Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2008-01-10 | Page d'accueil | 2008-01-12 »

11/01/2008

Quitterie Delmas face à la caméra.

Nouvelle vidéo de Quitterie Delmas pour la liste Les adhérents sont notre force enregistrée hier :
 
 

Café démocrate de Quitterie Delmas : les images d'hier.

Liste de Quitterie Delmas : ce soir à Bagneux.

Ce soir, Quitterie Delmas et nos colistiers allons soutenir la candidate du MoDem aux municipales de Bagneux, Marie Darves-Bornoz qui figure en 9e position sur notre liste. La réunion est :
 
Meeting de campagne à Bagneux (92) à partir de 20H00. 
Salle Cosson, rue Gabriel Cosson, Bagneux, RER Arcueil-Cachan ou Bagneux.

Café Démocrate de Quitterie Delmas : les adhérents sont ... ouaouh !

J'expliquais voici quelques jours que j'étais un peu ému chaque fois que je longeais le Sacré-Coeur, parce qu'il s'y trouve une grande fresque d'un de mes ancêtres peintre. Eh bien, près de l'église Saint-Eustache, aux Halles, au milieu de Paris, c'est à peu près la même chose, voire un peu plus encore.
 
Quand j'étais enfant, mes grands-parents paternels habitaient le Midi, Grasse après des décennies à Toulon. Et lorsque ma grand-mère venait à Paris, elle ne manquait jamais une occasion de me mener voir sa messe à Saint-Eustache, loin de nos bases (elle séjournait tout à l'ouest de Paris alors que Saint-Eustache, comme je viens de l'écrire, se trouve au beau milieu de la capitale).
 
On s'installait toujours à peu près au même endroit. En ce début des années 1970, Saint-Eustache était envahi de l'odeur âcre de l'encens et une chorale latine animait la messe dominicale. Tout cela devait sembler assez antéconciliaire à un adulte, mais je n'étais guère familier des liturgies parisiennes de toutes façons et cela me passait au-dessus de la tête.
 
Chaque année, le rituel était le même.
 
Quand je suis devenu plus grand et mieux informé, j'ai supposé que c'était en raison des particularités liturgiques que je viens de décrire. Mais non, ce n'est que beaucoup plus tard que j'ai découvert la vérité : il y a, à Saint-Eustache, à peu près en face de l'endroit où nous nous asseyions, un vitrail exécuté d'après des dessins du même ancêtre peintre qu'au Sacré-Coeur. Ma grand-mère, sans me le dire, me faisait faire un pèlerinage familial.
 
C'était d'autant plus méritoire de sa part que le peintre en question était le grand-père de son mari (donc le grand-père de mon grand-père, pour ceux qui ne suivent pas). Méritoire, parce qu'elle-même était la petite-fille d'un autre peintre, élève d'Ingres, et qu'elle aurait tout aussi bien pu me mener à Saint-Sulpice entendre la messe en face d'une fresque de son grand-père. Il y avait donc une très grande délicatesse dans l'ensemble et j'y pense chaque fois que je longe Saint-Eustache.
 
Or le café démocrate, ce soir, avait lieu tout près de Saint-Eustache, dans un café bien connu de la blogosphère parisienne, le "Pavillon Baltard", qui doit son nom à l'architecte des anciennes halles de Paris, Baltard. Lorsqu'on commit la grande erreur de détruire ce monument d'acier, les halles, on en sauva un pavillon, qui prit le nom de "pavillon Baltard" et qu'on exila loin de ses racines, quelque part dans une banlieue accueillante, à Nogent.
 
C'est donc par un curieux retour des choses que la banlieue s'est pressée en masse, ce soir, au "Pavillon Baltard", celui de Paris, le fantôme de l'autre.
 
Les candidats de la liste "Les adhérents sont notre force", conduite par Quitterie Delmas, s'étaient déplacés en nombre les premiers. Comme à Bobigny, on trouvait Pierre Creuzet, l'élan, Nadia Falfoul, la gravité (se plaignant des pressions qu'elle subit désormais mais auxquelles elle fait face avec détermination), Christian Delom, l'exigence, Ali Menzel, l'énergie, mais cette fois-ci de très nombreux autres colistiers s'exprimèrent, même moi (deux fois, la deuxième parce que j'avais oublié de dire que je soutenais Quitterie Delmas en particulier, ce qui était pourtant le plus important), en telle quantité qu'il m'est difficile de citer tout le monde.
 
