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12/02/2008

Quitterie Delmas avec Jean-Louis Ragot à Bois-Colombes.

Bois-Colombes est une commune de la deuxième couronne de la banlieue parisienne, juste au-delà d'un méandre de la Seine, à côté de Colombes, de la Garenne-Colombes, de Courbevoie et d'Asnières, au nord-ouest de Paris, en fait on la distingue mal de ses voisines car il s'agit de la même continuité urbaine au sens le plus fort du terme. On n'y accède pas par le type de train régional le plus commode (le RER) mais par un train qu'on prend à la gare Saint-Lazare dont je parlais l'autre jour à propos du VIIIe arrondissement de Paris.
 
J'ai donc pris le métro en bas de chez moi puis, à la station Saint-Augustin, j'ai fait un très curieux parcours labyrinthique d'escaliers pour parvenir jusqu'aux quais de la gare. Un train était à quai, il m'a conduit à Bois-Colombes en quelques minutes. Résultat : il m'a fallu vingt minutes de moins pour arriver là qu'à Nanterre qui est pourtant sur le RER et à même distance.
 
Quoiqu'il en soit, la ville semble assez diverse : autour de la gare, elle ressemble à certains quartiers parisiens, avec de petits immeubles petits-bourgeois et soignés, entretenus avec application, au milieu desquels le tempérament rude et inculte de la droite locale a planté des cubes de béton, comme à Neuilly, d'une laideur quasi-militante, façades sans esprit, mornes, planplan, des clapiers au prix de la pierre.
 
Un peu plus loin, on retrouve quelques pavillons comme j'en ai décrits à Bagneux et comme on en voit tout autour de Paris et jusqu'à l'extrémité de l'agglomération, tous antérieurs à 1950, voire à 1930.
 
Rue Charles Chefson, l'urbanisme évolue encore : maisons coquettes sinon bourgeoises sur la rue, puis des allées, des ruelles, bordées de ces maisons et donnant à angle droit dans la rue en question. Le tout donne une impression calme et aisée, quoiqu'un peu refermée sur soi-même.
 
Nous sommes attendus pour ce qu'on nomme une réunion de préau, qui se tient, logique, dans un préau, celui de l'école Jules Ferry (à tout seigneur tout honneur).
 
Quitterie Delmas est déjà là quand j'arrive, avec Virginie Votier, bientôt rejointes par Fabien Neveu et Marie-Laure Tréton.
 
L'équipe municipale qui se présente est en partie alignée assise devant une longue table faite des tables d'école. Un écran, derrière elle, est allumé par un rétro-projecteur qui nous montre le candidat et bientôt un ensemble de tableaux et de chiffres.
 
Quitterie est installée au milieu, à la place d'honneur mais le projecteur dans l'oeil.
 
Jean-Louis Ragot, comme elle doit partir, lui passe la parole. Elle explique la démarche de François Bayrou, le renouvellement, la volonté de bâtir une vraie alternative.
 
Jean-Louis embraie sur un long exposé très dynamique qui commence sur le mot "transparence", améliorer la "gouvernance", tous thèmes qui nous sont chers et qu'il faut particulièrement promouvoir dans le pot-au-noir sarkolandais, car la liberté peine à y gonfler ses voiles.
 
Il parle de lui-même, décrit son activité comme conseiller municipal d'opposition spécialisé dans les questions d'urbanisme. 
 
Puis il présente ses colistiers qui, un par un, se disent et expliquent leur implication. Plusieurs ont des métiers liés de près non pas à la gestion de leur ville mais à la gestion de collectivité locale en général. Il y aurait là une densité de compétence dont à coup sûr les habitants de Bois-Colombes bénéficieraient grandement.
 
Aucun n'est né à Bois-Colombes : c'est (ou ça a été) une ville où on vient (venait) s'installer. Quelques-uns sont là depuis longtemps (trente ans) d'autres depuis moins longtemps (quatre ans), mais tous ont la même opinion : une ville dispersée, difficile à cerner, souffrant de déséquilibres d'organisation et d'une gestion si calamiteuse qu'elle ne peut être qualifiée que de clientéliste.
 
Les finances de la commune sont en dégradation rapide, l'endettement a augmenté de 86% en cinq ans et atteint 94% de la masse budgétaire, soit 27 points de plus que la moyenne de cette taille de communes (27000 habitants).
 
Et le poste qui fait plonger les comptes municipaux, c'est celui des frais de personnel, qui a subi une très forte poussée (en termes de millions d'Euros) en deux ans. On voit à quoi peuvent servir toutes ces embauches.
 
Comme on peut s'en douter, le maire est vice-président du conseil général, tout juste sous la gouttière sarkozyste.
 
La salle, vaste comme ... un vaste préau d'école, s'emplit progressivement. Les gens du quartier viennent, le dialogue s'engage sur une enquête effectuée par l'équipe auprès des habitants, qui sont satisfaits de leurs écoles, mais trouvent leur ville malpropre et pauvre en instruments et lieux culturels. On débat sur la sécurité.
 
Et c'est là que Quitterie, Fabien, Virginie et moi avons dû quitter la réunion, avec regret, car les amis de Jean-Louis Ragot nous ont paru très professionnels, de vrais pro.
 
L'exemple de ce pourquoi les électeurs devraient voter dès le 9 mars. 

Dire du bien du MoDem n'est pas bon pour les stat.

Avec tout ce qui se passe dans le Titanic à l'UMP, je ne trouve plus moyen de dire du mal du MoDem, tant nos ridicules paraissent soudain dérisoires. Résultat : mes statistiques sont un peu moins bonnes. Quel cruel dilemne : faut-il donc laisser la campagne municipale suivre son bonhomme de chemin et me résigner à des stat en demi-teinte ?
 
Bon, et si j'en profitais pour parler du sénat ?
 
Perdu pour perdu, autant que je donne des info, même si elles n'intéressent que moi.
 
Voici l'affaire : le président du sénat Chritian bonnet-de-nuit Poncelet 82 ans remet son mandat en jeu en septembre comme la moitié des sénateurs. Or si l'UMP continue à creuser le fond de la piscine et si les campagnes s'offusquent vraiment de l'interdiction des cultures de maïs OGM, les pertes risquent d'être sanglantes et, malgré la sagesse de l'électorat qui refuse de nationaliser le débat, de nombreuses communes changer de képi.
 
Et si l'UMP perdait la majorité absolue au sénat ? Exit Poncelet qui s'est beaucoup trop rapproché de Sarkozy ces derniers mois.
 
Vous allez me dire, si la droite perd la majorité, la gauche la gagne, puisque le MoDem n'a plus guère de troupes sénatoriales fidèles.
 
Pas sûr.
 
D'abord, il reste quelques vrais fidèles comme Vanlerenberghe et Gourault, mais il y a, parmi les compagnons de Mercier d'autres modémistes qui s'ignorent plus ou moins. Et puis le MoDem devrait gagner quelques sièges sur ses nouvelles implantations politiques. Donc peut-être un groupe MoDem, voire Reconstructeurs en y incluant des dissidents d'ici ou de là.
 
Ensuite, il y a toujours les radicaux à l'affût. 
 
Et au-delà, chacun a vu ces jours-ci la gueule de faux-derche mine de finaud de Raffarin qui prépare un mauvais bon coup, sur fond de résurrection de la pétaudière vieille UDF (celle d'avant Bayrou, celle de Gichcard plop), grande force territoriale, incapable de promouvoir un présidentiable mais excellente dans la ventouse locale.
 
Alors ? Que ferons-nous ?
 
Faut-il participer au putsch, plutôt pousser pour l'élection d'un président du sénat de gauche, jouer le statu quo avec Poncelet ? Les cogitations et les calculs commencent dès le 16 mars au soir. C'est aussi ça, la politique : de la tambouille pas ragoûtante.

17:55 | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : politique, MoDem, Bayrou, sénat, UMP, Poncelet, Raffarin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Quitterie Delmas a raison : la France est presque championne d'Europe de l'encroûtement politique.

L'AFP fait le point sur la durée de mandat des maire actuels. Près d'un maire sur deux est en fonction depuis plus de vingt ans, deux sur trois depuis plus de onze ans. Il n'y a qu'en Suède et en Belgique que les maires aient une plus grande longévité. Ce n'est comme ça dans aucun grand pays européen.
 
Mais en France, quand on est maire, c'est pour la vie.
 
Vive le renouvellement. 

Rien ne va plus en sarkozye : la demi-finale de la Star'Ac dépassée par une série américaine !

Eh voilà, il fallait s'y attendre, toute la stratégie de communication de Sarkozy s'est effondrée : d'après le Film Français, hebdomadaire spécialisé dans l'économie du cinéma, qui s'intéresse de près à la télé, une série américaine, une simple série américaine, a dépassé la demi-finale de la Star'Ac !
 
Tout est fini, adieu veaux, vaches, cochons de la communication sarkozyste, c'est le naufrage, le gouffre, l'abîme... La téléréalité, c'est fini, les strass à deux balles sont périmées, qu'est-ce qui va rester ?
 
Martinon, le porte-parole de l'Élysée, mais oui ! lui, il va sauver la communication du président. Euh ...
 
Dernière minute : Teullé maintient sa liste à Neuilly. Oh, ils finiront bien par toucher le fond.

12:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, télévision, Sarkozy, Martinon, Star'Ac | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook