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18/01/2008

La proportionnelle et le Conseil National.

Il existe plusieurs méthodes de calcul de répartition proportionnelle des sièges après un scrutin.
 
On a annoncé que celle de la plus forte moyenne serait utilisée. Selon ce que j'ai vu en général, elle consiste à opérer les opérations suivantes :
 
- diviser le nombre de votants par le nombre de sièges à pourvoir.
 
par exemple, s'il y a 2100 votants pour 33 sièges, on obtiendra un chiffre dénommé "quotient électoral" : 63,6.
 
- diviser le nombre de voix de chaque liste par ce quotient.
 
par exemple, si une liste obtient 500 voix, elle aura (500 : 63,6 =) 7 sièges correspondant à 445 voix. Selon la méthode du plus fort reste, les 55 voix restantes composent le reste que l'on compare au reste des autres listes et c'est celle qui a le plus fort reste une fois qu'on a attribué la totalité des sièges pourvus au quotient, qui a le siège suivant, et ainsi de suite.
 
Mettons qu'une liste ait 500 voix, une autre 467, une autre 336.
 
Celle qui a 467 aura également 7 sièges, mais un reste de 22 voix seulement.
 
Celle qui a 378 voix aura 5 sièges (318 voix) et un reste de 60 voix.
 
Dès lors, pour pourvoir le siège suivant, la liste qui a 378 voix, ayant le plus fort reste, obtiendra son 6e siège.
 
C'est une méthode simple, mais qui a la réputation d'être moins juste que la méthode à la plus forte moyenne.
 
Mettons qu'il y ait 13 listes (comme ça, la comparaison restera limitée, car il y a en Île de France 33 sièges mais 14 listes) :
 
Une liste a 500 voix
 
280
 
210 
 
140
 
138
 
136 
 
135
 
125
 
114 
 
110
 
98
 
59
 
55
 
Imaginons qu'il y ait 2100 votants et 33 sièges à pourvoir, donc toujours notre quotient de 63,6.
 
500 voix : 63,6 = 7,8
 
280 : 63,6 = 4,4
 
210 : 63,6 = 3,3
 
140 : 63,6 = 2,2
 
138 : 63,6 = 2,17
 
136 : 63,6 = 2,13
 
135 : 63,6 = 2,12
 
125 : 63,6 = 1,96
 
114 : 63,6 = 1,79
 
110 : 63,6 = 1,72
 
98 : 63,6 = 1,54
 
59 : 63,6 = 0,93
 
55 : 63,6 = 0,86
 
On voit donc qu'au quotient, les listes obtiennent 7 + 4 + 3  + 2 +2 + 2 + 2 + 1 + 1 +1 + 1 = 26 sièges. Il reste donc 7 sièges à attribuer.
 
La liste ayant obtenu 500 voix, si on lui en ajoute un, obtient un nouveau quotient de (500 : 8 =) 62,5.
 
280 : 5 = 56
 
210 : 4 = 52,5
 
140 : 3 = 46,67
 
138 : 3 = 46
 
136 : 3 = 45,3
 
135 : 3 = 45
 
125 : 2 = 62,5
 
114 : 2 = 57
 
110 : 2 = 55
 
98 : 2 = 49
 
59 : 1 = 59
 
55 : 1 = 55
 
On voit que les deux plus forts quotients sont 62,5, ces deux listes obtiennent donc les deux sièges suivants. Il en reste 5.
 
La liste 500 voix avec un coefficient 9  n'a plus qu'un quotient de 55,5
 
La liste 125 avec un coeff 3 n'a plus qu'un quotient de 41,6
 
Le siège suivant est attribué à la liste qui a eu en tout 59 voix. Il en reste 4.
 
L'un va à la liste en ayant obtenu 114 (coeff 57). Il en reste 3.
 
Le suivant va à la liste ayant obtenu 280 voix (coeff 56), puis à la liste 500 (coeff 55,5) et enfin à la liste à 55 voix en tout. 
 
Le résultat est donc le suivant :
 
Liste à 500 : 9 sièges
 
280 : 5
 
210 : 3
 
140 : 2
 
138 : 2
 
136 : 2
 
135 : 2
 
125 : 2
 
114 : 2
 
110 : 1
 
98 : 1
 
59 : 1
 
55 : 1
 
Total : 33.
 
Voilà à peu près la méthode qui sera employée. À vos calculettes dès les résultats connus. 
 
 

Quatre bureaux de vote ce soir dans le Val d'Oise.

Merci à Frédéric Lefèvre-Naré qui, sur France Démocrate, précise les conditions de l'élection du conseil national dans le Val d'Oise.

Niger : les deux journalistes en liberté sous caution.

On sait l'histoire de ces deux journalistes qui, au Niger, pour faire leur métier, ont triché avec une autorisation de déplacement pour aller dans une zone interdite par les autorités. Les deux hommes incarcérés viennent d'être libérés sous caution

12:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse, liberté, niger | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Une journée de vote en Île de France.

Il a été décidé de laisser sous embargo les résultats du vote qui a eu lieu aujourd'hui dans six des huit départements franciliens, jusqu'au scrutin des deux derniers départements, l'un demain, l'autre samedi.
 
C'est pourquoi je vais me borner à décrire la participation.
 
À Paris, elle est égale à 10%, score très faible. Dans les Hauts-de-Seine, au pinacle, elle dépasse 13%. Le tout ne fait pas un raz-de-marée et devrait porter les votants d'Île de France autour de 2000. Un poste au conseil national du Mouvement Démocrate sera donc acquis par (env. 2000 : 33 =) 60 voix. Le calendrier et les conditions du vote paraissent être la première cause de cette faiblesse. Il y aura du travail pour améliorer la participation pour le prochain scrutin.
 
Selon les premiers résultats, les Hauts-de-Seine, qui ont le taux de participation le plus élevé et dont les candidatures se sont réparties entre quatre listes crédibles, font entrer 7 élus au Conseil National soit un peu plus que le calque démographique. Paris "intra-muros" devrait atteindre sa proportion logique.
 
J'attends les résultats de province. En Rhône-Alpes, la liste d'élus conduite par Gilles Artigues brillerait ainsi que celle qui concourait avec le même programme que le nôtre.
 
Voilà tout ce que je sais pour ce soir.
 
Dès demain, je vais pouvoir me reconcentrer sur la rédaction de mon prochain livre, la Réformation des Fouages de 1426, pour la partie de la Bretagne dénommée le Léon, zone située au nord de Landerneau et à l'ouest de Morlaix.