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15/03/2007

Un jour de résistance.

Après la mort de Lucie Aubrac, on a envie de faire une journée de silence.

Et cependant, le silence est ce contre quoi elle s'est battue toute sa longue vie : le silence des coupables, le silence des complices, le silence des témoins honteux.

Pour une communiste, entrer en résistance dès 1940 signifiait désobéir à un appareil pour lequel la discipline était pourtant la vertu cardinale. Pour une femme, faire de la politique dans une France dirigée par les hommes signifiait rompre des habitudes ancestrales. Elle a tout osé et n'a jamais baissé les bras pour défendre les plus faibles.

Il y a soixante ans tout juste que le Conseil national de la Résistance, dont elle était, a lancé son appel pour les principes de l'après-guerre. Et soixante ans plus tard, tout ce que sa génération avait bâti semble à refaire. À commencer par l'indépendance de la presse, aujourd'hui contrôlée par les marchands de canons comme dans les années 1930.

Il faut que les générations nouvelles s'emparent du témoin que sa main vient de laisser choir en s'ouvrant à la mort.

Le combat de Lucie Aubrac avait un nom en 1940, il en a un en 2007, et c'est le même : la liberté.

15:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lucie aubrac | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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