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21/01/2008
Merci aux adhérents franciliens, ils "sont notre force".
Merci à Quitterie de cette belle note :
La liste "Les adhérents sont notre force" conduite par Quitterie Delmas arrive 1ère en Ile de France ! (sous résèrve de validation des recours) Un vent de modernité souffle sur le Mouvement démocrate
Tout un symbole, toute une dynamique qui est en marche. Ce résultat est à marquer d'une pierre blanche dans nos vies politiques. Une bouffée d'air pour des adhérents de tous partis, trop souvent privés d'espace, de places dans les instances. Si nous y sommes arrivés, c'est qu'avec de l'énergie, du travail, de l'exigence, de la cohésion, des équipes de terrain et internet, nous pouvons bouleverser l'ordre établi. Nous l'avons fait !!!
Alors qu'au temps de l'UDF, le parlement de ce parti ne comptait qu'une liste officielle, ou tout au plus deux, le Mouvement démocrate se construit, malgré les difficultés, par la base. Notre plus grand combat pour préserver ce qui fait notre force : notre diversité, notre degré d'engagement, nos compétences, notre soif de rénovation de la politique !
Malgré les obstacles, nous sommes particulièrement fiers d'apprendre que notre liste : "Les adhérents sont notre force" arrive en tête du scrutin francilien. (Sous réserve de validation des recours).
Nous remercions les adhérents qui nous ont accordé leur confiance, nous remercions l'équipe fabuleuse qui nous a accompagné, soutenu et porté tout au long de cette campagne, sans autre récompense que celle de voir gagner nos idées sur la démocratie interne, la transparence, l'exemplarité, la solidarité, l'éthique en politique.
A ceux qui désespèrent de voir un parti politique répondre à leurs attentes, je leur dis : "accrochez vous, faîtes vous confiance, travaillez en réseau, regardez, ça marche ! Au Mouvement démocrate, tout est encore possible." Les résistances, les verrous internes sont en train d'évoluer. Pas aussi vite, pas aussi constructivement que nous le souhaiterions, mais oui, ça bouge !
Le défi n'est pas de construire la même structure que tous les autres partis. Le défi est d'inventer le mouvement politique du 21ème siècle.
Je tiens à féliciter toute l'équipe "Les adhérents sont notre force". Nous n'oublierons jamais ces dernières semaines, ces si belles rencontres, ces fous rires, ces réunions publiques dans le cadre des Municipales, ces mails d'encouragements, ces prises de parole en publique. Une grande solidarité est née, elle ne fait que commencer !
Voilà, je crois que cette campagne et ce résultat sonnent le glas des manoeuvres d'appareil, des tactiques opaques.
Je compte sur chaque élu pour représenter dignement notre projet et notre état d'esprit à tous. 7 d'entre nous sont élus au service du Mouvement démocrate, au service des adhérents, au service de nos colisiters aussi : Pierre CREUZET, Nadia FALFOUL, Christian DELOM, Sylvie ANGELI, Alexandre TISSOT, Jeanne-Marie MASSIP.
Dès aujourd'hui, nous souhaitons des synérgies sur le plan national et avons hâte de nous retrouver au premier Conseil national pour défendre une première idée concrète. Par laquelle souhaitez-vous commencer ?
Je félicite tous les autres élus démocrates au Conseil National. Je sais qu'avec beaucoup d'entre eux nous avons des valeurs communes.
Profitons de cet espace de liberté, d'ouverture du jeu, de redistribution des cartes pour repenser notre engagement, et la structuration d'un mouvement politique appelé à redéfinir la nouvelle gouvernance de la France et de l'Europe.
En attendant, rendez-vous sur le terrain des municipales !
Toutes mes félicitations, mon amitié profonde à :
Pierre Creuzet (Hauts de Seine), Nadia Falfoul (Seine Saint-Denis), Christian Delom (Hauts de Seine)
Sylvie Angeli (Seine et Marne) Alexandre Tissot (Paris) Jeanne-Marie Massip (Val de Marne) Jérôme Charré (Seine Saint-Denis) Marie Darves-Bornoz (Hauts de Seine) Ali Menzel (Val d’Oise) Marie-Isabelle Pichon (Paris) Hugues de Poncins (Yvelines)Isabelle Bryon (Seine Saint-Denis) Francois Vitse (Val de Marne) Marie-Laure Treton (Hauts de Seine) Christophe Bertin (Paris) Claire Aubin-Pandelle (Hauts de Seine)Frédérick Getton (Paris) Marianne Buhler (Hauts de Seine) Grégory Postel (Seine et Marne) Véronique Barthalon (Yvelines) Laurent Pardieu (Seine Saint-Denis) Alexandra Dambrin (Seine Saint-Denis) Olivier Varnizy (Yvelines) Karima Bouache (Seine Saint-Denis) Phillipe Menestret (Val d’Oise) Marianne Bondaz (Hauts de Seine)Christophe Striebel (Paris) Gaëlle Filliat (Val de Marne) Jean-Louis Ragot (Hauts de Seine) Domitille Marbeau (Hauts de Seine) Clément Le Ricousse (Val de Marne)Hélène de Vecchy (Paris) Hervé Torchet (Paris) XXX (nom retiré le 13 octobre 2011 à la demande de l'intéressée) (Paris) Guillaume Giffo (Paris) Géraldine Colette (Paris)Kamel Hamdi (Val de Marne) Eolia Disler (Val de Marne) Michel Mome (Hauts de Seine) Nathalie Bonnet (Seine Saint-Denis) Fabien Engelibert (Val de Marne) Claire Bruch (Seine Saint-Denis) Benoît Charvet (Paris) Florence Juin (Hauts de Seine) Hervé Jacob (Paris) Christine de Meyenbourg (Paris) Ali Seghir (Val d’Oise) Nadia Chiboub (Val de Marne) Benjamin Sauzay (Paris) et évidemment à :
Virginie, Franck, Fabien, Michel, Alex, Seb, Seb, Guillaume, Alain, et tous ceux qui ont mis la main à la pate et qui ont fait de cette campagne un moment extraordinaire ! Bravo, je suis très fière de vous !!!!!
Quel bonheur !
Oui, Quitterie, c'est un grand bonheur.
17:34 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, modem, bayrou, quitterie delmas, conseil national | |
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Bourses : la fièvre monte à El Mago.
17:25 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, économie, développement durable, bourses, Borloo, MoDem, États-Unis | |
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Le jour où j'ai célébré le mariage d'Emmanuel Petit et d'Agathe de La Fontaine.
Un service ? Je suis d'un naturel serviable. Pas de problème.
Elle m'indiqua le nom de la copine : Agathe de La Fontaine.
Là, évidemment, c'est ma température qui monta d'un coup. Voilà une jolie actrice, pas si connue alors, mais déjà repérée.
Deux jours plus tard, Agathe me téléphona, petite voix légèrement éraillée, pressée, pressante aussi, m'expliquant son souhait : elle devait se marier le 3 juillet (le lendemain de la finale !) avec le footballeur Emmanuel Petit, l'homme du 3-0 de 1998, le katogan blond de l'équipe de France.
Je faillis tomber à la renverse. Et en plus, j'étais chargé de la jeunesse et des sports.
Or ce qu'elle voulait, c'était pouvoir se marier sans la pression de la presse, sans les photographes. Elle et Petit avaient décidé, me disait-elle, de faire un choix d'intimité, que ces instants soient dédiés à l'amour. Ce joli roman me plut. J'acceptai mais je prévins : ce qu'elle demandait supposait dispense de publication de bans par la mairie, dispense accordée par le procureur de la république, que je ne connaissais pas et sur lequel je n'avais aucune prise.
La publication des bans est le moyen par lequel les agences de presse se renseignent en principe sur les mariages des "people". Ne pas publier revient à garder le secret et à les priver de l'info.
Quelques jours plus tard, elle vint dans mon bureau. Déception, d'ailleurs : j'aimais son côté garçonne, elle était plate dans mon souvenir et je voyais venir une femme très pourvue qu'un chirurgien avait avantagée de silicone.
Mais tout de même, je fus amusé par son petit air renfrogné, son côté décidé et activiste. Je la reçus un moment puis la dirigeai vers le service de l'état-civil où on lui indiqua les documents à rassembler. L'après-midi même, son dossier était complet, il ne manquait plus que la dispense de bans.
Celle-ci devenait de plus en plus nécessaire : le 3 juillet approchait et techniquement, il faut au moins onze jours entre la publication des bans et le mariage. Bientôt, il ne serait même plus envisageable de célébrer quoi que ce fût sans la précieuse dispense.
J'avais dès le premier instant écrit au procureur de la république (il me semble qu'il se nommait Dintillac). La réponse se fit attendre. Finalement, c'est le premier substitut qui fit savoir qu'il refusait son accord.
Je lui indiquai que les conditions me semblaient pourtant remplies, qu'on comprenait très bien que dans la fièvre du championnat d'Europe, il ne pouvait être question d'imaginer une seule seconde que la cérémonie pût être conforme aux règles de solennité et de sérénité. En termes juridiques, on peut appeler cela un recours gracieux.
Dans le même temps, j'organisais le secret avec le secrétaire général de la mairie et le chef du service de l'état-civil. Nous étions trois seulement au courant. Le secrétaire général m'avait interrogé sur l'opportunité d'inscrire le mariage sur la circulaire qu'il transmettait aux adjoints et aux chefs de service. Il m'avait semblé que c'était là beaucoup de monde à informer et j'avais préconisé l'embargo sur l'info. L'inconvénient de cette décision, auquel je n'avais pas songé, était que le maire n'en savait rien non plus, ce qui était en vérité une faute, mais j'avoue n'avoir pas supposé un instant qu'un secrétaire général de mairie pût faire quoi que ce fût sans en informer son maire. Je regrette de n'avoir pas été plus vigilant, on verra pourquoi.
