16.10.2009
Paris - Jean Bouin : Sébastien Bazin proche de Sarkozy.
C'est Bakchich Hebdo qui relance les info sur l'avenir du stade Jean Bouin : dans son dernier numéro, l'hebdomadaire explique que Sébastien Bazin, patron du PSG, veut faire des alentours du parc des Princes une vaste galerie commerciale. Dès lors, pour le stade Jean Bouin, tout le (funeste) projet s'éclaire.
Un scénario catastrophe évident
En effet, les 7500 m2 de commerces, qui n'ont aucun sens dans le stade de rugby voulu par Guazzini, en ont un vrai dans la galerie commerciale rêvée par Bazin.
Rappelons que le projet défendu par l'adjoint (pourtant communiste) au maire (pourtant socialiste) de Paris chargé des Sports consiste dans la démolition des installations actuelles du Stade Jean Bouin pour les remplacer par un stade de 20000 places, des courts de tennis supplémentaires (le stade n'en manque déjà pas), un gymnase sipplémentaire (où les scolaires, c'est la bonté qu'on croyait pouvoir nous octroyer avec suffisance, seraient tolérés), 1000 m2 de bureaux, une vaste brasserie, 7500 m2 de commerces (ce qui, à une moyenne de 100 m2 par commerce, n'en ferait pas moins de 75, une véritable galerie marchande à deux pas de Roland Garros !), et 500 places de parking dont 100 pour les riverains et 400 non pas pour les matchs, mais bien évidemment pour la galerie marchande.
Les travaux devraient coûter au moins 150 millions d'euros, peut-être 200 (ces chantiers font toujours l'objet de dépassement, et l'estimation du projet par la Ville a déjà plus que doublé en deux ans).
Rappelons aussi que les constructions du stade Jean Bouin sont organisées autour d'une tribune d'honneur datant de l'année 1925, exceptionnelle, qui mériterait d'être classée monument historique si nous avions un tant soit peu de respect pour autre chose que pour les monuments liés à la guerre et à l'argent.
Rappelons enfin que le stade Jean Bouin et son environnement immédiat, tant du côté parisien que de celui de Boulogne, forment un ensemble cohérent échelonné sur les années 1920 et 1930, en grande partie inspiré par les principes de l'utopie urbaine chère à l'après-guerre de 14, où l'on pensait pouvoir améliorer le monde par l'architecture et par l'urbanisme. De ce point de vue, les bâtiments administratifs mêmes du stade Jean Bouin actuel mériteraient protection publique.
Le statut actuel de Jean Bouin est flou : la concession a été renouvelée en 2004 à la structure associative qui la détient depuis l'origine du stade et qui lui est même antérieure, et qui, après s'être longtemps dénommée Club Athlétique des Sports Généraux (CASG), a fini par s'appeler Paris - Jean Bouin. Deux sous-concessionnaires figuraient dans la concession : le club d'arts martiaux Athéon qui occupe l'ancien gymnase (et dont personne ne conteste pour le moment la place), et l'équipe de rugby du Stade Français dont l'âme vigoureuse est Max Guazzini, avec de surcroît Lagardère comme invité, mais celui-ci semble désormais en retrait.
Ce renouvellement de 2004 n'a apparemment pas fait l'objet d'un appel d'offres et, voyant que la juridiction administrative s'apprêtait à l'annuler (et peut-être aussi pour réduire les résistances à ses projets immobiliers), la municipalité parisienne a cassé unilatéralement la concession à l'automne 2008, si bien qu'à première vue, le stade Jean Bouin se trouve depuis cette époque en gestion de fait, ce qui est assez grave au regard du droit administratif et pénal.
Le permis de démolir a été délivré et entériné par la justice administrative. Le permis de construire, lui, est encore soumis au débat et à l'enquête publique (désormais close) sur l'avenir du stade.
La démolition devrait être faite en pleine année scolaire, et à deux mois des élections régionales, en janvier prochain. Rappelons que 6000 élèves de l'enseignement public fréquentent le stade sans alternative possible.
L'UMP, le Nouveau Centre, le MoDem et les Verts ont exprimé leur rejet de ce projet à la fois coûteux, déséquilibré (que viennent faire les commerces dans un stade, et qui plus est dans un espace vert ?), inutile, faramineux en temps de crise, et finalement suspect.
Suspect ? Oui, car les appétits du voisin encombrant, le PSG, sont désormais patents. C'est là qu'il faut parler de Sébastien Bazin et de ses liens avec le pouvoir.
Sébastien Bazin et Nicolas Sarkozy.
Tout commence en mai 1993 : un inconnu prend en otage une école maternelle de Neuilly-sur-Seine. Parmi les enfants otages, la fille de Sébastien Bazin. Le ministre du Budget est aussi le maire de Neuilly, c'est Nicolas Sarkozy, il est sur place pendant toute l'opération de police (d'ailleurs diiscutée dans ses modalités). Depuis cette époque, les deux hommes sont amis et le président ne dédaigne pas de venir s'asseoir dans la tribune d'honneur du Parc des Princes où joue le club désormais présidé par son ami, le PSG.
Or Sébastien Bazin est avant tout un financier qui dirige l'antenne européenne d'un fonds d'investissement de droit américain, Colony Capital, dont le métier est l'immobilier. Sa vision du quartier est conforme à son métier : il a de forts intérêts dans le groupe hôtelier Accor, donc un hôtel dans la piscine Molitor ; il en a dans le groupe Carrefour (qui par ailleurs ne va pas fort), donc des commerces partout.
Tout ceci est cohérent, de son point de vue. Ce qu'on ne comprend pas bien, c'est pourquoii la Ville de Paris, dirigée par une municipalité qui se dit de gauche, sert à ce point les intérêts d'un personnage si proche du pouvoir gouvernemental (et présidentiel) de droite, au mépris du domaine public et de milliers d'élèves de l'enseignement public.
Car les 7500 m2 de commerces prévus dans le projet n'ont aucun rapport avec l'édification d'un stade entièrement dédié au rugby. On aurait pu à la rigueur comprendre l'utilité de ce stade, quoique Charléty ait été lui-même conçu pour ce même sport, mais les commerces y sont une sorte de "cavalier" (au sens d'un cavalier législatif), un grumeau sans cohérence, dont le but ne peut être que de rejoindre le projet de Colony Capital.
C'est alors que l'entrée de Bernard Laporte au gouvernement, puis à l'UMP, depuis l'automne 2007, prend tout son sens : Laporte est un proche de Max Guazzini, patron de l'équipe de rugby du Stade Français, en principe bénéficiaire de la construction du nouveau stade, et lui-même très très proche de Bertrand Delanoë, maire de Paris.
On a donc en direct ce qui ressemble à s'y méprendre à la collusion d'une bande de malfrats qui va empocher des millions sur le dos du domaine public.
Même du point de vue fiscal, le projet d'implantation des commerces n'a aucun sens : depuis la suppression de la taxe professionnelle, l'implantation d'entreprises et de commerces ne rapporte plus rien aux villes (écoutez ce qu'en dit Santini quand il explique qu'à Issy-les-Moules, la taxe pro représente 72 % de ses rentrées budgétaires) et, tout au contraire, pour une bonne santé financière, les villes ont intérêt à dorloter leurs habitants pour que les taxes immobilières rapportent, donc à mettre l'accent sur les infrastructures, l'environnement et le cadre de vie, plus de proximité, moins de béton.
Un projet alternatif
Le projet alternatif consisterait à intégrer une partie des installations existantes (dont la tribune 1925) dans un stade de rugby rénové, en harmonie avec l'atmosphère 1920-1930, ne privant pas les enfants des écoles de leur terrain de plein air, ni l'espace vert de sa végétation. L'ensemble coûterait sans doute 40 millions d'Euros, guère plus, ce qui permettrait de réserver le reste des fonds mobilisés par la Ville de Paris à de réels investissements collectifs (on parle notamment de tramway dans l'est parisien).
C'est sur cette base que le Comité Jean Bouin appelle à une manifestation sur place dimanche matin, de 11 h 30 à 13 h. J'irai.
13.10.2009
Ballets roses, ballets bleus, Mr Bean en tutu.
Dans le film "Le président", le personnage interprété par Jean Gabin explique que, pour ses besoins hum affectifs, il s'est toujours tourné vers les "théâtres subventionnés". C'est qu'à cette époque encore, les actrices et les danseuses avaient la réputation d'être "protégées" par des politiques puissants ou des hommes d'affaires fortunés. De là est venue l'expression "avoir une danseuse", qui signifie que l'on a un passe-temps onéreux, une lubie à entretenir. Il arrivait aussi que ces "danseuses" se regroupassent en ballets intimes pour des soirées un peu chaudes. De là est venue l'expression "ballets roses", dont l'équivalent en "danseurs" était "ballets bleus".
Il arrivait qu'elles fussent mineures, les danseuses, mais d'après ce que j'ai lu, les ballets roses recrutaient dans la classe 17-18 ans, et un homme politique qui aurait une maîtresse âgée de 17 ou 18 ans ferait aujourd'hui plus de jaloux que d'indignés. Mais à l'époque, la majorité était à 21 ans, on risquait l'incrimination d'"incitation de mineure à la débauche", bien plus grave encore que celle de "détournement de mineure".
Il y eut des affaires de ballets roses à diverses époques, la dernière à avoir marqué l'actualité politique fut, dit-on, celle qui empêcha le président Pinay de se présenter à la présidentielle de 1965. Je ne compte pas les activités débridées de l'ère pompidolienne, ni les accidents de laitiers, ni les villas Caroline, qui ne semblent pas avoir puisé dans le même élixir de jouvence.
Depuis que j'ai adhéré à un parti politique, voici presque trente ans, j'ai entendu dire de plusieurs hommes politiques, de droite, du centre ou de gauche, qu'ils pratiquaient, sinon les ballets bleus, du moins les très jeunes garçons. Certains de ces politiciens sont encore en activité, je ne livrerai aucun indice, n'ayant aucune preuve autre que les on-dit du milieu politique.
D'une manière générale, on n'a pas utilisé ces arguments contre les intéressés, du moins pas publiquement, mais il est évident qu'un politicien contre lequel on aurait ce genre de casserole à faire tinter s'en trouverait rapidement prisonnier, sauf à avoir d'autres casseroles à faire tinter dans sa propre quincaillerie, c'est ce qu'on nomme le politique de la barbichette : "Je te tiens, tu me tiens..."
Il ne serait jamais venu à l'idée de Giscard de s'en prendre à la double vie sentimentale de Mitterrand, et c'est seulement le "Canard" qui a pu se gausser de l'accident de laitier de Giscard dans la voiture d'un couturier parisien, ni Mitterrand ni même Chirac ne l'auraient fait. Et pour les cas plus graves d'enfants exploités, il faut se rendre à l'évidence : soit ils n'existent pas, soit la classe politique s'en accommode. Je ne serais d'ailleurs pas surpris qu'on s'aperçoive un jour qu'il existe un véritable lobby de la pédophilie dans le monde politique, mais ceci est une autre histoire.
Car Frédéric Mitterrand (c'est à son propos qu'on fait ici ce memo) a commis l'imprudence d'écrire sur cette activité coupable. D'après ce qu'en retrace Stéphane Guillon, il l'a fait d'une façon plutôt univoque, qui conduit évidemment à le traiter de tartuffe quand il se défend - mal - d'avoir failli.
Voici quelques années, en 2002, il y eut une polémique très violente à propos d'une œuvre de fiction assez peu ragoûtante, "Rose Bonbon". Le ministre de l'Intérieur de l'époque fut parmi ceux qui réclamèrent le plus l'interdiction du livre en relais des associations. Ce ministre de l'Intérieur se nommait Nicolas Sarkozzy. Le voici, désormais président, avec pour ministre de la Culture quelqu'un qui ne peut guère cacher qu'il a pratiqué la gymnastique juvénile.
J'ai relevé cette blague qui circule sur Facebook : "Frédéric Mitterrand, c'est son premier ministère, mais ce n'est pas son premier Marocain". Je pense que c'est son dernier ministère, et peut-être aussi son dernier Marocain.
Des attaques parfois maladroites se sont portées contre lui, il me semble que l'attitude la plus juste a été celle que j'ai vue attribuée à un syndicat de police : il faudrait ouvrir une enquête sur les activités de Frédéric Mitterrand en Thaïlande et ailleurs. Curieusement, cette mesure de bon sens, qui aurait pu agiter fortement le buzz, n'a pas été reprise. Dommage.
Reste que Mr Bean - Mitterrand, c'est Stéphane Guillon qui en parle le mieux (merci Sarkozynews) :
15:42 Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, frédéric mitterrand, sarkozy, pinay, ballets roses, pédophilie, stéphane guillon, thaïlande
23.06.2009
Versailles : la solution de la crise, c'est travailler plus pour gagner plus.
