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18/05/2007
Demain soir, SOS copains.
Demain aprèm à 17h, je vais voir un petit spectacle joué par un copain.
C'est à Paris, 76, rue Jean-Pierre Timbaud dans le 11e, au "Chat noir" : "La Brinvilliers, marquise et empoisonneuse" de Franck Bertrand avec Annick Le Goff et Ludovic Schoendoerffer. L'entrée est au prix raisonnable de 10 Euros.
Message en passant.
Les autres séances sont les 26 mai, 9 et 16 juin.
22:20 | Lien permanent | Tags : théâtre |
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Les champs de courses illégaux.
En 2002, j'ai été appelé au secours par un petit vendeur d'équipements et de sites de golf que, dans un cadre associatif, j'avais connu lors de la mandature municipale 1995-2001 (j'étais alors adjoint au maire du 16e arrt de Paris chargé des sports).
Il s'opposait en effet depuis des mois à la création d'un practice de golf au milieu du champ de courses d'Auteuil. Et les préposés à la gestion de ce practice l'attaquaient devant les tribunaux pour diffamation : il accusait le GIE GALOP de gérer l'hippodrome désormais sans titre, puisque la concession n'en avait pas été renouvelée.
Or il savait que j'étais témoin privilégié de cette absence de titre légal.
J'acceptai de venir dire la vérité.
Son avocat, que je rencontrai, et que j'avais brièvement côtoyé durant la campagne de Barre en 1988 (dont il gardait une cicatrice au nez), m'indiqua qu'il préférait de ma part un témoignage écrit, instrument d'ailleurs légal.
J'indiquai donc par écrit que j'avais rapporté devant le conseil d'arrondissement en 1998 la prorogation d'un an de la concession du champ de courses d'Auteuil afin de permettre la négociation du renouvellement d'un ou deux champ de courses (y compris Longchamp) l'année suivante.
Puis que je n'avais plus eu de nouvelles de rien officiellement, ce qui devait indiquer que rien ne s'était passé (en vertu du principe juridique de la "symétrie des procédures").
De fait, les champs de courses fonctionnaient sans titre : il n'existe pas, en droit public, pour ce genre de concession, de reconduction tacite.
Or si la gestion quotidienne était désormais dépourvue de base légale (fait extrêmement grave pour une exploitation commerciale), le cas du practice de golf était pire : il n'était même pas prévu par le texte de la concession échue.
On nageait donc dans la plus scandaleuse illégalité.
Autant dire que, nanti de mon témoignage, mon allié fut relaxé, ses adversaires déboutés, et qu'ils ne firent pas appel. Le président de la chambre correctionnelle, très embarrasé, indiqua qu'il ne pouvait faire autrement que transmettre au Parquet.
C'est de cette date que les gens de l'UDF reprirent contact avec moi.
Il se trouve en effet que, si mes info sont justes, le parti pullule d'éleveurs de chevaux : Jean Arthuis, Jacqueline Gourault, Hervé Morin qui n'y est plus (mais dirige désormais les armées), et bien sûr l'ex-mari de Marielle de Sarnez, Philippe Augier, qui n'en élève peut-être pas, mais possède la haute main sur les ventes de yearlings à Deauville, ville dont il est maire depuis 2001. Et enfin François Bayrou, qui a, le plus honnêtement du monde et sur les conseils de Marielle de Sarnez, investi les gains de son Henri IV en poulinières.
Le marché du cheval est donc quadrillé. Je n'avais de toutes façons pas l'intention de jouer les chevaliers blancs, ayant fourni, à mon sens, suffisamment d'info à la justice, mais je me souviens de conversations où je sus qu'il serait dangereux pour tout ce monde-là que je m'énervasse. Je suis d'un naturel calme, ça tombait bien.
C'est seulement en 2006, il y a quelques mois à peine, que j'appris qu'on avait régularisé la situation des champs de courses.
Entre-temps, je sus que Lagardère père (président du GIE au moment des faits) avait parrainé Bayrou dans beaucoup de salons parisiens, qu'il l'avait aidé à se faire connaître.
J'appris aussi que dans le comité de cet établissement, désormais présidé par un fort honorable (mais peu attentif, visiblement) Rothschild, outre Bayrou, figurait aussi Lagardère fils, ce qui ne manquait pas de sel dans les événements récents.
Et tout ce monde-là ne se souciait guère de nager dans l'illégalité.
Oh, les chevaux, ce n'est plus mon dada.
16:28 | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : politique, présidentielle, sarkozy, royal, bayrou, udf, mouvement démocrate |
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