Nous organisions donc notre conspiration.
Je savais qu'Emmanuel Petit roulait en porsche, ce qui le rendait un peu voyant, mais à partir de nos locaux, tout allait bien.
Pour garantir la discrétion, le secrétaire général m'avait indiqué une porte dérobée, connue de quelques initiés, par laquelle on pouvait pénétrer dans la mairie sans attirer les regards. De là, par un escalier monumental poussiéreux qui semblait tiré de la "Belle au bois dormant", on gagnait l'étage où, par un long couloir vitré d'un côté et dominant la cour intérieure, on pouvait atteindre le palier devant la salle des mariages.
De son côté, avec des mines d'espion, le chef de l'état-civil remplissait lui-même, un à un, tous les formulaires internes de son ressort.
J'indiquai à Agathe que nous étions fin prêts. Il ne manquait, toujours, que la fameuse dispense. Nous venions de nous qualifier pour le demi-finale, il restait moins d'onze jours. Sans dispense, plus de noces. Elle se désolait.
La demi-finale fut gagnée. Le premier substitut s'obstinait dans son refus.
J'interrogeai un de mes amis, syndicaliste de la magistrature, pour affiner mes arguments. Rien n'y fit : le jeudi soir qui précédait la finale, nous n'avions toujours rien.
Le vendredi matin, de plus en plus pressante, Agathe m'appela. C'était mon jour de permanence et je pus lui parler une minute seulement entre deux mariages.
À bout d'arguments, je lui suggérai l'arme atomique :
- Chirac nous casse les pieds matin, midi et soir, avec son amitié pour l'équipe de France. Appelez-le, lui, il peut faire changer le proc d'avis.
Moi qui ne suis pas chiraquien, parce que je croyais à sa jolie petite histoire dont je découvrirais bientôt qu'elle n'était qu'un bas mensonge, je venais de lui suggérer d'en appeler à Chirac.
Moins d'une heure plus tard, je vis apparaître la tête sphérique et épanouïe du chef de l'état-civil : il venait de recevoir un fax du procureur, la dispense était accordée. Il exultait.
J'étais content.
Le secrétaire général était aux anges.
Il restait à gagner la finale, ce que nous avons fait, bien confortablement assis devant nos postes de télévision respectifs, grâce à un coup de pied extraordinaire de Barthez, puis une action lumineuse de ... Wiltord, je crois, qui nous a permis d'égaliser, puis enfin, grâce au "but en or".
Le lundi, j'arrivai à la mairie vers trois heures et demi. Le mariage était programmé pour cinq ou six heures. Je passai mes troupes en revue. Le secrétaire général arborait son plus extravagant noeud papillon et le chef de l'état-civil rayonnait comme si ç'avait été son propre mariage.
Vers quatre heures ou quatre heures et demi, le téléphone sonna.
C'était Guelton, un élu proche conseiller du maire de Paris, au-dessus de mon maire d'arrondissement. Guelton, de son habituel ton enjoué, me demanda :
- Est-ce vous qui célébrez le mariage d'Emmanuel Petit ?
Catastrophe. L'info avait filtré.
Je bredouillai des dénégations confuses et embarrassées. Il rigola :
- Ne vous fatiguez pas : ils viennent de l'annoncer en direct à la télé devant des millions de téléspectateurs.
La colère m'envahit. Avec tout le mal que je m'étais donné ! J'appelai ma copine mannequin pour l'engueuler. Elle me dit "Je te comprends". Ca me faisait une belle jambe.
Cela dit, avec le recul, j'aurais dû être plus indulgent : un couple très amoureux peut ne pas résister au plaisir de clamer son amour à la face du monde. Cette idée ne m'a pas traversé l'esprit. Peut-être la personnalité d'Agathe cadrait-elle mal avec cette version roman-photo.
Deux minutes après que j'eus raccroché, le téléphone sonna de nouveau. C'était mon maire d'arrondissement, cette fois. Il venait d'être informé par Guelton et, pour la première fois en cinq ans, me convoqua dans son bureau.
J'y allai. Il me fit la scène du trois.
Il enrageait. Il me lança :
- Vous savez qu'en politique, ce ne sont jamais les élus qu'on sanctionne, mais toujours les administratifs.
Il désignait le secrétaire général et le chef de l'état-civil.
Or le secrétaire général se montrait placide : il atteignait l'âge de la retraite. Le chef de l'état-civil consultait le cadran de sa montre.
Je n'avais pas demandé au secrétaire général de ne pas informer le maire et je me sentais embarrassé, considérant qu'une partie de la faute lui incombait. Mais j'aurais été désolé qu'ils subissent des sanctions pour une affaire où j'avais moi-même été berné.
Leur calme me rassura. Je demandai au maire :
- M'autorisez-vous à célébrer le mariage ?
- Mais oui, que voulez-vous que je fasse ?
Il se rassit et congédia ses deux subordonnés. Je sortis avec ceux-ci.
- Tout est prêt, me dit le secrétaire général.
Je regagnai mon bureau, envahi par des émotions diverses.
Le maire revint à la charge jusque-là où je ne l'avais pas vu une seule fois en cinq ans. Il me lança :
- Vous l'avez, votre pub !
Il tournait en rond comme un lion en cage et cet homme déjà âgé semblait soulevé par je ne sais quel tourment. Je le rassurai. Il s'en alla.
Je descendis. J'eus l'impression de fouler les marches du festival de Cannes : une nuée de photographes envahissait tout le bas de la mairie.
J'aperçus une tête connue. Un Breton que j'avais croisé plusieurs fois. Il ignorait que je fusse élu, j'appris qu'il lui arrivait de "piger" pour Gala (ou Voici, je ne sais plus). Il me dit, en baissant les yeux et le ton :
- Il paraît qu'Emmanuel Petit et Agathe de La Fontaine se marient aujourd'hui dans une mairie d'arrondissement parisien. On ne sait pas laquelle. Tu vois, poursuivait-il en désignant les paparazzi, les agences ont vidé leurs poches pour envoyer des photographes dans toutes les mairies.
Je souris et lui glissai à l'oreille :
- Je suis au courant, c'est moi qui célèbre. Viens me voir tout à l'heure, tu auras l'exclu.
Je crus qu'il allait s'évanouir. Cette histoire allait tout de même profiter à quelqu'un.
Je remontai. Un moment de calme dans mon bureau.
Le téléphone sonna de nouveau. C'était Agathe. Elle et Emmanuel Petit se trouvaient au siège de la Fédération Française de Football, à une certaine distance de la mairie. Elle ne connaissait pas le chemin. J'entrepris de le lui expliquer. Elle me coupa :
- Attendez : je vous passe le chauffeur.
De mieux en mieux : pour être sûre de la discrétion, elle partait du siège de la FFF, rien que ça, en voiture officielle ! En toute intinimité.
Je recommençai mes descriptions, le chauffeur m'arrêta :
- Attendez : je vous passe le motard.
On atteignait le sommet : un motard, maintenant. En fait, il n'y en avait pas un, mais deux.
Plus question, donc, de porte dérobée ni d'escalier poussiéreux. Ils allaient arriver devant l'entrée d'honneur, traverser la foule des paparazzi et monter par l'escalier de service. Le secrétaire général organisa ce nouveau chemin.
Quelques minutes plus tard, je voyais déboucher de l'escalier la stature impressionnante d'Emmanuel Petit (tout en noir, jusqu'au tee-shirt) et la robe fuchsia, démesurément échancrée sur son silicone à cru (jusqu'au nombril voire plus), d'Agathe de La Fontaine. J'entendis la galopade des photographes. J'ouvris la porte de mon bureau. Les tourtereaux s'y engouffrèrent. L'un des motards monta la garde.
Les héros du jour étaient en avance. Il fallait attendre que les mariages programmés se terminassent.
Je les fis asseoir.
Et c'est là qu'Agathe m'avoua que toute l'affaire du secret, l'embargo sur les journalistes, venait d'un contrat qu'ils avaient signé avec Paris-Match pour vendre l'exclu de la cérémonie. Or ils ne voulaient plus de ce contrat et, faute de pouvoir en conclure un meilleur, ils préféraient la stricte intimité et ne voulaient pas risquer d'être poursuivis par Match si d'autres photos sortaient.
Je passai par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. Elle le vit.
Par chance pour elle, le secrétaire général passa la tête par la porte et me demanda. Je sortis. Il me parla du personnel de la mairie : tout le monde voulait des autographes d'Emmanuel Petit. Je passai la tête à mon tour et interrogeai l'intéressé. Pas de problème. En un instant, je fus couvert d'une nuée de post-it, de carrés de papier de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Je mis de l'ordre dans ce précieux fardeau et le posai sur mon bureau avec un bic. Emmanuel Petit s'exécuta.
Agathe n'osait pas s'asseoir, de peur sans doute de froisser sa jolie robe. Je lui proposai un verre d'eau : nous n'avions rien à offrir.
Enfin, les autographes terminés, la salle des mariages libre, nous pouvions procéder à la cérémonie. Encore fallait-il libérer le chemin.
Le palier devant la salle des mariages était couvert de journalistes. Je les priai de descendre :
- Le bas est à vous, le haut est à moi. Un mariage doit être célébré dans la solennité et la sérénité.
Ils ne bougeaient pas. Je demandai à un motard de venir. Il se posta près de moi. Les paparazzi refluèrent dans l'escalier d'honneur. Une fois qu'ils furent au rez-de-chaussée, je veillai à leur interdire la cour, pour qu'ils ne pussent photographier à travers les vitres du couloir qui menait de mon bureau à la salle.
Je tenais à honorer tout de même la parole que j'avais donnée.
En revenant pour chercher mes fiancés, j'aperçus un photographe dans une mansarde : certains employés sont logés sous les toits de la mairie, l'un d'entre eux s'était laissé soudoyer par un journaliste.
J'envoyai donc chercher celui-ci. Il était minuscule. Tout rond et ridicule, avec un énorme téléobjectif. Il me tendit sa carte de visite de façon à me montrer une inscription au dos :
"Désolé pour ce retard de cotisation".
Corruption, maintenant. Décidément, c'était le jour de toutes les découvertes. J'ordonnai qu'on le mît avec les autres. Il repartit penaud.
La place étant enfin nette, Emmanuel Petit et Agathe sortirent du bureau. Ils coururent avec une grâce charmante jusqu'à la salle des mariages où le secrétaire général avait fait entrer leurs témoins (le frère et la soeur d'Agathe) et un troisième larron qui tenait une petite caméra vidéo.
En chemin, comme sortis des soupiraux, comme la foule surprenante et silencieuse du film "V pour Vendetta", tout le personnel de la mairie apparut. Cette foule reconnaissante et admirative vint se masser devant la porte de la salle des mariages. Cette porte doit rester ouverte pour que le mariage soit légal. Ils en masquaient totalement l'accès à l'éventuel appétit des paparazzi.
À toutes fins utiles, je fis ouvrir une autre porte aussi, ouvrant sur un coin malcommode, de façon à garantir la validité de la cérémonie, l'obstacle sympathique (le personnel groupé) pouvant passer pour une fermeture de la salle. J'eus d'ailleurs raison, car c'est la question qu'on me posa ensuite.
Je n'ai jamais célébré mariage plus intime : les mariés, deux témoins, une petite caméra, l'agent de l'état-civil (qui avait des bouffées de chaleur) et le rondouillard huissier à chaîne qui servait d'aboyeur. Point. Le silence de la vaste salle des mariages.
En vingt minutes, c'était bouclé.
Comme ils étaient venus, ils repartirent.
Mon Breton de Gala eut droit à toutes mes confidences et à quelques révélations. Je ne décolérais pas d'avoir été joué, il fallait que cela sortît.
Quand j'annonçai qu'outre les témoins, il y avait une caméra, il bondit :
- C'est cent mille, tout de suite et en espèces, si tu as la cassette.
Je n'avais même pas le numéro de téléphone portable d'Agathe. Je souris et le renvoyai. Il fut assez aimable pour citer mon nom dans son article et dans celui qu'il parvint, grâce à mes révélations, à vendre à "France-Soir".
Puis je pus un peu réfléchir.
Si j'avais été un homme d'argent, j'aurais demandé à Agathe quel était le montant du dédit auprès de Paris-Match et j'aurais négocié pour elle avec Gala un montant supérieur sur lequel j'aurais prélevé une commission raisonnable. C'est ce que tout le monde fait dans ce genre de cas et j'aurais pu voir là un beau cadeau du destin, moi qui suis toujours impécunieux.
Mais j'avais été touché par une histoire qu'on m'avait sirupeusement murmurée et je m'étais employé dans un esprit de service. On avait fait fausse route en s'adressant à moi.
C'était formidable, le 3-0 deux ans plus tôt, et la finale à rebondissements de l'Euro. Quels souvenirs déjà...
Un mois plus tard, j'appris que la Fédération Française de Football avait obtenu de son fabricant de pelouses synthétiques un rabais colossal sur son meilleur produit et que nous allions avoir, pour les gamins de l'arrondissement, le même revêtement que celui des terrains d'entraînement de l'équipe de France à Clairefontaine, au prix d'un caoutchouc toc.
Ca, c'était bien. Les écoles de football du Seizème arrondissement de Paris ont un éventail social très ouvert, bien plus qu'on ne pourrait le croire pour ce quartier réputé bourgeois. Ces gosses bénéficieraient du meilleur et sans doute, c'était un peu grâce à moi.
Deux semaines plus tard encore, fin août, ma copine mannequin m'appela : l'employé de l'état-civil avait été distrait et le livret de famille d'Agathe portait mon nom au lieu de celui d'Emmanuel Petit ! Je ne pus m'empêcher d'éclater de rire.
Quand Agathe me téléphona à son tour, je me tordis carrément. Elle me dit :
- Tout le monde se fout de moi, avec mon livret.
Je la priai donc de revenir à mon bureau.
Elle était toute bronzée.
Nous bavardâmes un quart d'heure sans rancune. Puis je l'aiguillai vers le nouveau chef de l'état-civil (le précédent venait d'être muté mais m'avait fait savoir que son nouveau poste lui convenait). Elle n'est pas repassée par mon bureau.
