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25/11/2007

"Ce soir, je dors chez toi".

Mélanie Doutey veut que Jean-Paul Rouve s'engage : ils se voient depuis déjà un certain temps, elle souhaite qu'ils vivent ensemble. Jean-Paul Rouve, lui, tout en disant "oui", s'enfuit de toutes les manières possibles.
 
Les romantiques donnaient une vision déchirante de ce genre de situations. Notre époque préfère le traiter en comédie. Légèreté, quand tu nous tiens...
 
Le film est très juste, parfaitement interprété, construit sans effet de manche, drôle sans concession de la vérité.
 
Le tandem Kad et Olivier est à la manoeuvre : Olivier (Baroux) filme Kad (Merad) dans le rôle cocasse d'un éditeur orné de longs cheveux raides qui semblent teints au henné et qui lui tombent sans cesse sur les yeux.
 
Il est d'ailleurs la seule part d'irréalité : éditeur improbable qui se nourrit de caviar et cependant est salarié (je n'en connais pas de si épanouis), éditeur qui a publié le premier roman de Jean-Paul Rouve, lequel a été un bide commercial et critique ("franchement mauvais" disent les personnages, même les anonymes), il pourrait "sauter" si Rouve ne lui remettait pas le manuscrit de son second roman. Tout cela aurait mérité un peu plus de réflexion, mais ce n'est pas grave, puisque le film n'est au fond pas sérieux.
 
La comédie new-yorkaise est à la mode, la conclusion du film s'y réfère donc, mais pour le reste, c'est une histoire sans patrie et c'est mieux.
 
Allez donc voir "Ce soir, je dors chez toi". 

11:20 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cinéma | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Métempsychoses de l'extrême gauche.

Une partie de l'extrême gauche a voté Sarkozy pour pouvoir faire le "grand soir". C'est raté.
 
Pourtant, on leur avait dit que si Sarkozy était élu, toute la France serait dans la rue six mois plus tard. Ils y croyaient donc, à la "situation objectivement prérévolutionnaire" recherchée avec obstination par les marxistes-léninistes et autres trotskystes de tout poil. Seulement voilà : la France a déjà plusieurs révolutions au compteur. Elle sait se modérer. D'autant plus que ses dirigeants incapables ne savent pas se retenir de jeter l'argent par les fenêtres. Alors, s'il y a un jour une nouvelle révolution, ce sera 1789, pas 1793.
 
Ils le comprennent d'ailleurs. Et le loup se change en agneau pour entrer dans la bergerie. Après tout, Chavez n'a-t-il pas été élu légalement avant d'entamer sa réforme constitutionnelle qui semble destinée à faire de lui un "président à vie" à la mode castriste ? Et Hitler, n'a-t-il pas d'abord gagné das les urnes avant d'établir sa tyrannie ?
 
Ils viennent donc de fonder un nouveau parti, prêt pour l'action démocratique à fin révolutionnaire.
 
Première limite : ils n'ont pas résolu la question de la balkanisation de l'extrême gauche. Deuxième limite : s'ils réussissent, non pas à prendre le pouvoir, mais à s'implanter électoralement, résisteront-ils mieux que le PCF, ex-parti révolutionnaire, aux sirènes de l'encroûtement ?
 
En tout cas, il reste à souhaiter qu'ils contribuent à clarifier les choix à l'intérieur du PS entre ceux qui penchent vers eux et ceux qui penchent vers le MoDem. 

10:15 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, MoDem, Bayrou, Besancenot | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook