Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« 2008-02-24 | Page d'accueil | 2008-02-26 »

25/02/2008

Quitterie Delmas sur RNT annonce sa future candidature à la présidence du MoDem parisien.

Invitée ce soir à "marrainer" la toute nouvelle (et dynamique) émission politique de la radio RNT (Radio Nouveaux Talents), "Politic'Addict" de 20 heures à 21 heures, Quitterie Delmas a développé sa vision du MoDem.
 
"J'ai envie qu'une génération nouvelle se lève". "Le message de démocratie interne, de renouvellement compte" aux yeux de François Bayrou. "Prendre la carte d'un mouvement politique est un acte fort". "Pour changer les pratiques politiques, il faut se battre en interne".
 
"Dans ma génération, on n'est pas tous prêts à accepter tout en n'importe quoi". "Toutes les règles du jeu sont perverties". Las Martinon est exemplaire de l'arbitraire. "Je me bats pour faire évoluer les règles du jeu"... "ça me ferait plaisir (d'être investie) mais si je n'ai pas accepté les règles du jeu pour d'autres, je ne peux pas les accepter pour moi". "Aujourd'hui, l'Assemblée Nationale a une moyenne  d'âge de 57 ans, alors que l'âge moyen des Français est 39 ans". "Si nous les jeunes on ne se sent pas représentés, c'est à cause des partis politiques", les cas d'Aeschlimann et Balkany étant exemplaires.
 
Elle a annoncé sa future candidature à la présidence de la fédération de Paris du MoDem, dans quelques semaines.
 
Son parcours ? "Je suis entré à l'UDF par Internet". "C'est après ça qu'on m'a demandé de figurer sur la liste d'André Santini"... "J'ai l'impression de ne plus être un alibi".
 
Être jolie en politique ? "On est dans un temps de communication et d'image, on va se servir de l'image des gens". Il y a des élus un peu encroûtés. "Ils ne sont pas très à l'écoute de ce que pourrait dire la femme, ni de ses compétences". La plupart sont partis.
 
Les départs de leaders ? "Je n'ai pas été attristée par les départs"... "j'ai pris le contre-pied en ne votant pas pour Nicolas Sarkozy".
 
Paris ? "Bertrand Delanoë a plutôt un bon bilan" ... "on peut améliorer la représentativité".
 
La baisse de popularité du président ? "C'est ça, la rupture, il ne l'a pas volé"... "J'aimerais qu'il se ressaisisse". "On a le droit de se tromper, dans la vie". "Les Français, notamment de notre génération, sont extrêmement déçus". Il a promis qu'il s'occuperait de tout à notre place. "Il n'existe pas de sauveur, je trouve dommage qu'on se retrouve dans cette situation aujourd'hui".
 
La e-démocratie ? "J'ai adopté une charte qui s'appelle Néthique"... "on dit tout ce qu'on veut sur mon blog"... "on s'autoéduque"... "Je ne veux pas que les pouvoirs publics interviennent". "Je ne modère pas a priori".
 
Les municipales ? "Je n'entends pas dire que l'UMP est divisée quand il y a trois ou quatre listes UMP ou PS dans une ville mais on dit ça du MoDem". "Nous, on a des convictions, on a un projet pour une ville, on ne va pas regarder les gens selon leur étiquette politique, mais selon leur compétence et leur projet". "On essaie de réfléchir d'une façon pragmatique et avec nos convictions"... "Et alors, l'ouverture des listes de droite et de gauche partout ?" "Quel est le point commun entre un fabiusien et Sarkozy, à part être contre François Bayrou ?" "Le cas de Lyon est superintéressant"... Éric Lafond ... "enfin, une clarification politique".
 
L'alternance ? "Il y a deux partis politiques, le PS et l'UMP"... "qui ne disent jamais les points sur lesquels ils convergent" or "il faut mettre un coup de boost sur les réformes"... "Il y a des différences fondamentales c'est vrai" mais "les clivages d'hier ne sont plus pertinents" ... "Est-ce qu'on peut définir de nouveaux clivages ?" "Je veux bien me battre, mais pour de vrais" clivages.
 
Gouvernement Fillon ? "Je ne ferai pas partie d'un gouvernement Fillon"... à cause de son projet de société. "Il va y avoir des recompositions politiques"... "Internet nous permet" bien des innovations. "Il faut rassembler ceux qui ont envie d'avancer pour confronter à Nicolas Sarkozy un autre modèle de société".
 
"Je ne suis pas au centre : je suis démocrate".
 
(Et pour terminer, un coup de griffe mérité contre Bruno Julliard et un soutien à Éric Azière).

6 notes pour tous.

1 Rendez-nous l'abbé Pierre : Martin Hirsch, qui avait déjà adressé un courrier assassin à François Bayrou au sujet du RSA, vient de se distinguer en dénonçant bien après coup des "insultes" que l'ex-président Chirac aurait proférées à l'encontre des membres d'une instance dont il était alors le président, l'AFSSA. Outre que pour un chrétien, la rancune tenace que prouve Hirsch méritera moultes pénitences, on voit que le haut commissaire est plus "haut" qu'humble et que l'idée de perdre sa mission quasi-ministérielle à l'occasion du prochain remaniement le rend malade. Où a-t-on rangé l'abbé Pierre, vite, qu'on nous le rende !
 
2 Réorganisation de la plateforme hautetfort ? Ce matin, la page interne de mon blog a changé, en même temps que se produisait un véritable cataclysme dans mes connexions à des blogs hautetfort : lorsque j'essayais de me connecter à mon blog favori, celui de Quitterie Delmas, j'atterrissais un peu n'importe où : chez Jean-Luc Romero (que je salue au passage), chez Patrice de Plunkett, chez divers blogueurs (plusb3llelavie, je crois), bref, c'était bizarre, et le plus étonnant était une sorte d'effet rétro de ma connexion, car les blogs en question apparaissaient l'un après l'autre comme des pages de mon propre blog visitées par des internautes, ce dans les statistiques fournies par Statcounter, mon compteur complémentaire. Comptabiliser comme miennes mes connexions chez les autres devenait un sommet de surréalisme. Un autre effet singuier, noté par Marie-Laure Tréton, fut une sorte de folie qui s'empara du widget MoDem, pris d'une forme d'effet vintage, ressortant des notes antédiluviennes et surtout des chapelets de notes de blogs assez farfelus dans une optique MoDem. Personnellement, la widget ne représente que 1% de mes connexions, mais je me connecte souvent chez les autres à travers elle.
 
3 J'ai découvert l'effet wikio : ma note sur la chronologie de l'affaire de la vidéo du salon de l'agriculture a été placée dans la revue de blogs de wikio, ce qui m'a valu de nombreux nouveaux visiteurs, qui j'espère reviendront.
 
4 Qui peut encore prétendre que "Métro" est un journal de gauche ? Le journal "Métro" est un gratuit distribué près des stations de métro parisien. Quitterie y a été interviewée plusieurs fois durant la campagne présidentielle dans des débats pluralistes. On le classe en général à gauche. Or voici que la une de "Métro" porte la photo de Sarkozy avec ce titre : "Seul contre tous". "Métro" relaie donc la tentative sarkozyste de victimisation. Or ce journal se trompe et ceux qui disent comme lui avec lui. Car Sarkozy n'a qu'un ennemi : lui-même.
 
5 Je viens de m'inscrire à CoZop, un média très libre apparemment. Mais je n'y comprends rien.
 
6 Plus que deux semaines à peine avant le premier tour...

15:22 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, blogs, wikio, cozop, municipales, hirsch, métro | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Les oscars et la France des cartes postales.