J'ai appris depuis qu'à l'occasion du mariage, Petit lui avait offert une maison "d'une valeur d'onze millions de Francs" comme on dit à la télévision, soit plus d'un million et demi d'Euros.
Puis ils ont divorcé. Je l'ai croisée un jour, avenue Montaigne, méconnaissable.
Et enfin, mon copain de Gala me rappela quelques mois plus tard. Je faisais mes cartons, ayant décidé de passer de la paperasse au livre. Sa rédactrice en chef allait venir me voir.
Elle vint. je vis une femme proche de la retraite, voix cassée, ton direct. Elle s'occupait du mariage de Séverine Ferrer, une mutine, mignonne et pulpeuse actrice qui présentait alors une émission sur M6 et qu'on avait vue dans quelques films.
J'acceptai de célébrer.
Ce fut mon dernier mariage, bien plus sympathique, après quoi je refermai la porte de la mairie sans regret. Libre.
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Quelques résultats de l'élection du Conseil National.
Le site du MoDem a publié hier un premier lot de résultats de l'élection des représentants des adhérents au Conseil National.
L'Île de France n'y figure pas encore. Il est vrai qu'avec 8 départements, 33 sièges à pourvoir et 14 listes, le calcul des quotients électoraux et des sièges doit être particulièrement laborieux.
Dans trois régions (Bourgogne, Lorraine et PACA), les résultats ne pourront de toutes façons être définitifs avant au moins plusieurs jours.
00:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, MoDem, Bayrou, Quitterie Delmas, Conseil National | |
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20/01/2008
Comment j'ai commencé à publier la Réformation de 1426.
15:20 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Bretagne, Histoire, Moyen Âge, Fouages, noblesse | |
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19/01/2008
"Enfin veuve", comédie sentimentale loin de Paris.
17:35 | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : cinéma | |
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18/01/2008
La proportionnelle et le Conseil National.
23:25 | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : politique, MoDem, Bayrou, Quitterie Delmas, Conseil National | |
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Quatre bureaux de vote ce soir dans le Val d'Oise.
13:28 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, MoDem, Bayrou, Quitterie Delmas, Conseil National | |
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Niger : les deux journalistes en liberté sous caution.
12:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse, liberté, niger | |
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Une journée de vote en Île de France.
02:35 | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : politique, MoDem, Bayrou, Quitterie Delmas, Conseil National | |
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17/01/2008
Dernier café démocrate de Quitterie Delmas avant le vote : quelle émotion...
02:15 | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : politique, MoDem, Bayrou, Quitterie Delmas, Conseil National | |
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16/01/2008
Votez pour vos valeurs.
17:25 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, MoDem, Bayrou, Quitterie Delmas, Conseil National | |
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Café Démocrate de Quitterie Delmas ce soir place d'Italie.
Café "Margeride", 1 bd Auguste Blanqui, Paris 13ème, M° Place d'Italie.
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Liste de Quitterie Delmas : nouvelle vidéo.
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Café Démocrate de Quitterie Delmas à Nanterre : les adhérents sont ÉNORMES.
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15/01/2008
"Les adhérents sont notre force" : principe de solidarité.
10. Solidarité
Notre mouvement s’inscrit dans un dynamique de solidarité.
Parce que nous considérons que tous les Français doivent pouvoir être représentés et qu’ils doivent aussi pouvoir s’investir dans la politique, nous proposons de :
Moduler les frais d’inscription selon les ressources des adhérents :
En proposant différents paliers d’adhésion au MoDem.
Proposer des avantages aux adhérents du MoDem :
- En proposant une assistance juridique aux adhérents des classes les plus faibles ;
- En réfléchissant aux possibilités d’avantages en terme d’assurances individuelles.
Mettre en place un réseau de soutien et de solidarité entre adhérents :
En proposant la création d’un système de parrainage qui soit lié non seulement à l’intégration des militants, mais aussi, dans le cas de nos adhérents les plus démunis, de bienveillance.
Placer les fonds bancaires du Mouvement Démocrate dans un établissement bancaire exemplaire en terme de développement équitable et durables.
La solidarité est un facteur de cohésion qui ne fera que renforcer notre exemplarité et notre vision démocrate de l’avenir de la France.
16:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, MoDem, Bayrou, Quitterie Delmas, Conseil National | |
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Miracle : j'ai reçu les bulletins de vote.
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Ce soir, le "Quitterie tour" fait étape à Nanterre.
Pub Mustang, 39 avenue Lénine, Nanterre, RER Nanterre-Ville.
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"Les adhérents sont notre force" à Clamart.
Il ne me reste qu'assez peu de place pour décrire la souriante ville de Clamart, tant la soirée a été dense.
Avec Quitterie, nous colistiers sommes allés soutenir Christian Delom, l'un des nôtres, tête de liste à Clamart, et Vincent Wehbi, candidat à la législative partielle. Ce dernier est le personnage dont j'avais souligné l'intervention puissante à propos de notre passage par Bagneux. J'ai compris ce soir qu'il était intervenu à Bagneux à l'appui de cette même campagne législative.
Quoiqu'il en soit, la soirée a rassemblé une bonne quarantaine de personnes au moins.
Christian Delom, c'est logique, a pris la parole le premier, commençant par citer ceux qui l'entouraient, dont je citerai pour commencer Jean-Pierre Foucher, ancien député-maire de la ville, venu pour un soutien amical.
Christian a ensuite brossé un portrait brillant de la situation politique de sa ville, caractérisée par un superlatif de la bipolarisation, la droite étant ici menée par le député qui a refusé de voter l'inscription de l'abolition de la peine de mort dans la constitution, ce qui en fait effectivement un homme de drrrrrroite.
Le maire de gauche, lui, nommé Kaltenbach, est une gauche très sectaire et lui-même répond à un bon mot dont Christian est assez fier : la "gauche bling-bling", mélange donc de gauche très dure et d'exposition peoplaire.
Christian a donc décidé d'organiser une liste transcourant se posant en alternative d'une bipolarisation hyperbolique. Puisque les deux flancs s'écartent, un boulevard s'ouvre donc non seuement au centre mais surtout en opposition à la logique bipolaire qui les anime tous deux.
Sur sa liste, il a donc rassemblé des gens de droite et de gauche, même encartés ailleurs. Du bayrouisme à l'état pur, sur la simple logique qu'il n'existe pas une chaussée de droite ou de gauche, mais qu'il n'existe qu'une chaussée bien ou mal faite ou entretenue.
Forts applaudissements.
Il fustige la tendance de la municipalité à vouloir rompre l'équilibre architectural, sociologique et esthétique de la ville, en axant sur les logements sociaux de bas de gamme, façon, on s'en doute, de se créer une clientèle électorale.
Parle ensuite Vincent Wehbi, conseiller municipal de Fontenay-aux-Roses et donc candidat à la législative partielle. Pour lui, la situation politique municipale (il y viendra dès sa partielle passée) est très différente : le maire socialiste est strauss-kahnien, assez démocrate.
Et d'ailleurs, ayant obtenu de lui certaines inflexions nécessaires, il vote son budget depuis deux ou trois ans, ce qui lui a longtemps valu les foudres de Santini.
Et c'est l'occasion de mesurer à quel point l'exclusion a été prompte dans les Hauts-de-Seine UDF tant que Santini y menait la barque. Or l'exclusion visait tout comportement qui ne fût pas strictement cantonné à l'alliance avec le RPR puis l'UMP, le système local dominant.
C'est ainsi sans doute que Bruno Casari, qui vient de se faire remarquer par son opposition très courageuse à l'UMP à Asnières, a été en son temps exclu par le même Santini. J'espère qu'on lui a proposé d'entrer au plus vite au MoDem.
Après Wehbi, son suppléant, Jacky Boulay, conseiller municipal de Châtillon, s'exprime. On entend alors un exposé de très haute technicité politique sur divers aspects de la gestion de sa ville. J'en retiens la question du tramway, qui paraît ici centrale, car il n'y a pas de train régional connecté au réseau métropolitain : pour se rendre à Clamart, il faut emprunter un véritable train de banlieue à la gare Montparnasse.
Pour arriver jusqu'à Clamart, le tramway doit traverser Châtillon. Or il s'agit d'une saignée de 32 mètres de large qui découperait la ville, ce qui sonne comme quelque chose d'assez peu tolérable en effet. Il contrepropose une formule intelligente et suggère que les systèmes de tramway obéissent à une coordination, car la plus grande fantaisie préside à la sélection des solutions locales d'une commune à l'autre.
Châtillon a par ailleurs un maire assez haut en couleur, qui termine son quatrième mandat municipal, génération Pasqua.
Christian Delom passe ensuite la parole à Bruno Leclerc du Sablon, un vétéran de l'écologie, militant depuis quarante ans, ancien collaborateur de René Dumont pour la campagne présidentielle de 1974, et surtout ancien collaborateur de feu Michel Crépeau, en son vivant maire radical de gauche de La Rochelle et grand expérimentateur de solutions écologiques. Il a pris sa carte du MoDem et figure sur la liste de Christian Delom.
La suivante à s'exprimer est une mère membre de la FCPE, femme de gauche scandalisée par l'attitude autocratique du maire.
Puis vient François Bartoli, que je connais depuis 1983, et qui peut avec fierté affirmer que le peu de politique de la ville qui existe à Châtillon, c'est lui-même, sous sa casquette professionnelle et administrative, qui l'a mis en place.
Ensuite un jeune, Maxime Lesour, témoigne sur les insuffisances de la gestion sociale par le pouvoir municipal de gauche.
