02.09.2008

L'arnaque de la vente des billets d'avion par Internet.

Ayant constaté que le programme de l'Université d'été de rentrée commençait à 11 heures du matin vendredi et ne disposant ni d'un hébergement chez l'habitant(e) ni d'un moyen de téléportation, ayant donc écarté l'idée de rouler en voiture toute la nuit et de prendre un TGV à 5 h du matin (qui n'existe pas et qui d'ailleurs ne s'arrêterait pas à Fréjus-St-Raphaël mais aux Arcs), et bien sûr de faire appel à des technologies futuristes, je me suis intéressé cet après-midi aux billets d'avion Paris-Toulon-Paris pour un 5 à 7 très septembre.

Il existe plusieurs sites proposant des billets "pas cher" (Opodo, d'autres, et Expedia.fr qui a l'avantage de proposer la location de voiture jointe, étant donné qu'un joli petit paquet de kilomètres sépare l'aéroport de Toulon-Hyères de notre camp de base n° 1 de Cap Estérel. Au passage, je signale qu'en 23 universités de rentrée d'été et un certain nombre de congrès statutaires, j'ai observé que, statistiquement, il est rare que les navettes soient au rendez-vous de la gare ou de l'aérodrome, et qu'il est donc prudent de conserver son indépendance pour accéder au site et pour en sortir.

Quoi qu'il en soit, les sites voyagistes m'ayant renvoyé avec monotonie sur les trois mêmes vols d'Air France vendredi matin et sur les trois mêmes vols d'Air France dimanche, j'ai fini par me connecter directement sur Air France.fr, qui d'ailleurs pratiquait à peu près les mêmes prix que les sites "dégriffés", mais sans l'option voiture, essentielle à mon organisation.

Je suis donc revenu vers Expedia.fr.

Hélas.

Là, merveille : un vol vendredi matin d'Orly à 7 h 25, arrivant à Hyères à 8 h 45, donc à Cap Estérel vers 10 h 30 au plus tard, c'était parfait. Voiture incluse, le prix s'élevait à 276€, idéal.

Je cliquai rageusement.

En vain : ce tarif proposé n'était en fait pas disponible.

Je me rabattis sur le suivant : 318€, un peu moins idéal mais tolérable.

Là, la transaction commença, je remplis un questionnaire sur toutes sortes de données perso et même ma carte bancaire pour payer en ligne. hélas, d'écran en écran, d'erreur en erreur, en correction de détail à refaire trois fois, le temps passait. Le pompon fut qu'il fallut que je m'inscrivisse, n'étant pas inscrit à Expedia.fr. Nouveau formulaire, nouveau chapelet d'erreurs qui bégaient. À l'arrivée, triomphant, je clique, enfin, pour parachever la transaction. Hélas, entretemps, celle-ci est devenue impossible, il faut téléphoner.

Je téléphone, on m'explique qu'en fait, au moment où j'ai cliqué, le tarif disponible quelques minutes plus tôt n'existait plus et qu'il est maintenant de ... 388 € !

Ainsi, non seulement je n'ai pas de billet pour me rendre à l'université de rentrée, mais ce site de vente en ligne dispose de toutes mes coordonnées personnelles, y compris bancaires. Le jour où Bayrou (et Quitterie, pensée spéciale pour la conversation sur son profil facebook cet aprèm) s'insurge(nt) contre le fichier Edvige, je trouve qu'il serait bon que l'on mette bon ordre dans ce vol à la tire que constituent les manoeuvres douteuses des sites de vente en ligne.

Quant à l'Université de Rentrée, du coup, bien que j'y sois inscrit, j'hésite à m'y rendre.

26.06.2008

Prochain bon business : FAI off shore.

On a parlé et reparlé du projet Hadopi, de la riposte graduée et de tout ce dispositif en vérité liberticide et on a eu raison de le condamner.
 
Reste que pour ceux qui seront ainsi privés de leur accès, il n'y aura qu'à espérer que soit créé un nouveau FAI, installé à l'étranger (au hasard : à Monaco, en Andorre...), car seuls les FAI basés en France seront concernés par le projet.
 
Donc, une bonne idée d'activité pour des jeunes entreprenants et industrieux : créer un nouveau FAI, capable de faire parvenir les outils de connexion en France (même par la Poste), mais insusceptible de subir les foudres de l'autorité administrative. Petits génies, pensez-y ! 

20.06.2008

Blogosphère : plus dangereuse que GW Bush ?

Je vous invite à lire l'article de Courrier International en lien. À côté de ce que dénonce à juste titre Quitterie Delmas, on peut dire que vraiment, Internet les rend fous.
 
Non seulement les internautes sont les vampires qui siphonnent la sève des marchands de disques et de films, mais les blogs seraient une menace pour la liberté et la démocratie en raison de leur opacité, des règles de fonctionnement de la blogosphère et, surtout, de leur capacité de désinformation.
 
Décidément, la liberté est bien effrayante.
 
Et quand l'équipe de George W Bush a menti au monde entier et au peuple américain au sujet des armes de destruction massive prétendues en Irak, a-t-il eu besoin d'Internet pour sa désinformation et sa manipulation ? Bien sûr que non. Allons, c'est une farce, une mauvaise farce.
 
Il va falloir que les eurodéputés, les nôtres, présents et futurs, s'engagent pour la défense de la liberté d'expression, notamment sur Internet. 

04.06.2008

Projet Hadopi : la pétition dépasse les 20 000 signatures.

Ce soir, à 22h 45, il y avait 20 089 signataires de la pétition contre le projet Hadopi dont Quitterie Delmas a été l'une des premières signataires parmi les politiques. Si vous ne l'avez pas fait et si vous souhaitez préserver Internet de ce projet liberticide, courez signer la pétition.
 
N'oubliez pas non plus, si comme nous vous pensez que le cumul des mandats est un grand obstacle au renouvellement des acteurs politiques, d'aller signer la pétition signalée par Quitterie Delmas. Et faites passer

24.05.2008

Bientôt 10 000 signatures contre le projet Hadopi.

Aujourd'hui à 15 h 10, il y avait presque 9500 signataires de cette pétition. En trois jours, c'est un bon début. Plus que 19 990 500 pour faire autant que les Ch'tis.
 
Je signale une note très alarmante sur le fait que le projet Hadopi pourrait signifier la fin du wifi ouvert. 

Suppression de la pub à la télé publique : qui acceptera de payer ?

La suppression de la publicité à la télévision publique devrait coûter un peu plus de 750 millions d'Euros à France Télévisions. Pour conserver son "périmètre" (comme on dit), il va falloir que France Télévisions reçoive d'autres financements. On a parlé de taxer les chaînes privées. Très bien, pourquoi pas ? mais que dira Martin Bouygues, si proche ami du président Sarkozy... Alors, on imagine de faire payer Internet. Ben, voyons. En France, on a toujours le chic pour taxer l'avenir pour nourrir le passé. L'ASIC, une structure qui se veut représentative et qui, de toutes façons, regroupe des acteurs du secteur, a rejeté l'idée de cette taxation. Entre ça et la loi Hadopi, on peut dire que la majorité nous gâte... Bref, comme Internet râle, on s'est dit Pourquoi ne pas augmenter la redevance ? (entre nous soit dit, ce serait la méthode la plus logique, mais pas forcément la plus juste). Et là, c'est le ministre du budget, Éric Woerth, qui rejette catégoriquement cette hypothèse : on lui a demandé d'organiser des baisses d'impôts, il a déjà à gérer les promesses clientélistes tous azimuths du président et de sa majorité, alors, la télé... Du reste, on a senti assez vite la prudence de l'opinion publique qui s'attend à supporter le coût de la manoeuvre.
 
En fait, les données sont simples : soit on économise ailleurs les 750 millions, soit on crée une ressource supplémentaire qui va peser dans les prélèvements obligatoires. Cette ressource peut être prélevée soit sur les acteurs privés (et il faut bien reconnaître que faire financer le public par le privé risque d'être sanctionné au titre des règles de la concurrence), soit sur d'autres acteurs (Internet, de toutes façons bouc émissaire), soit sur le public (qui va couiner).
 
Donc à mon avis, on va voir une lente, très lente, montée en puissance de la réforme qui arrivera à un commencement d'efficacité (comme par hasard) après la prochaine présidentielle.
 
Ne cherchez pas qui va payer : de toutes façons, c'est vous. 

07.05.2008

On fait koi pour Bakchich ?

Le site d'info, d'investigation et d'indiscrétions, un peu satirique, en somme le Canard du web, Bakchich.info est en difficulté. Ils ont pourtant des dizaines de milliers de visteurs par jour, mais ils sont en train de modifier leur montage financier et l'un de leurs investisseurs leur fait faux-bond. Que faire ? Que faire pour l'indépendance de la presse sur Internet ?

25.02.2008

Internet 1 - Sarkozy 0

Comme le note très justement Thierry Crouzet, force est de constater que c'est Internet qui a imposé la vidéo prise par le site du Parisien comme information notable. La chronologie que j'ai établie hier matin l'établit sans équivoque.
 
Difficile de décider cependant que cette mobilisation subite d'Internet (plus d'un million de visites en 36 heures) est dirigée spécifiquement contre le présipathe. L'événement existe en soi, il y a dans le fait de venir le voir comme un réflexe de badaud. Force est d'ailleurs de constater aussi que la capacité de Sarkotrash à mobiliser le buzz semble en baisse, puisque la vidéo belge qui l'avait montré un peu "flottant" au sommet du G8 avait été bien plus regardée encore.
 
Donc pas de précipitation dans l'interprétation.
 