En couronnant "La môme" à travers l'extraordinaire interprétation de Piaf par Marion Cotillard et "Ratatouille", l'un des meilleurs dessins animés des studios Pixar (avec à mon avis "Les indestructibles" et "L'âge de glace"), l'académie américaine du cinéma a couronné la France (et surtout le Paris) des cartes postales.
 
Montmartre, les bons petits plats... 
 
À l'heure du rapprochement spectaculaire entre la France et les États-Unis, ce choix peut paraître un peu "politiquement correct". Il aurait eu plus de force à l'époque de la guerre en Irak. Mais ne boudons pas notre plaisir : Cotillard est une grande actrice et Ratatouille donne envie, comme dirait Quitterie Delmas", de "manger un bon plat français".
 
Il reste que si l'objectif est d'inciter les touristes américains à revenir en France, ces deux oscars n'auront servi à rien : le dollar est trop bas, d'une part et les touristes américains ont commencé à se faire moins nombreux dès 2001, avant la guerre d'Irak et avant même le 11 septembre.
 
C'est que l'Amérique est un pays en difficulté. Difficulté certes relative, puisqu'il s'agit toujours de la première puissance économique et militaire mondiale. Mais difficulté réelle : jusqu'ici, l'Amérique, se plongeant dans la panade, entraînait le monde avec elle et forçait la planète entière à son chevet à résoudre ses problèmes à sa place ; or cette fois-ci, les dommages collatéraux de la crise des subprimes sont certes réels aussi bien pour les systèmes financiers d'extrême orient que poour la croissance européenne déjà faible, mais on entend les observateurs économiques signaler que ce n'est plus comme avant, l'impact n'est plus le même, l'Amérique n'alourdit plus autant le monde de ses crises.
 
La même remarque, en un certain sens, a été faite récemment par Edelstenne, le patron des avions Dassault, qui notait qu'alors que les États-Unis, il n' a pas si longtemps, représentaient 90% du marché des avions privés Falcon, ils n'en absorbent plus que 27%, le reste allant vers les économies émergentes.
 
Les États-Unis connaissent cette faiblesse, ils l'ont notée eux aussi. C'est certainement pourquoi ils ont choisi ce moment précis pour détruire un de leurs propres satellites sous les yeux du monde : il fallait prouver que si le lion a des rhumatismes, il possède encore toutes ses dents.
 
Cependant, cette preuve de force est en fait un aveu de faiblesse : les vrais forts n'ont pas besoin de prouver leur force, tout le monde la connaît.
 
Merci donc à l'Amérique de se souvenir de Lafayette et de Rochambeau. Il y aura certainement des temps futurs où l'Europe et es États-Unis devront travailler de nouveau ensemble. À égalité.

14:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, paris, cotillard, ratatouille, États-unis | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Internet 1 - Sarkozy 0

Comme le note très justement Thierry Crouzet, force est de constater que c'est Internet qui a imposé la vidéo prise par le site du Parisien comme information notable. La chronologie que j'ai établie hier matin l'établit sans équivoque.
 
Difficile de décider cependant que cette mobilisation subite d'Internet (plus d'un million de visites en 36 heures) est dirigée spécifiquement contre le présipathe. L'événement existe en soi, il y a dans le fait de venir le voir comme un réflexe de badaud. Force est d'ailleurs de constater aussi que la capacité de Sarkotrash à mobiliser le buzz semble en baisse, puisque la vidéo belge qui l'avait montré un peu "flottant" au sommet du G8 avait été bien plus regardée encore.
 
Donc pas de précipitation dans l'interprétation.
 
Et cependant, il est permis de se demander s'il n'y a pas eu, de la part des internautes, une forme de joie et de revanche après les inquiétudes suscitées par le rapport Olivennes, la multiplication des pressions sur les blogueurs, la négociation très dure sur la taxation des supports de stockage au nom de l'encadrement de la copie privée, bref, il y aurait eu matière à énervement des internautes.
 
Dès lors, j'ai bien envie d'ôter le point d'interrogation et d'écrire : Internet 1 - Sarkozy 0.