C'est également l'opinion de l'orateur suivant, Olivier Harland, un handicapé qui s'exprime avec beaucoup de difficulté. Il a longtemps vécu à Montrouge (ville voisine) et c'est dans cette localité qu'il a adhéré au MoDem. Il s'en prend avec vigueur à la droite locale, parce qu'elle reflète les défauts de Sarkozy. Il s'en prend aussitôt à la gauche bureaucratique et faussement active, enfermée dans les apparences : "ce n'est pas en créant une commission du handicap au Parti Socialiste qu'on règle les problèmes des handicapés". C'est pourquoi il a quitté la gauche, d'ailleurs dégoûté aussi par la logique des courants.
Denis, lui, vient de l'UMP. Il s'y sentait mal. Il exprime sa conviction que Christian Delom sera maire de Clamart.
Guillaume Desrosiers, longtemps commentateur assidu du blog de Quitterie et désormais blogueur lui-même, a fait la campagne à Clamart en 2001 "pour une gauche alternative" avec ... justement le maire Kaltenbach. Et il est bien heureux d'avoir trouvé mieux au MoDem. Il n'est pas candidat aux municipales, mais apprécie particulièrement l'engagement de Christian Delom pour le social et le développement durable.
Marc Decagny, lui, figure sur la liste. Il est agent de stars (Christian cite un nom très remarquable). Il veut s'engager pour la culture à Clamart trouvant qu'à part des affiches dépliant la bobine du maire à longueur de rues, rien n'y est fait.
Non épuisés par une telle avalanche de discours, nous en venons à l'élection du Conseil National.
Christian Delom rappelle qu'il a fait partie des Démocrates en Mouvement qui se sont beaucoup investis pour l'élaboration des statuts du MoDem avant le congrès fondateur. Il épingle l'"Île-de-France en Mouvement" qui a multiplié les esbrouffes, notamment en organisant un café démocrate dans un café ... qui était fermé (et donc qui n'a jamais eu lieu quoiqu'ils l'aient annoncé).
Après cette introduction, il tente de passer la parole à deux Jeunes Actifs franciliens, dont Christophe Oheix qui en un autre temps a fait liste commune avec Quitterie, mais celui-ci refuse de s'exprimer avant elle. Il veut parler le dernier, c'est assez mesquin je dois dire mais, sans sourciller, Quitterie se lève et s'engage.
Elle veut que cette campagne interne ait été en même temps une campagne externe, qu'elle ait permis de créer des réseaux de solidarité, notamment en apportant le soutien aux candidats sur leur terrain. Elle-même, dans cette même logique de mutualisation, n'est pas candidate aux municipales pour se permettre de rester au service des autres candidats ; prolongeant sa réflexion, elle évoque le fait que par exemple, un candidat qui se plaint de ne pouvoir joindre le service de presse du MoDem pourrait par ce réseau atteindre quelqu'un qui, lui (ou elle), disposerait d'autres connexions directes avec la presse, ou bien d'adresses d'imprimeurs ou de fournisseurs.
Elle ajoute que les "citoyens démocrates" de la liste "les adhérents sont notre force", qu'elle conduit, sont très attachés au principe de transparence.
Enfin, elle conclut en trouvant que le paysage politique des Hauts-de-Seine est "à pleurer" et en encourageant les candidats à "faire des performances dans leurs villes".
Christophe Oheix développe enfin quelques aspects du projet de sa liste, surtout la formation des adhérents, débat que nous avons déjà eu la veille à Ivry.
Il met en avant Maxime Lesour, qui a déjà parlé et qui défend ses couleurs cette fois parmi les Jeunes Actifs franciliens. Il a assisté au congrès fondateur par lequel cent ou deux cents jeunes ont créé ce mouvement de jeunes lié au MoDem. Il se félicite d'ailleurs de la démocratie interne qui lui permet de soutenir d'un côté Christian Delom aux municipales et de l'autre les JAF.
Olivier Harland reprend la parole, lui aussi, pour défendre la liste "Hauts-de-Seine démocrates", sur lquelle il figure. Il est heureux que Chantal Brault, qui conduit cette liste, ait ainsi donné l'occasion à des adhérents de se présenter. Par ailleurs, il apprécie le pluralisme et les débats, bien qu'il soit entièrement contre le principe de courants stables.
Dernier à s'exprimer, Joël Girault, de Montrouge, se lève pour féliciter Christian Delom d'avoir organisé ce débat qui n'a pas pu avoir lieu à Montrouge...
Il se réjouit que le MoDem puisse monter des listes là où l'UDF ne le pouvait pas.
Et voilà, après cette longue et dense soirée, nous repartons vers nos lointaines pénates, à la recherche sans doute d'un paradis perdu.
Envisager l'avenir, selon l'expression de Quitterie dans un commentaire cette nuit ici même, c'est vouloir ensemble en faire une réalité.
04:10 | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : politique, MoDem, Bayrou, Quitterie Delmas, Conseil National | |
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14/01/2008
Quel ennui, la politique politicienne...
18:49 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, MoDem, Bayrou | |
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