Et cependant, il est permis de se demander s'il n'y a pas eu, de la part des internautes, une forme de joie et de revanche après les inquiétudes suscitées par le rapport Olivennes, la multiplication des pressions sur les blogueurs, la négociation très dure sur la taxation des supports de stockage au nom de l'encadrement de la copie privée, bref, il y aurait eu matière à énervement des internautes.
 
Dès lors, j'ai bien envie d'ôter le point d'interrogation et d'écrire : Internet 1 - Sarkozy 0. 

13.02.2008

Quitterie Delmas, Christophe Grébert, deux visages de la démocratie numérique.

Je commence à être un peu las de suivre la caravane de Quitterie sur les sentiers de l'Île de France et il faut dire que le débat de ce soir, à la FNAC Digitale, n'a pas tenu toutes les promesses qu'on pouvait en attendre.
 
Christophe Grébert a certes été impeccable pour démontrer à quel point il était pionnier dans la démocratie numérique, d'une part en raison d'un passé sur lequel il ne s'est pas étendu, mais surtout en raison de la méthode qu'il a expérimentée pour concevoir le programme de sa liste pour l'élection municipale de Puteaux.
 
La combinaison d'un appel public aux idées et d'une rédaction personnelle inspirée des propositions plus que littéralement fidèle, a conféré un élan à son entreprise politique qui paraît avoir suscité l'enthousiasme de gens de bonne volonté. La liste est officiellement soutenue par le MoDem et par les Verts, a-t-il souligné, sans cependant entrer dans une logique partisane. Le maintien du visage de Dolinique Strauss-Kahn que j'ai cru voir sur la page de garde du blog Monputeaux.com, celui de Grébert, peut d'ailleurs surprendre.
 
Quoiqu'il en soit, il faut reconnaître que la partie du programme dévolue à Quitterie manquait un peu de nerf, étant destinée à un public non averti. Il s'agissait en définitive de l'une de ces conférences destinées à faire connaître au grand public les nouvelles possibilités politiques offertes par Internet, ce qu'on a beaucoup fait l'an dernier, un peu moins ces derniers temps.
 
Quitterie, avec son inaltérable énergie, a donc énoncé les grands principes de la démocratie numérique. Et le débat qui a suivi a notamment porté sur la fracture numérique dont la France souffre encore puisque, selon un témoin, alors que la France jouit du meilleur taux d'équipement en ADSL d'Europe, elle végète en revanche dans les profondeurs du classement pour le taux de ménages connectés.
 
Encore un paradoxe.
 
Il a été question aussi des liens de confiance à tisser entre ceux qui ont du retard dans leur perception d'Internet et ceux qui s'y épanouissent. Et Quitterie a estimé que pour tisser ces liens de confiance, il fallait prendre le temps, ce dont on lui a évidemment donné acte.
 
En résumé, on espère que Grébert sera élu pour prolonger dans sa mairie de Puteaux son statut de pionnier de la démocratie numérique.
 
Pour le reste, grande nouvelle : je ne parlerai pas de Quitterie Delmas pendant six jours, puisque sur son agenda, le prochain événement des Citoyens Démocrates est situé à mardi, un café politique dans le Ve arrondissement de Paris.
 
Je crois que demain, je vais un peu parler des municipales parisiennes, car je commence à trouver tout ça agaçant.
 
Et puis je me sens démangé par l'envie de raconter quelques-unes des petites histoires de coulisses, à la fois de la gestion municipale parisienne en général, et de la mairie du XVIe arrondissement, qui est bien moins lisse qu'il n'y paraît !
 
Il me semble que si la campagne municipale parisienne est si ennuyeuse, c'est parce qu'on n'y dit pas la vérité. 

Quitterie Delmas et la démocratie numérique.

Ce soir, à la FNAC digitale, boulevard Saint-Germain à Paris, Quitterie participe à un débat avec Christophe Grébert, blogueur citoyen. Longtemps en bute aux nombreuses tracasseries de la municipalité UMP locale qui ne supportait pas la liberté avec laquelle il s'exprimait sur la gestion communale, Christophe Grébert a décidé de conduire une liste citoyenne à Puteaux, dans le Sarkoland, une commune richissime du fait de la taxe professionelle perçue sur le quartier de La Défense.
 
Pour mémoire, les événements récents ont démontré que les affaires de famille des Ceccaldi-Raynaud (élus de père en fille mais désormais adversaires) n'avaient rien là à envier à celles du Titanic élyséen.
 
C'est donc un exemple de la démocratie numérique permettant d'introduire un peu de transparence dans une gestion locale.
 
Dans le même temps, on dit qu'aux États-Unis, la campagne d'Obama est largement portée par Internet.
 
C'est donc l'occasion, un an après la campagne présidentielle française, de faire le point avec un blogueur engagé et la "reine de la blogosphère", comme on la surnommait l'an dernier, notre Quitterie nationale. Une vraie gourmandise. À 18 heures.