Le retour du chef de l'État à Versailles devant les représentants de la Nation, pour la première fois depuis 1789, a été assez commenté pour n'y pas revenir. Lors de la dernière élection présidentielle, nous dénoncions les travers antirépublicains de son programme. Il a beau conclure par "Vive la répubique", personne n'est dupe, mais là n'est pas l'essentiel.
Il faut en effet se souvenir de la leçon de Bill Clinton : "Ca se joue sur l'économie". C'est la tornade financière qui a définitivement disloqué la campagne de McCain lors de la dernière présidentielle américaine, et ce sont les profondes lacunes du programme socialiste en matière économique qui ont permis l'élection de Sarkozy en 2007 malgré les relents nauséabonds de son programme.
Or Sarkozy est justement venu parler d'économie, devant les élus du peuple.
Pour l'essentiel, son discours n'est que la justification de la politique qu'il mène depuis deux ans, et la promesse d'une nouvelle augmentation des déficits publics, avec une persévérante "modernisation" du modèle français ("La crise a remis le modèle français à la mode, mais..."), et une incohérence assez profonde entre d'un côté une idée strictement productiviste ("réindustrialiser la France", libérer la croissance, améliorer la productivité par la recherche et par la mobilisation des "ressources humaines" - va falloir bosser, mais avec quels emplois ?) et la création d'une taxe carbone qu'il annonce massive (hum, on verra). On pourrait d'ailleurs noter d'autres incohérences, notamment sur la question de l'Internet, secteur innovant s'il en est, dont la volonté de "régulation" ne peut pas être interprétée comme une libération des énergies (sur la "question du droit d'auteur", "j'irai jusqu'au bout").
Le distinguo qu'il fait entre "bon" et "mauvais" déficits (celui des dépenses courantes et celui de l'investissement) pourrait être pertinent si la situation actuelle n'était pas déjà désastreuse dans tous les domaines.
L'emprunt qu'il a annoncé est un cadeau fait à ses électeurs, ceux qui ont de l'argent et qui pourront souscrire à cet emprunt dont les conditions seront certainement plus avantageuses pour eux que pour l'État. Ces petits cadeaux-là entretiennent l'amitié. On a entendu les journalistes glousser d'admiration en notant que, naturellement, le succès de l'emprunt aurait valeur de référendum. Mais on sait bien que l'argent aime Sarkozy, pas besoin d'un référendum sur ce point. Et d'ailleurs, si par extraordinaire les Français boudaient cet emprunt, il se trouverait toujours un émir pour le boucler, ce qui permettrait de s'émerveiller sur le soutien populaire du président.
Quant à l'innovation qui en résultera, hum, on verra. La vraie façon d'encourager la recherche, c'est de consommer du produit de haute technologie, pas d'engloutir des fortunes dans des laboratoires, il devrait le savoir. Quant à l'amélioration des structures publiques de recherche et de leur articulation avec le développement industriel, tout cela est en contradiction avec les intérêts économiques qui sous-tendent l'action de la majorité depuis deux ans, et qui ont largement désamorcé le grenelle de l'environnement.
En somme, toujours la même dissociation entre les mots et les actes :
Mettre l'économie au service de l'homme. Respecter la nature. Réguler la mondialisation et les marchés. "Le modèle français a de nouveau sa chance". Révolution écologique, révolution numérique. "la part trop belle au capital financier", "spéculation effrénée", référence au CNR et à 1945.
Et toujours les mêmes remises en cause des principes républicains les plus fondamentaux :
"Où en sommes-nous avec le principe de l'égalité ?" La république, ce n'est pas l'égalitarisme, etc.
"Où en sommes-nous avec la laïcité ?" "Je ne vais pas reparler de laïcité positive, mais..." Question au passage de la burqa, qui "n'est pas un problme religieux", mais de "dignité de la femme", ce qui est vrai.
En somme, incohérences flagrantes, double langage obérant la transparence du discours, clivage des gens les uns contre les autres au mépris de leur interdépendance, ce discours a dû faire froncer les sourcils de Quitterie Delmas.
10:57 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, économie, sarkozy, congrès, versailles
08.06.2009
Plus que jamais, la vraie opposition est dans la société civile.
