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02/04/2008

Faire de la politique... ça veut dire quoi "autrement" ?

Le vent de fraîcheur que Bayrou a apporté à la dernière présidentielle (et un peu en amont) tenait à cette formule d'espoir : "faire de la politique autrement". À elle seule, cette formule dit bien le degré de dégoût et de suspicion dans lesquels sont tenus les partis politiques en France : captieux, factieux, prévaricateurs, clientélistes, noyauteurs, gangrenés par diverses formes de lobbies et de calculs, par les ambitions mesquines, par les chausse-trappes fielleux, par l'argent, par la vanité du pouvoir, par la pesanteur du passé, par l'artifice du dogmatisme et, au mieux (!) par la veulerie de la démagogie.
 
Faire de la politique autrement est donc d'abord un effort de vocabulaire : reprendre chacun des qualificatifs précédents et en énoncer le symétrique, le contraire. Captieux ? Désintéressé. Factieux ? Pour l'intérêt général. Prévaricateur ? Honnête. Clientéliste ? Juste. Noyauteur ? Légaliste. Sujet des lobbies ? Indépendant. Orienté par des calculs ? Impartial. Gouverné par des ambitions mesquines ? Idéaliste. Semé de chausses-trappes fielleux ? Transparent. Rongé par l'argent ? Libre. Avili par la vanité du pouvoir ? Détaché. Alourdi par le passé ? Innovant. Englué dans l'artifice du dogmatisme ? Pragmatique. Bousculé par la veulerie de la démagogie ? Droit.
 
J'aligne donc : Désintéressé, attaché à l'intérêt général, honnête, juste, légaliste, indépendant, impartial, idéaliste, transparent, libre, détaché, innovant, pragmatique, droit. Voilà tout un programme, et même un projet à soi seul.
 
Certains qualificatifs vont comme un gant à Bayrou et au MoDem : désintéressé, pour l'intérêt général, honnête, indépendant, impartial, idéaliste, libre, détaché, innovant même, pragmatique, droit (fiable notamment dans les négociations).
 
D'autres qualificatifs vont nécessiter un travail en commun, car ils sont d'objectif commun, mais on sent que la structure et l'histoire qu'elle hérite y résistent.
 
En fait, faire de la politique autrement, c'est d'abord la faire tous ensemble, dans une communication harmonieuse et permanente, et de ce point de vue-là, ça ne se passe pas trop mal, tant qu'on ne parle pas du sommet. L'échelon à décortiquer, c'est le sommet. Il faut qu'on nous rende François Bayrou et que quelques-uns cessent de le confisquer. Dès lors, j'en suis convaincu, nous aboutirons là où nous avons voulu aller en créant le MoDem ensemble.
 
Un dernier point qui peut traduire clairement ce qu'il faut faire pour écarter certains doutes : le conseil national doit, le 15 mai, demander que soient annulées toutes les exclusions prononcées à l'occasion des municipales. Il ne pourra y avoir d'exclusion qu'après la désignation du conseil national définitif. Toute exclusion prononcée avant la constitution de l'organe prévu à cet effet par les statuts est entachée de nullité, je partage entièrement l'opinion de Laure Leforestier et de Farid Taha (et de Leroy-Morin, et de............. ......... ....... etc etc) sur ce point.
 
Pour faire de la politique autrement, j'ai confiance en François Bayrou et, pour l'avenir, notamment à Paris, en Quitterie Delmas et son collectif. 

16:06 | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : politique, modem, bayrou, quitterie delmas | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook