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12/12/2007

Élection du conseil national du MoDem : le mystère d'un courriel.

Voici le début de la note que notre excellent ami Farid Taha, l'une des plus fines plumes de la blogosphère MoDem (ou de la "bayrousphère" selon une jolie expression que l'ai lue à propos de Quitterie Delmas), a rédigée après avoir reçu un courriel circulaire émanant ce matin du siège du MoDem, circulaire pour ... lui tout seul, car il est apparemment le seul à l'avoir reçu. Gageons qu'il s'agit de l'hirondelle qui annonce le printemps :
 

Le MoDem est train de se construire avec un calendrier assez "bousculé" en cette période de fin d'année.

L’élection du Conseil National du MoDem conformément à l'article 9 alinéas 2 des statuts, interviendra au décours du mois de Janvier 2008, pour élire dans un cadre régional, 180 membres à la représentation proportionnelle (Listes régionales).

Pour info le scrutin actuel ne concerne pas la fédération des élus qui comportera 60 membres et interviendra probablement plus tard (conseillers régionaux généraux etc...).

Les présidents des bureaux départementaux sont membres de droit du Conseil National.

Le nombre de sièges par région répond à un calcul savant qui m’échappe totalement mais qui donne 5 sièges pour notre région, la Picardie avec ses 3 départements (Oise+ Somme+ Aisne). Pour le reste et par ordre alphabétique on retrouve:

Alsace : 5 titulaires + 3 suppléants
Aquitaine : 9 titulaires + 5 suppléants
Auvergne : 4 titulaires + 2 suppléants
Basse Normandie : 4 titulaires + 2 suppléants
Bourgogne : 4 titulaires +2 suppléants
 
 
La suite ici

Pourquoi Victor Hugo a-t-il fini par plaire à tout le monde ?

Devenir consensuel est le drame que redoute tout auteur, car c'est le toboggan irrémédiable vers l'oubli, au mieux prestigieux, au pire indifférent. Victor Hugo en est-il arrivé là ? Est-il tombé à ce point ? Non, je ne crois pas. Et pourtant, il plaît un peu à tout le monde, ou du moins il est rare qu'il dérange ceux à qui il ne parle plus.
 
Qu'est-il donc arrivé ? Que s'est-il passé ?
 
L'effet seulement du temps ? Le rabotage du rabâchage scolaire ? A-t-on trop appris "Mes deux filles" à l'âge de sept ans et "Les Djinns" à celui de douze ? Victor Hugo finit-il par se confondre avec l'ensemble de l'architecture institutionnelle de notre société ? Est-il finalement l'article 0, écrit à l'encre sympathique, de notre consitution ? Peut-être.
 
Est-il en fin de compte victime de son succès ?
 
Trop fort, Victor Hugo ?
 
Disons en tout cas qu'il y a, dans son oeuvre, de quoi plaire à tout le monde : les catholiques adorent ses premiers recueils et même encore les "Rayons et les ombres", véritable joyau de technique poétique où la métaphysique sage, presque vignyesque, se glisse par longues flâneries, et ils retrouvent même matière à contentement dans l'étrange et tardif recueil inachevé, époustouflant par éclairs, "La fin de Satan" ; les autres déistes goûtent la "bouche d'ombre" des "Contemplations", certains passages des "Travailleurs de la mer" voire de "93", ou même de "le légende des siècles" ; les anticléricaux raffolent du sulfureux Claude Frollo de "Notre-Dame de Paris" et ne voient dans le Monseigneur Myriel des "Misérables" qu'une dénonciation de la richesse de l'Église sans d'ailleurs examiner que débarrassée de ses dorures sulpiciennes, l'Église redevient tolérable (malgré lui) par le grand homme ; les conservateurs l'apprécient parce qu'il appartient au passé ; les progressistes, parce qu'il a voulu l'avenir ; les vieux, parce qu'il leur rappelle leur enfance ; les enfants parce qu'il est rythmé ; les anar parce qu'il a été chanté par Brassens (ah, la "légende de la nonne !") ; les humanistes parce qu'il a défendu inlassablement l'être humain contre la machine sociale ; les révolutionnaires parce qu'il a été indulgent pour les Communards ; les francs-maçons parce qu'il défendait la conscience ; les utopistes parce qu'il ne s'est jamais résigné... Bref, tout le monde, à un moment ou un autre, a l'occasion d'un coup de foudre pour Victor Hugo.
 
Et pourtant, que lit-on de lui ?
 
Les poèmes étudiés en classe ("la rose et l'infante" : "tout en ce monde est aux princes, hors le vent", "les Djinns" : "Murs, Villes, Port, Tout dort...", et quelques autres), les extraits du Lagarde et Michard ou équivalents, les pièces des classiques Hachette ou équivalents.
 
Qui lit encore Victor Hugo à l'âge adulte à part Jean-François Kahn et moi? 

19:40 | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : littérature, écriture, poésie, victor hugo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook