Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/11/2008

L'impopularité de l'Amérique.

Les citoyens américains, dans leur majorité, savent que leur pays est devenu impopulaire presque dans le monde entier. Pourquoi cette impopularité ?

D'abord, bien sûr, parce que les Etats-Unis se conduisent en seigneur et non pas en égal. Ils sont le chef dans une version paternaliste des choses qui n'a plus guère cours parmi les nations développées.

Ensuite, parce que le pouvoir politique américain sert les intérêts de ses consortiums privés au moins autant qu'il s'en sert. Il y a donc utilisation de la force publique à fin d'intérêts particuliers, qui, au fond, choque beaucoup.

Autrement dit, parce que les Etats-Unis ont une pratique léonine de leur statut de super-puissance : ils ne sont pas les plus forts pour le bien commun, mais pour leur bien ; or quand on est le plus fort, on doit être le plus juste.

L'absence de justice de leurs choix diplomatique est patent au Proche Orient et là est l'incontestable point faible de Barack Obama : en promettant de soutenir la revendication d'Israël sur Jérusalem Est, il a choisi de cautionner une spoliation en fait scandaleuse. Disons-le, en dehors de l'époque où Clinton a été à deux doigts d'obtenir une paix juste entre les Israéliens et les Palestiniens, l'alignement systématique des Etats-Unis sur le plus-disant belliqueux israélien est un déséquilibre qui ruine l'image des Etats-Unis.

On mesure qu'en matière de politique étrangère, outre le multilatérlisme, Obama, s'il veut reconstruire un réel lien de confiance avec ses alliés historiques, voire au-delà, est devant une tâche immense.

Commentaires

"en promettant de soutenir la revendication d'Israël sur Jérusalem Est, il a choisi de cautionner une spoliation en fait scandaleuse."

mmm... il n'a pas non plus contredit la revendication palestinienne ! Toute solution vraisemblable pour la paix au Proche-Orient suppose de trouver un terrain d'entente entre Palestiniens et Israëliens sur la vieille ville de Jérusalem. "L'accord de Genève" avait fait le gros de la réflexion là-dessus. Le programme de Barack Obama ne contredit nulle part les dispositions de l'accord de Genève - http://origin.barackobama.com/pdf/IsraelFactSheet.pdf

Écrit par : FrédéricLN | 03/11/2008

@Fredéric LN
Il a déclaré à l'AIPAC que soutenait Jerusalem intégralement israélienne. Je peut retrouver la vidéo si tu veux

Écrit par : Claudio Pirrone | 03/11/2008

@Claudio : je crois avoir lu les principaux éléments du discours à l'AIPAC : il n'a pas dit "intégralement", il a dit "indivisible". Ce qui n'a rien à voir... Les Palestiniens eux-mêmes sont prêts à accepter une ville "indivisible" où eux aussi aient leur capitale (al Qods). Dans un conflit aussi ancien et aussi sensible, les mots ont une grande importance.

Écrit par : FrédéricLN | 04/11/2008

@ Claudio et FLN

Il paraît qu'il a dit le contraire aux Palestiniens le lendemain.

Écrit par : Hervé Torchet | 04/11/2008

Les commentaires sont fermés.