Karima Bouache, se joignant à Nadia, a mentionné les pressions subies et a repris certaines des idées qu'elle avait développées à Bobigny, Jérôme Charré, blogueur vedette du 9-3, a exprimé son "amitié" pour Quitterie qui a apprécié, Hugues de Poncins, venu des Yvelines, a évoqué le souvenir d'une des toutes premières réunions de Quitterie parmi les jeunes de l'UDF (donc vers 2003 j'imagine), MIP a parlé d'un ton enjoué, ainsi qu'Hélène de Vecchy, autre colistière adhérente du XIVe arrondissement où Marielle de Sarnez est candidate. Le directeur de campagne local de Marielle figure aussi sur la liste de Quitterie. François Vitse, candidat à Alfortville, a dit trois ou quatre mots sensés. Fabien Engelibert, candidat à Ivry, peu habitué aux micros, a tenté de dompter le sien et y est parvenu. Et d'autres, beaucoup d'autres, avec cette simplicité et cette chaleur que l'on sent chez la plupart des adhérents du MoDem, sont venus et ont dit des choses importantes.
 
J'ai été happé par une journaliste qui réalisait un reportage et qui voulait m'interroger sur Quitterie, si bien que je n'ai pas entendu Christophe Bertin témoigner de la mutation des UDF historiques en modémistes précurseurs, ce qu'il a dû faire parfaitement.
 
J'en oublie. Ils me pardonneront.
 
Et on a même donné la parole à Frantz Vasseur, qui a pu témoigner pour une autre liste, "Île de France en mouvement".
 
Quitterie, très en forme, a prononcé trois ou quatre longues allocutions, chacune sur un aspect de ce qui lui tenait à coeur. J'étais assis juste devant elle, admirablement placé pour mesurer son intelligence et le cheminement de ses raisonnements. Comment se fait-il qu'une telle jeune femme n'ait pas encore plié des Himalya jusqu'à elle ? Elle le fera. Les montagnes viendront à elle. c'est d'ailleurs ce que j'ai dit à la journaliste : "C'est une meneuse, elle fera de grandes choses".
 
Puis la séance a été levée. Et on a bu. Quelques-uns ont dîné. J'ai raconté mes histoires d'ancien combattant de la politique à des gens pour qui la campagne de Barre en 1988 est la préhistoire alors que pour moi, c'était déjà ma sixième ou septième année de militantisme et j'étais en 1986 et 1987 délégué général national des jeunes du CDS à la pointe de cette campagne.
 
Bref, la routine.
 
J'ai aussi témoigné de ce que je sais être la vérité de l'homme François Bayrou : celui qui veut faire travailler ensemble des gens qui ont envie de s'opposer. L'antithèse absolue de Sarkozy dont le plaisir serait plutôt de faire s'opposer des gens qui ont envie de travailler ensemble.
 
Mon témoignage, de ce point de vue, n'est pas contestable : il date de 1986, une époque où Bayrou était très loin d'une stratégie de présidentiable. Il venait d'être élu (en mars, le 16 mars pour être précis) député. Il avait 35 ans et, selon la règle du mouvement de jeunes d'alors, il conservait la qualité de "JDS", jeune du CDS. Or au congrès du mouvement, qui avait lieu à Metz, il fallait désigner une nouvelle équipe de direction des jeunes en question. Deux listes se préparaient à rencontrer leurs électeurs, l'une conduite par Éric Azière, qui s'occupe aujourd'hui des investitures pour Bayrou, l'autre par Jean-Luc Forget, aujourd'hui tête de liste du MoDem à Toulouse. Et Bayrou, un instant avant l'ouverture du congrès officiel, est venu nous voir : il savait qu'on allait gagner largement et il voulait qu'au lieu d'entrer en conflit, nous fusionnassions nos deux listes en une seule. Plus fort que lui. Sa conviction la plus chevillée au corps : renoncer aux oppositions quand elles n'ont qu'un sens superficiel. Un message de vie.