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18/10/2007

Café démocrate de Quitterie Delmas : enfin un peu de clarté.

Une bonne centaine de blogueurs et quelques militants locaux ont répondu à l'invitation de Quitterie Delmas à L'Imprévu, rue Didot, dans le XIVe arrondissement de Paris. Hier soir tard, Quitterie annonçait la présence de Marielle de Sarnez, tête de liste proposée par les instances bancales de l'UDF-MoDem en devenir pour être tête de liste du MoDem à Paris.
 
C'était pour beaucoup l'occasion d'en savoir enfin un peu plus sur l'avenir et de comprendre pourquoi les décisions récentes du MoDem correspondaient si peu aux attentes de démocratie des adhérents du MoDem.
 
Il faut le dire, malgré un peu de langue de bois, la vérité est un peu sortie du chapeau.
 
Par la voix des blogueurs et des militants, d'abord : désordres universels dans les départments, responsables qui traînent les pieds, collusions plus ou moins affichées avec les potentats locaux, souvent UMP. Frustration devant l'opacité du fonctionnement et le silence de Bayrou.
 
Mais aussi par la voix de Marielle de Sarnez : on comprend bien que la vie politique, juridique et financière du MoDem ne commencera que le 2 décembre, jour de la clôture de son congrès fondateur, et qu'auparavant, il aura fallu que l'UDF tienne congrès elle-même pour décider la dévolution de son patrimoine (et de son droit au financement public) au MoDem. J'extrapole la fin à partir du filigrane, mais à peine.
 
Bien entendu, les choses ne vont pas sans difficulté pour mener cette métamorphose à bien et il faut être conscient de ces difficultés.
 
Si l'on a bien compris, il ne reste plus guère de parlementaire à suivre la ligne de Bayrou.
 
Et pour faire face à la préparation des municipales et au considérable enjeu logistique que celles-ci représentent, le siège national du parti dont on ne prononce plus le nom de peur d'en oublier la moitié ne compte plus qu'un personnel squelettique, épaulé par une demi-poigné de bénévoles, si bien que Bayrou et Sarnez auraient été fort aise que Quitterie Delmas acceptât de piloter une commission sur les candidatures municipales, chargée de définir des procédures aussi rapides que démocratiques pour rla désignation des candidats (ce que Marielle a formulé d'une façon simple qui revenait à une proposition formelle : "on est preneur - ou je suis preneuse - d'une commission qui se chargerait de" etc). Hélas Quitterie, qui n'est plus salariée du parti et qui doit aussi définir son avenir professionnel, hésite à accepter une charge aussi lourde, d'autant plus que, si je l'entends bien, elle est dubitative sur les intentions réelles de Bayrou et de son équipe en matière de renouvellement des pratiques politiques.
 
De ce côté-là, il faut dire que Marielle a joué cartes sur table : elle entreprend la campagne municipale pour gagner, ce qui signifie qu'elle ne souhaite en aucune manière s'appuyer sur des têtes de listes ordinaires comme le MoDem peut actuellement lui en proposer, elle veut recruter des têtes d'affiche hors du parti, poursuivre ses appels ou ses débauchages comme l'on veut (à moins qu'il ne s'agisse d'entrisme) en confiant des têtes de listes... comme aux législatives... et donc, là, il faut le dire, l'inquiétude peut exister. S'il s'agit de recycler les recalés des partis de gauche, je préfère un candidat désigné par les militants du MoDem.
 
Voilà au fond un peu de clarté, je sais à quoi m'en tenir : Bayrou n'a pas l'intention de changer sa façon de procéder, il va se débarrasser de ce qui lui reste de grands élus UDF et mettre ses batteries en position pour la prochaine présidentielle.
 
Jusqu'au congrès, il écoutera longuement et patiemment ce qui se dira, car il a besoin de tous les votes. Après, ... Après ? La démocratie est un combat.
 
Y aura-t-il seulement fusion dans un parti unifié ou constitution d'une confédération ? On  verra. 
 
Quitterie, quant à elle, est en forme. Elle nous a seulement consternés en nous informant qu'elle ne serait pas candidate aux prochaines municipales. Pourvu qu'elle change d'avis...