À un moment donné, en écoutant le discours de Cohn-Bendit devant ses troupes, ce soir, j'ai cru entendre, presque mots pour mots, ce que Bayrou avait dit aux fondateurs du MoDem en 2007 : créer un mouvement "où il n'y aura pas d'OPA de l'un sur l'autre", parlant des différentes organisations supposées se fédérer dans un nouvel ensemble, plus ou moins citoyen, blablabla, etc. Bref, on rejoue le film. Et on sait où il mènera, on peut écrire le scénario d'avance. Disons au moins que l'écologie y aura gagné en visibilité, c'est déjà ça.
Pour le reste, ce qui est marquant est un léger redressement de la droite. En 1999, le total droite + extrême droite est 39 %, en 2004 il descend à 38 % (l'étiage pour la fin de règne de Chirac). Or en 1994, juste avant ce cycle, il est au-delà de... 48 %, mais c'est en comptant le centre. Celui-ci s'est présenté librement quatre fois : en 1989 il a obtenu 8,43 %, en 1999 9,28 %, en 2004 11,96 %, et cette fois retour à 8,5 %.
Le total droite + ext dte + centre donne 49 % en 1989, 48 % en 1994 et 1999, 50 % en 2004 grâce à une poussée du centre au détriment de la gauche pourtant au zénith. Cette fois-ci, il approche de 51 % grâce à une poussée de la droite au détriment du centre.
Il est vrai qu'alors qu'en 2004, l'électorat centriste était perméable au vote UMP, les 8,5 % restant au MoDem peuvent facilement passer pour particulièrement déterminés contre l'UMP dont l'expansion semble bloquée.
Mais de toutes façons, cette poussée ne s'est pas (ou peu) faite par une conquête d'électeurs, mais par l'abstention plus grande de l'électorat de l'opposition que celle de l'électorat de la majorité.
Et c'est bien là le vrai problème : l'opposition politique est malade de ses partis politiques. Il n'y a décidément rien à tirer de cet invariable amoncellement de fatuités et de cupidités. Incontestablement, si nous voulons défaire le sarkozysme, en 2012 ou avant, c'est dans la société civile qu'il faudra le faire, comme l'a très justement anticipé Quitterie.
03:57 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, européennes, quitterie delmas, modem, ump, sarkozy, ps, verts, écologie
09.05.2009
Coupe de France : je ne regrette pas l'absence de Sarkozy.
Ayant célébré le 8 mai à Saint-Tropez, le présivide passe le week-end chez sa belle-doche au Cap Universal Nègre. Il a fort à faire sans doute pour (si l'on en croit le canard le moins enchaîné de France) les égouts locaux. Si j'étais mauvais langue, je dirais qu'il est logique que les miasmes s'occupent des égouts.
Quoiqu'il en soit, tout occupé à des affaires perso, et sans doute échaudé par les sifflets que, selon le même enchaîné, il a essuyés lors de la finale de la coupe de la Ligue, le présitropez sèche la finale de la coupe de France. On ne l'y pleurera pas.
De toutes façons, à part quelques socialistes comme Bernard Poignant et les siens (le maire de Quimper), il n'y a pas de sarkozystes en Bretagne.
Certains Bretons auraient préféré je suppose une finale de la coupe de Bretagne ou de la coupe d'Europe, plutôt qu'une finale de la coupe de France, mais ne boudons pas notre plaisir, ce sera sans doute un beau match, le pronostic est évidemment favorable à Rennes, mais En avant Guingamp est capable de moultes surprises.
Breizh atao !
12:19 Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sports, football, politique, sarkozy, 8 mai
24.04.2009
Hadopi : filtrage obligatoire, selon la future loi de sécurité intérieure.
Au fil d'un article consacré à Jean Dionis du Séjour, dont l'insubordination fait exploser de colère notre pseudo-président Sarkozy, on apprend que la future Loi de Sécurité Intérieure compte s'appuyer sur les dispositions de filtrages prévues par le texte Hadopi pour organiser un véritable contrôle de l'Internet et rendre le filtrage obligatoire. L'objectif est simple : c'est l'État qui dit ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. Un État policier.
Le danger du texte contre les libertés publiques se précise donc et je suggère que nos amis les eurodéputés prévoient (tant qu'ils y sont) l'interdiction de toutes les formes de fitrage dans leurs amendements au paquet télécom, ce serait s'attaquer au mal lui-même.
NON AU FILTRAGE !
