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17/03/2008

Quitterie Delmas, sur BFM Radio, met l'accent sur les adhérents du MoDem.

Invitée avec Bernard Sananès (qui faisait partie lui aussi de l'équipe jeune centriste d'Éric Azière dans les années 1980 et s'est ensuite reconverti en pub et en villepinisme), Quitterie Delmas s'est une fois de plus employée à synthétiser les élections municipales : "la gauche a une bonne image de gestion des villes". Elle a rappelé le vrai score moyen des listes du MoDem. "François Bayrou a rempli son job de chef de parti" en retroussant ses manches pour se présenter aux municipales ... puis elle a élargi le débat : "le PS et l'UMP ne sont pas sincères". "Aujourd'hui, on a besoin ... de trouver de nouveaux clivages".
 
Le MoDem no future ? "Il serait suicidaire de ne pas vouloir apporter quelque chose de nouveau à la vie politique française". "Les 65000 adhérents ... ont beaucoup à apporter à la vie politique française". Toujours dans le même sillon, elle a donc mis l'accent sur les adhérents, leur rôle, leur engagement et leur pouvoir.
 
Un secrétaire d'État à l'économie numérique ? Ce qui rend Quitterie vigilante, c'est "la liberté d'expression sur Internet" : "je n'ai pas envie que l'État mette son nez là-dedans".
 
Sur le Tibet, "en parler de plus en plus fort" ... mais "on est tenu" par les marchés ... "je n'ai pas la solution magique". Mais il faut progresser, pour "notre amour de la démocratie".

Salon du Livre : la journée des professionnels.

Le lundi est la journée que le salon du Livre réserve traditionnelllement aux professionnels, bibliothécaires, libraires, voire prof. Pour certains éditeurs chevronnés c'est encore le moment de travailler un réseau de terrain qui peut rester précieux pour des ouvrages que les gros diffuseurs absorbent mal. Il n'y a pas si longtemps, Berger et Fasquelle faisaient là encore leur apparition la plus remarquée au salon sur leur stand Grasset, toutes voiles dehors pour leurs correspondants. Bien dans la tradition, le longiligne Nora était là ce matin quand je suis passé dire bonjour (on a eu la gentillesse de m'y offrir un verre du jus d'un fruit exotique orange).
 
Plus loin, j'ai croisé le jovial Jacques Clément, de chez Coop Breizh, qui m'a tout de même confié ses soucis dus au fort tassement du marché du disque, qui représente une consistante proportion de leur chiffre d'affaires. 
 
J'ai assisté cet après-midi à l'une encore des tables rondes sur l'économie du livre et le numérique. Elle était intitulée "Les libraires doivent-ils avoir peur du numérique ?" et, à en juger par l'épaisse foule de libraires qui débordait largement l'espace de la conférence, il y a bien une partie d'entre eux qui se demande s'il faut avoir peur.
 
Excellent exposé d'un personnage (est-il celui de Numilog ?) pour cerner le sujet et le distinguer en plusieurs branches : la vente par Internet et l'édition numérique notamment, cette dernière partie lui paraissant plus menaçante mais éloignée dans le temps.
 
Sur le commerce en ligne, phrases rassurantes pour expliquer qu'il plafonne, selon ce qu'on a observé, à 15% du marché en général.
 
Un représentant de "Google recherche de livres" est là pour expliquer qu'il ne faut pas avoir peur de lui et que d'ailleurs Google s'emploie à rendre bien des services aux libraires.
 
Un libraire trsè en pointe définit l'avenir et se montre confiant en relevant que la mutation du commerce des livres permettra d'inverser la tendance qui, jusqu'ici, voulait que les libraires occupassent toujours plus d'espace ; il ajoute que la profession va changer et que ce qui sauvera le métier, c'est tout l'ensemble de services rendus aux lecteurs et aux autres.
 
C'est sur cet excellent postulat que je m'éloigne, appelé par une voix familière.
 
Avant de partir, je passe saluer Jean-Louis Hue au Magazine Littéraire mais ... il n'y est plus : le magazine, autrefois dirigé par Nicky Fasquelle, a quitté la rue de Texel où il avait rejoint un groupe, et a fini par rallier, avec ce groupe, les locaux du Point et l'avenue du Maine.
 
Goddam ! comme dirait Figaro. On m'a tout caché pendant que je m'occupais d'autre chose.
 
Et le plus drôle, c'est qu'il a désormais pour directeur de la rédaction Joseph Macé-Scaron, qui faisait partie de l'équipe des jeunes du CDS présidée par Éric Azière dans les années 1980 (et que j'ai lu plus récemment dans "Marianne"). Décidément, le monde rétrécit. 

Quitterie Delmas sur Europe 1 : "une crise politique majeure".

Dans son deuxième débat des jeunes pour les municipales sur Europe 1, Quitterie Delmas a insisté sur la "crise politique majeure" que représente l'abstention record.
 
"On a un parti qui est en train de se construire... on n'a pas fait pschitt..." "Je voudrais qu'on ne vole pas les listes sans étiquette" non plus. "Il est impossible de compter les voix dans cette élection". Les candidats sur des listes conduites par d'autres partis sont comptés avec ces partis. "Je préfère qu'on ne compte pas (les voix) et qu'on participe à la rénovation de la démocratie".
 
"Je suis triste que Jean Tibéri soit réélu". "Collectivement, je pense qu'on a une responsabilité... avec Bertrand Delanoë".
 
"Non, Bayrou n'est pas mort (J'en profite pour signaler que dans le débat précédent, Catherine Nay avait dit dans la même phrase que Bayrou était mort mais qu'il serait là pour la présidentielle de 2012). Il a entrepris un chemin qui est difficile". "Tant que la classe politique ne sera pas plus représentative, nous aurons vocation à nous engager".
 
"Le but du MoDem est de répondre à une soif d'engagement politique".
 
"Il faut respecter le MoDem et arrêter de lui infliger la double peine, parce qu'on n'est jamais du bon côté (selon les commentateurs)". "Je félicite Martine Aubry, par exemple" qui s'est alliée avec le MoDem sans y être contrainte par la nécessité.
 
"Les réformes ne se feront qu'avec l'assentiment des Français". "O peut tous changer au quotidien les choses". "Il faut moraliser le capitalisme financier".
 
"Je ne souhaite pas qu'on continue à accentuer la dette publique". Il va falloir inventer autre chose pour résoudre les problèmes d'urgence".
 
"Il y a une piste qui m'intéresse... la distribution des revenus du capital".
 
"J'encourage tous ceux de notre génération à s'engager" (pas seulement e politique). "C'est à notre génération d'apporter sa contribution à l'avenir".

Salon du Livre : le débat sur le numérique continue.

Samedi matin, j'ai réussi à capter une grande partie d'un débat où il était question du modèle gratuit et du modèle payant. S'y trouvaient David Dufresne, de Médiapart (un peu tendu avant l'ouverture du site qui a eu lieu hier), Pierre Haski, cofondateur de Rue89 (qui a expliqué que son site ne vivait ni de la pub ni des clics, mais de prestations annexes de services), Philippe Thureau-Dangin, de Courrier International, et un représentant des Échos.
 
Ce dernier est arrivé avec un e-paper, Les Échos sur support numérique portable, un produit encore très coûteux, mais qu'il a très bien vendu, et qui permet d'avoir son journal électronique chaque jour. Il regrettait qu'aucun éditeur ne se soit joint à l'initiative, car cela aurait fait baisser le coût unitaire. Et il a raison : l'édition "grand public" doit se tourner vers les produits innovants à forte marge pour restaurer sa situation économique difficile. C'est ce que j'écrivais l'an dernier et je le pense plus que jamais.
 
Dufresne a présenté Médiapart et l'idée qu'ils ont eue pour organiser une articulation entre gratuit et payant. Il a signalé que Médiapart serait gratuit pendant quelques semaines.
 
Haski a défendu le modèle gratuit, tout en expliquant que la comptabilité des clics restait fragile pour envisager une rentabilité, puisqu'il lui a fallu s'inspirer de la fondation Mozilla pour définir un éqilibre économique.
 
Je n'ai pas entendu ce qu'a dit Thureau-Dangin mais je signale un intéressant article de sa publication.
 
Et ce matin, un très intéressant exposé sur la communauté Couperin.org, qui rassemble des chercheurs et des entités de recherche autour de partage et de commercialisation. 

Quitterie Delmas sur France 24 : "on a tenu la promesse faite à l'élection présidentielle.

Invitée de la chaîne France 24, Quitterie Delmas a commencé par saluer la bonne image des équipes de gauche qui ont souvent été reconduites dès le premier tour, et elle a souligné que dans les 350 villes où le MoDem s'est présenté, il a obtenu 16% en moyenne.
 
Elle a estimé que les Palois avaient mis en doute le fait que Bayrou puisse être assez disponible pour eux. Et d'ailleurs, elle s'est félicitée que d'un mal puisse sortir un bien, puisque du fait de son échec, Bayrou sera plus disponible pour construire le MoDem.
 
La stratégie du MoDem, a-t-elle martelé, a été faite dans chaque ville, et les alliances au 2e tour dans chaque ville, en fonction des intérêts des gens, avec le but de dépasser les étiquettes pour ne considérer que l'intérêt général. En somme, "on a tenu la promesse de l'élection présidentielle".

Bilan contrasté pour le PS du Finistère.

À l'occasion des élections municipales, le Parti Socialiste a certes ravi Quimper à l'UMP (qui avait pris cette ville en 2001 au PS qui l'avait prise en 1989 au RPR et ainsi de suite), mais il a perdu de nombreuses villes-clefs : Châteaulin, Concarneau, Douarnenez, Morlaix et Quimperlé en particulier.
 
En pleine vague rose, le PS n'a dû de conserver l'un des bastions de la gauche, Penmarc'h, qu'à quelques poignées de voix, de la même façon qu'en pleine vague bleue, au printemps, la députée UMP sortante avait été sortie par le PS. Il semble donc que la politique soit devenue un peu folle en Finistère, ou que l'esprit de contradiction s'y soit développé d'une façon superlative.
 
Le cas le plus significatif est Pont-l'Abbé, dont j'ai parlé à propos du trader Jérôme Kerviel. J'ai indiqué dans cette note précédente qu'en près d'un siècle, la ville avait fait un balancier strict d'un mandat sur l'autre, passant constamment de droite à gauche, puis de gauche à droite, sauf lorsqu'elle fut dirigée par un centriste qui fit ... deux mandats successifs ! avant de prendre hélas sa retraite. Eh bien, ça n'a pas manqué : au premier tour (il n'y avait que deux listes, les MoDem locaux n'ayant pas réussi à s'entendre entre eux pour en faire une troisième d'alternative aux deux autres), la ville est passée de droite à gauche ... pour 26 voix. Vingt-six et pas une de plus. J'espère qu'avec ce genre de résultats, on finira par comprendre que ces villes ont en fait besoin d'être gérées au centre, en mélangeant des points de vue de droite et de gauche, et non d'une façon polarisée.
 
En tout cas, le rééquilibrage semble amorcé en Finistère. 

03:05 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, municipales, ps, finistère, bretagne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook