaucombatfr&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Mélenchon insulte le peuple et joue avec le feu</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/03/30/melenchon-insulte-le-peuple.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Sat, 30 Mar 2013 15:56:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Victor Hugo, dans l'un des poèmes des &quot;Contemplations&quot; dont je reproduis un extrait parmi les pages de garde de ce blog, qualifie le peuple : &quot;le peuple sévère&quot;. Que juge le peuple sévère, dans ce poème ? Une fille-mère devenue prostituée par la nécessité, une fille pas convenable devenue pas respectable, le résultat apparaissant seul dans sa situation, et non sa cause hélas. De fait, la respectabilité (toute apparence) est une valeur cardinale pour le peuple, en France. On n'y voit pas les gens modestes enseigner la grossièreté à leurs enfants. Et d'ailleurs, les débuts du Front National dans certaines banlieues populaires, voici une trentaine d'années, venaient de comportements qui n'y étaient pas jugés respectables. Ce sens de la respectabilité du peuple était traduit d'une façon imagée par le Général de Gaulle, qui estimait que (on avait à l'époque la femme au foyer, et elle l'est encore plus souvent chez les ouvriers que dans beaucoup de catégories de la population), Madame n'aimait pas que, dans sa cuisine, on mît &quot;les pieds sur la table&quot;. Or Mélenchon, lui, décide qu'il faut mettre les pieds sur la table.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;C'est d'ailleurs toute la différence entre l'extrême gauche non stalinienne (dont il vient) et l'extrême gauche héritière des staliniens : au PCF (Parti Communiste Français) de Thorez et ses suiveurs, on se tenait bien, tandis que les trotskystes prônaient, dans tous les sens du terme, l'anarchie. Je ne suis pas souvent d'accord avec la CGT (sauf quand elle promeut le train contre des modes de transport plus polluants), je n'aime pas sa conception des relations sociales dans l'entreprise, je désapprouve la plupart de ses coups de force, et je n'aimais pas l'inféodation du PCF à Moscou, mais j'ai eu des instituteurs communistes qui nous ont inculqué d'authentiques valeurs de travail, d'effort, de république, d'honnêteté, de rigueur personnelle, d'ambition éthique. Mélenchon me paraît insulter tous ceux-là, il me semble qu'il tire sa confédération, le Front de Gauche, vers une forme de socialisme haineux et brutal qui a porté Mussolini au pouvoir. On n'est même plus dans le populisme ni dans la démagogie : avec ses éructations, Mélenchon en appelle aux pochtrons en mal de bistrot, aux égorgeurs en mal de forfait, aux sbires patibulaires d'un Babeuf qui confondrait justice et vengeance, punition et pogrom. Il fait du sarkozysme de gauche. Et même pire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Or dans le monde dans lequel nous vivons, tout boursouflé de tentations génocidaires et de pulsions homicidaires à grande échelle, tout envahi des poussées des extrêmes droites de tout poil, ce que fait Mélenchon s'appelle jouer avec le feu.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Hollande a-t-il pris toute conscience de la nature de l'époque ?</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/03/29/hollande-a-t-il-pris-toute-conscience-de-la-nature-de-l-epoq.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Fri, 29 Mar 2013 10:28:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;François Hollande a fait hier soir une heure de télévision de meilleure qualité que les précédentes. Même si l'on peut lui trouver le regard parfois triste, voire figé par la panique, il a démontré qu'il tenait compte des agacements de l'opinion publique quant à l'action du gouvernement et il a tenu à rappeler que l'Etat n'avait pas d'autre pilote que lui-même. Le &quot;Canard Enchaîné&quot; expliquait la veille que le président de la république avait mis fin aux fonctions du ministre Jérôme Cahuzac en un seul coup de fil, façon de montrer son envergure de chef capable de trancher vite et n'ayant pas besoin de répéter ses ordres pour qu'ils soient exécutés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Hélas, il a eu un aveu terrible : il a indiqué qu'au moment de son élection, il savait l'existence de la crise, mais qu'il n'avait pas prévu qu'elle durerait, parce qu'il n'avait pas compris sa nature. Cet aveu, inévitable à mon avis, jette un doute considérable sur la suite de son action, car il démontre la faiblesse de son anticipation. Pire encore : il discrédite toutes les mesures annoncées par lui lors de sa campagne, puisque, de son propre aveu, il n'avait compris ni la nature ni l'envergure de la crise. Il y a donc une contradiction formelle entre cet aveu et le fait qu'il explique ensuite que les &quot;outils&quot; pour résoudre la crise sont déjà là, que ce sont les mesures déjà votées par le Parlement. On voit bien que ce qu'il dit est un oxymore insoluble.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Il faudra donc certainement une inflexion beaucoup plus marquée de la politique de sa majorité, voire le recours par lui à une majorité élargie et refondée, pour que soient prises des mesures nécessaires à l'amélioration de l'environnement normatif et fiscal des entreprises, nécessaires à une vraie politique de l'offre qui remettra notre pays sur le chemin d'une croissance que l'on peut d'ailleurs souhaiter durable et équilibrée. En attendant, ne faisons pas la fine bouche sur les annonces faites d'économies importantes réalisées par l'Etat pour son fonctionnement en 2013, centraliser les achats des administrations peut être fécond, dématérialiser un grand nombre de formalités aussi. Quant au &quot;choc de simplification&quot;, il rejoint si fort nos vœux que l'on doute que le gouvernement soit prompt à y obéir au président de la république. En cette veille de week-end de Pâques, un seul mot s'impose quant à ces différentes mesures et à leur mise en œuvre : espérons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Metzner, Berezovsky : le KGB en tournée près de chez vous</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/03/25/metzner-berezovsky-le-kgb-en-tournee-pres-de-chez-vous.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Mon, 25 Mar 2013 07:38:21 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Oui, je sais, on ne dit plus KGB, mais FSB. Oui, je sais, officiellement, Maître Metzner s'est suicidé. Mais tout de même...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;J'ai été frappé de voir l'avocat Kiejman, avec un rictus, dire à propos de Metzner (j'écris de mémoire) : &quot;c'est horrible, mais sa mort me le rend sympathique&quot;. Il faut dire que l'avocat Kiejman a fait partie des gens dont on a découvert les vilains côtés à l'occasion de l'affaire Bettencourt, et que l'avocat de l'autre camp, dans cette affaire, c'était justement le courageux, le flambeur, le fumeur de cigares Metzner, l'homme dont on disait qu'il avait transmis les enregistrements du majordome à Médiapart, l'homme qui, peut-être, orchestrait encore la stratégie de la fille Bettencourt.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Or il se trouve que des hommes de Poutine passaient par là, sur le chemin de Londres où ils s'en allaient rendre une visite aussi discrète que funeste à l'oligarque Berezovsky (dont le profil rappelle trait pour trait celui qui, à la fin du récent film Möbius, quitte la Russie et se réfugie à Londres). Et il se trouve qu'en novembre dernier, il y a tout juste quatre mois, l'ex-président Sarkozy a été rendre une visite moins discrète à son &quot;ami&quot; (qu'il tutoie) Vladimir Poutine à Moscou... Et il se trouve enfin que, le jour où les hommes du FSB sont (peut-être) passés chez Metzner, on se trouvait à moins d'une semaine de la comparution dudit ex-président Nicolas devant le juge d'instruction de l'affaire Bettencourt. Les hommes du FSB, ayant quelques heures à tuer, n'auraient-ils pas tué que ces quelques heures ? La mort inexplicable, de source indétectable, de Berezovsky, ressemblerait à celle de Metzner si celle-ci n'était habillée en suicide. Un ex-président français qui, après avoir chanté l'Amérique sur tous les tons, finit par se réfugier dans les jupes du KGB, on aura décidément tout vu. Triste époque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<guid isPermaLink="true">http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/03/24/vers-une-nouvelle-ere-absolutiste.html</guid>
<title>Vers une nouvelle ère absolutiste ?</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/03/24/vers-une-nouvelle-ere-absolutiste.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Sun, 24 Mar 2013 09:05:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Internet, nous le mesurons chaque jour un peu plus, est une révolution d'échelle historique comparable à l'invention de l'imprimerie. La comparaison devient aiguë en ce sens que l'imprimerie donna possibilité et envie à une population nombreuse d'accéder directement aux textes, non seulement aux textes religieux, mais aussi aux poèmes épiques et les romans chevaleresques. Cet accès direct et immédiat, et sa facilité, sont la caractéristique commune de l'invention de l'imprimerie et de l'internet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Or il se trouve que depuis l'invention de l'imprimerie, une masse considérable de population a appris à lire, une proportion encore plus considérable de la population humaine, et que si l'imprimerie toucha l'Europe d'abord et se répandit lentement au-delà, la toile de l'internet est devenue universelle en relativement peu de temps, touchant toutes les régions du monde même si elle n'est pas encore accessible à tous les humains. Un saut d'échelle est donc perceptible, la révolution devient exponentielle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Maintenant, si nous pouvons dresser un bilan très positif de l'invention de l'imprimerie (notamment parce qu'elle a justement favorisé l'apprentissage de la lecture et la diffusion de la pensée), il faut reconnaître que sa première conséquence indirecte mais manifeste a été l'époque des absolutismes traversée par l'Europe jusqu'à la révolution aristocratique britannique du XVIIe siècle et surtout jusqu'à la révolution populaire française de la fin du XVIIIe siècle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Au moment où naît l'imprimerie, les monarchies sont faibles et sévèrement bornées par le système féodal. Ce système se caractérise par la médiation du pouvoir et du contact. Le quidam n'a de rapport avec son roi qu'à travers un filtre, la pyramide féodale, qui commence par son seigneur de patelin, se poursuit par le suzerain de ce seigneur, et ainsi de suite jusqu'au roi. La féodalité reproduit ainsi le modèle de l'Eglise catholique, installée en médiatrice entre le fidèle et Dieu. La philosophie d'accès direct aux textes et à Dieu, court-circuitant l'Eglise (c'est l'esprit de la Réforme) et les autres corps intermédiaires, aboutit à un contact fictif mais direct entre le souverain et son peuple, sans le cadre juridique protecteur accumulé par le droit féodal. Cette nouvelle situation est la légitimation historique de la monarchie absolue. La question se pose donc : y aura-t-il, du fait de la philosophie incarnée par internet, une nouvelle ère absolutiste ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Salah Stétié : &quot;Ce qui fait l'intérêt des hommes, c'est leur variété&quot;</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Sat, 23 Mar 2013 08:44:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Le Printemps des Poètes est sur le point de s'achever, mais dure encore, cependant que le salon du Livre de Paris a commencé. Voici donc l'avant-dernier extrait de l'entretien exclusif accordé par le poète franco-libanais Salah Stétié au futur site Le Nouveau Combat :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xye4ba_salah-stetie-ce-qui-fait-l-interet-des-hommes-c-est-leur-variete_creation&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Salah Stétié : &quot;Ce qui fait l'intérêt des...&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/lenouveaucombatfr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;lenouveaucombatfr&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Hollande et l'urgence économique</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/03/22/hollande-et-l-urgence-economique.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Fri, 22 Mar 2013 18:17:10 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Voulant se démarquer de son prédécesseur, qui décrétait l'urgence législative pour un oui ou pour un non, le président Hollande avait choisi, depuis le début de son mandat de &quot;se hâter lentement&quot; (comme on disait autrefois en latin, je crois). La dégradation de la situation économique et sociale du pays, autant que l'instance de ses amis, l'a convaincu de modifier sa manière de présider la France et d'intervenir dans le processus gouvernemental et législatif. Il l'a fait au nom de l'urgence, et il a bien fait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Oui, il appartient au président de la république de déterminer l'ordre et la hiérarchie des urgences et, en cas de péril imminent, qui n'est pas si éloigné de ce que nous constatons, de se faire attribuer les moyens légaux de répondre à l'urgence par l'urgence. Cela ne peut pas tout concerner (et donc cela doit rester exceptionnel, à la mesure du péril), cela doit être mûrement réfléchi et pondéré, et il semble que le choix de la situation (logiquement connexe) du bâtiment et du logement soit un bon choix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Je suis un peu plus réservé sur l'instrument fiscal, ou plutôt sur le fait que l'on n'ait pas annoncé par quoi serait gagée la baisse de la TVA sur le logement social, et d'ailleurs un peu contrarié de ce choix perpétuel du logement social alors que des mécanismes de marché retrouvés permettraient d'atteindre les mêmes objectifs de chiffres de logements sans débourser un centime d'argent public (et d'ailleurs, on va encore ruminer sur les liens financiers des OPHLM et du Parti Socialiste), mais il fallait faire face à l'urgence et il est indéniable que le recours aux ordonnances autant que le choix du secteur du logement démontrent l'engagement du président, sa prise de conscience des nécessités les plus criantes, et donc il y a changement heureux de méthode, qui devrait apporter assez vite des premiers résultats. L'inutile Ayrault devrait en prendre de la graine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Islam : ne pas céder aux provocations</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/03/21/islam-ne-pas-ceder-aux-provocations.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Thu, 21 Mar 2013 17:32:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;La concomitance de la décision de la Cour de Cassation aboutissant à l'annulation du licenciement d'une employée voilée d'une crèche privée francilienne et de la publication de statistiques faisant état d'une augmentation des manifestations anti-musulmanes dans notre pays renvoie un écho assez douloureux de l'engagement de nos troupes contre les brigands salafistes au Sahel, alors même que nous défendons d'autres salafistes rebelles en Syrie. Tout cela donne une impression de confusion et d'effervescence délétère. Il y a du bouillonnement sulfureux dans tout cela. Il faut donc établir des faits et des vérités pour chasser les fantasmes et éviter que la lutte contre des groupuscules extrémistes et des marionnettistes hypocrites ne se mue en choc des civilisations.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Disons pour commencer que l'Islam a produit une grande civilisation, des chefs-d'œuvres architecturaux et poétiques d'échelle universelle et millénaire. Disons aussi qu'il n'existe pas plus de raison de disqualifier le Coran de la recherche du message divin (s'il existe) que les autres grands textes religieux, notamment monothéistes. Disons enfin qu'il y a, dans le Coran comme dans la plupart des grands textes religieux, des passages qui ne sont plus acceptables dans une interprétation littérale, et que l'entrée de l'Islam dans la modernité suppose que les exégètes musulmans acceptent ce postulat comme l'ont fait les modernes des autres grands courants religieux. Mais il y a en Islam comme dans les autres courants religieux des résistances à la modernité, compréhensibles ou qui hélas dépassent parfois les bornes. Il y a, en Islam comme chez les juifs et dans les divers courants chrétiens, des extrêmes droites. C'est la puissance de ces extrêmes droites des différentes religions qui fait peser une très grande menace sur notre époque et qui la rend dangereuse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Ce sont les ultra-religieux qui poussent Israël à des mesures sans cesse plus vexatoires contre les Palestiniens. Ce sont les ultra-religieux musulmans qui, financés par les émirs et les mollahs, ont semé peur et désolation au Sahel et s'emploient à déstabiliser les sociétés européennes (comme le remarquait déjà en son temps le regretté Bernard Stasi, auteur d'un fameux rapport sur la laïcité). Ce sont les ultra-religieux évangélistes américains qui, se prenant pour le nouveau Peuple Elu, poussent au choc des civilisations. Tous ces gens ne cessent de se lancer des provocations au visage, dont nous sommes les témoins dangereusement impliqués.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Impliqués par des moyens d'ailleurs biaisés et et hypocrites. Les réseaux sociaux jouent ici un rôle très douteux, pour ne pas dire pire. On connaît la nauséabonde affaire des mots-dièses #unbonjuif et #unjuifmort qui ont suscité un déchaînement d'antisémitisme révoltant sur Twitter, on pourrait y a jouter la véritable monomanie antisioniste des extrêmes gauches qui passent leur temps à poster des liens sur les réseaux sociaux menant à des articles qui trop souvent ne dénoncent pas seulement le sionisme, mais le &quot;complot juif&quot;, et qui versent donc d'une manière ou d'une autre dans l'antisémitisme, et en contrepoint, on ne peut que s'étonner que, toute la journée, à longueur de semaines, il ne cesse de passer sur Facebook des dessins qui, sous couvert de plaisanteries plus ou moins fines sur le voile intégral ou sur divers autres aspects, entretiennent une sourde islamophobie avec l'opinion que, d'une manière ou d'une autre, musulman égale terroriste. Tout cela, nous Français, nous ne devons pas le permettre, et surtout, nous ne devons pas en être dupes, nous devons résister à toutes les formes de provocations. Nous, surtout, anciens alliés de la Sublime Porte (l'empire turc) au temps du roi François Ier, nous aussi qui, par la laïcité, avons fait au peuple juif une promesse de sécurité à laquelle nous avons hélas été infidèles au pire moment, voici soixante-dix ans. Nous, la France, historiquement et concomitamment Fille aînée de l'Eglise catholique, alliée de l'empire turc porte-drapeau de l'Islam, et protectrice de la diversité religieuse par notre principe laïque, celui qui n'est pas contre les religions, mais qui, au contraire, leur garantit la liberté de conscience.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Bayrou : &quot;De la vérité en politique&quot;</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/03/17/de-la-verite-en-politique.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Sun, 17 Mar 2013 09:14:50 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Le Parti Socialiste est-il la plus infecte machine de pouvoir qui ait été imaginée depuis... depuis que la République a fâcheusement autorisé la création des partis politiques à la fin du XIXe siècle ? La réponse est oui. Je sais bien que dans le domaine du pouvoir, le mot &quot;morale&quot; est un gros mot. Je sais bien qu'en ce domaine, la seule règle est &quot;je peux prendre, je prends&quot;. Cependant, l'exemple de l'implosion du parti socialiste grec, écrasé sous ses mensonges et ses reniements, et du parti travailliste israélien, victime de ses mensonges et de ses reniements, devrait montrer que, en ce domaine comme en d'autres, tôt ou tard la facture se paie et que, selon que l'on a été plus ou moins vil, elle est plus ou moins salée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;François Bayrou a été victime de cette logique. Il a introduit dans le piètre jeu politique français (d'une génération fort médiocre) la lueur de la conscience et du libre-arbitre. Il a crié &quot;casse-cou&quot; et a exprimé un choix transgressif, vécu par les prisonniers du bipartisme (quel que soit leur camp) comme une trahison. Une trahison dont la droite (pas toute la droite, heureusement) entendait le punir et dont la gauche (celle qui a pris le pouvoir) s'est réjouie de pouvoir profiter et goberger sans vergogne. La façon absolument fétide dont le PS se délecte de la carcasse de la volaille centriste qu'il a jubilé de pouvoir plumer est l'un des sujets d'indignation les plus forts que j'aie rencontré depuis trente ans que je suis en âge de voter. C'est immonde, nauséabond, répugnant. L'acte noble a nourri la vermine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Maintenant, le président Hollande est à l'heure des choix, chose qui visiblement lui coûte. Il s'égare dans les opérations de communication alors que la pays est en flammes. Il pense qu'il faut corriger son image, alors que l'urgence est dans l'action. Les pitreries d'Arnaud Montebourg ne trompent personne : la situation du pays ne s'améliore pas, et ne peut pas s'améliorer, puisque, selon l'expression de Bayrou, &quot;les décisions ne sont pas prises&quot;. Que Hollande lise donc le livre de Bayrou et qu'il en prenne de la graine sur ce qui est la face noble d'une fonction, la politique, dont il gravit péniblement l'autre, celle qui mène au discrédit et à la honte de la chute du pays. Hollande peut être réélu, et l'homme est honnête, ce qui n'est pas si mal, mais, comme l'a très habilement et très justement dit Patrick Sébastien hier soir (dans cette émission de Ruquier où Labro et Laroque ont aussi été pertinents) : il lui reste à prouver que, dans sa culotte, outre la main de sa compagne, il y a une paire de couilles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La Syrie, théâtre dangereux d'un Islam divisé</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/03/15/la-syrie-theatre-d-un-islam-divise.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 17:06:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Pour ceux qui l'ignoraient, la guerre du Mali a révélé une opposition culturellement très ancrée entre le monde musulman méditerranéen et l'Islam subsaharien, sur fond de traite des esclaves qui dura des siècles (et d'ailleurs, on voit déjà les raids des gens du nord sur ceux du sud dans les fresques qui datent de plusieurs millénaires, bien avant l'Islam).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Ensuite, nous avons compris dans l'affaire du &quot;printemps arabe&quot; qu'un fossé profond séparait le nationalisme arabe de type nassériste (incarné notamment par les régimes tunisien, libyen et égyptien qui sont tombés alors) du panarabisme salafiste porté par les régimes wahhabites des monarchies de la péninsule arabique. L'Occident est même intervenu dans une guerre civile, en Libye, outrepassant le mandat de l'ONU pour renverser les cartes politiques entre secteurs géographiques et politiques, bougeant le curseur de l'oppression sans peut-être améliorer la situation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;En Syrie, la situation a considérablement évolué sur une base multiple : d'abord, le conflit plus que millénaire qui oppose les deux principales branches de l'Islam entre elles : le régime alaouite des Assad est lié à la branche chiite, cependant que les &quot;djihadistes&quot;, armés notamment par le Qatar, sont, de ce fait, dans le camp sunnite (c'est ce qui explique l'entrée discrète mais offensive de corps d'armées iraniens au secours du régime syrien). S'ajoute à cette première division une rivalité de cités (&quot;ethnique&quot;) exactement comparable à ce qui s'est passé en Libye. Là-bas, c'était l'est libyen contre l'ouest libyen, ici c'est l'est syrien contre l'ouest syrien, avec en outre un régime lié au nationalisme arabe (le parti Baas, dont l'autre branche a été vaincue en Irak par les Américains en 2003) faisant face au wahhabisme. Toute la panoplie est donc réunie en Syrie. On voit qu'il s'agit de quelque chose de beaucoup plus compliqué que seulement un régime qui massacre sa population qu'il faudrait éliminer, l'arrière-plan s'est considérablement complexifié, alors même que nous savons le régime particulièrement odieux, oppressif, ayant déjà assassiné des dizaines de milliers de ses citoyens dans les décennies précédentes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;C'est pourquoi il semble que l'idée de donner plus d'armes encore aux rebelles syriens puisse avoir des conséquences terribles, comparables, en pire, à ce qu'on a vu en Libye. Des brigands et autres résistants de tout poil risqueraient de s'emparer de ces armes, que l'on pourrait ensuite retrouver dans tous les pays voisins, le Liban déjà affaibli, la Turquie (où les Kurdes sont toujours opprimés), l'Irak (déjà secoué par une guerre civile plus ou moins larvée), au nord extrême l'Azerbaïdjan, et au sud Israël, bien entendu, dont la sécurité pourrait se trouver de nouveau menacée, notamment si le Hamas mettait la main sur des missiles anti-aériens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Tout cela fait que l'on est en droit de s'interroger sur la pertinence de la décision du président Hollande de vouloir armer les &quot;Djihadistes&quot; syriens. Dans ce pays, pour le moment, il n'y a de solution apparue qui soit satisfaisante pour quiconque. La Syrie est bel et bien devenue un nœud de vipères.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Hollande à l'heure des vérités</title>
<link>http://jour-pour-jour.hautetfort.com/archive/2013/03/12/hollande-a-l-heure-des-verites.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (hervé torchet)</author>
<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 23:45:29 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: Times;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;color: #000000; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: #ffffff; outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; background-position: initial initial; margin: 8px;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;La période que nous traversons a été annoncée par François Bayrou dès avant l'été : les prévisions de croissance sur lesquelles se fondaient les programmes des deux principaux candidats à l'élection présidentielle du printemps dernier étaient parfaitement fumeuses et fantastiques. De ce fait, toutes les promesses qu'ils faisaient étaient fallacieuses et, disons-le, mensongères. moins d'un an plus tard, ces vérités énoncées très tôt par Bayrou se révèlent à tout un chacun et si le style et l'esprit de la présidence Hollande continuent à satisfaire mieux que ceux de son prédécesseur, nous attendons encore, en revanche, l'aveu de l'excessive promesse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: Times;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: Times;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;color: #000000; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: #ffffff; outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; background-position: initial initial; margin: 8px;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Cela paraît risible à qui considère que, de toutes façons, les promesses ne valent que ce que valent leurs auteurs, et que les citoyens n'en sont pas dupes, mais tout au contraire, je crois qu'il n'existe pas de démocratie authentique si l'on y abandonne l'ambition élémentaire de mettre le citoyen en position éclairée au moment de prendre ses décisions politiques. Cela vaut, bien entendu, pour le travail du site sur lequel je travaille, dont le rôle civique, lié en profondeur à la fonction et au métier de journaliste, sera prioritaire, mais cela vaut aussi et avant tout pour les responsables politiques eux-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;J'attends donc avec l'intérêt que l'on devine la parution (jeudi, nous dit-on) du nouvel essai de Bayrou, au titre tocquevillien : &quot;de la vérité en politique&quot;. Seule la vérité libère.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: Times;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: Times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;color: #000000; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: #ffffff; outline-width: 0px; outline-style: initial; outline-color: initial; background-position: initial initial; margin: 8px;&quot;&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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