12:41 Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, médias, internet, filtrage, hadopi, riposte graduée, sarkozy, dionis du séjour
22.04.2009
Laïcité : Sarkozy incorrigible. Incroyable !
Courez lire la note de Peuples.net. On en tombe à la renverse : reconnaissance de l'équivalence des diplômes délivrés par le Saint-Siège...
22:33 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation, enseignement supérieur, sains-siège, sarkozy
10.04.2009
(Hadopi) : Carla B. : "J'adore être copiée, quand on est piraté c'est qu'on intéresse les gens".
Beaucoup de malice de TéléObs qui exhume une vidéo datant de 2004, où Carl B. déclare : 'j'adore être téléportée (ndht elle veut dire "téléchargée"), j'adore être copiée, quand on est piraté c'est qu'on intéresse les gens". Ouarf !
18:44 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : médias, hadopi, sarkozy, carla bruni, téléchargement, nouvel obs
07.03.2009
C'est la journée des trolls.
Avant de célébrer la journée de la femme demain, ou plutôt l'accession des femmes à l'égalité réelle, il m'a paru indispensable de consacrer la journée du 7 mars aux trolls qui hantent mon blog.
Ils sont mignons tout plein, ils ont de jolis noms, ils suintent de vinaigre et de mousse à raser spéciale entartage, ils sont mes trolls, pas que les miens d'ailleurs.
D'habitude, je leur demande un peu de sérieux, un peu de calme. Je les réprimande, je les endigue, je les contourne.
Mais aujourd'hui, c'est décidé : c'est leur grand jour, c'est la journée des trolls.
Et comme j'ai remarqué que mes trolls réagissaient à leurs deux thèmes favoris : quand je dis du bien de Quitterie et quand je dis du mal de Sarkozy, eh bien, j'ai décidé de leur donner matière :
Hou, le vilain !

Vivement Quitterie !




Et voilà, les trolls, c'est à vous, faites mumuse !
08:34 Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, blogs, trolls, quitterie, sarkozy
18.02.2009
Nos indignations profitent-elles à nos adversaires ?
Il semble que les intentions de vote de l'UMP augmentent lentement, mais sûrement, depuis six mois pour les élections européennes de juin prochain (de 23 à 26 %). Cette augmentation se fait au détriment de l'extrême doite, dont le total serait à 11 % en totalisant les estimations du Front National et celles du mouvement de Philippe de Villiers. C'est logique : la majorité fait campagne à coups de petites phrases transgressives, comme l'affirmation récente de Rachida Dati : "l'indépendance de la justice n'est pas un dogme" (on s'en était aperçu, soit dit en passant).
L'UMP s'est donc fixé un objectif (et un seul) pour ces Européennes : lessiver Le Pen, continuer l'opération commencée lors de la présidentielle, afin d'avoir les mains libres sur sa droite.
Pour le faire, l'UMP a repris ce qui a fait le succès de Le Pen à la grande époque : la méthode du scandale. Et nos partis d'opposition, notre presse, nos efforts, en s'effarouchant des scandales ainsi créés, combattent-ils l'effet recherché ? Au contraire : ils propagent le scandale, ils le popularisent, ils contribuent à son succès.
Je crois que c'est d'ailleurs l'un des aspects de ce que Quitterie a dit dans la belle note où elle annonçait sa bifurcation politique : "Changer le système de l'intérieur, je n'y crois pas. Je n'y crois plus. Plus on se débat à l'intérieur, plus on le renforce. C'est l'histoire de l'opposition d'aujourd'hui. C'est fou."
En somme, plus l'opposition se débat, plus elle renforce le pouvoir.
Le jour de la première du "Mariage de Figaro", Beaumarchais cassait lui-même les vitres du théâtre, de l'intérieur, pour faire croire que l'on s'y battait. C'était la méthode du scandale à l'état brut. Un succès retentissant en est résulté. Le scandale est le meilleur vecteur du succès.
Saurons-nous, nous blogueurs, contrecarrer cette stratégie en lui opposant non pas des réactions épidermiques et au fond complices, mais un autre discours, une autre méthode, plus tournée vers les enjeux de la réalité, plus anticipatrice, plus inventive ?
C'est sans doute l'une des responsabilités auxquelles nous ne pourrons pas échapper, si je comprends bien le discours de Quitterie.
18:01 Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, blogs, quitterie, sarkozy, scandale, buzz, le pen








