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19/01/2009

Récession de 2 % en 2009 : attention, l'inflation et la relance sont de fausses solutions.

Les prévisions pour l'économie française ne cessent de s'assombrir. Avec une récession de près de 2 % et un déficit de plus de 5,4 % du PIB, la France connaîtrait une dégradation inouïe depuis des décennies.

Et il fallait que cela arrive pendant que nous avons un président pantin...

On entend des voix s'élever, notamment celle d'un chroniqueur que l'on estime par ailleurs, pour réclamer plus de relance et plus d'inflation. Hélas.

Sornettes.

Tout cela, nous l'avons déjà essayé. Et quel en fut le résultat ? Le désastre. Puis la rigueur, redoublée.

En vérité, si l'on veut limiter le chômage, il faut miser sur les PME, et si l'on veut préparer l'avenir, il faut conduire les liquidités à choisir l'investissement productif plutôt que n'importe quelle spéculation.

Et enfin, il faut que n'importe quel être humain puisse vivre de son travail, ce qui suppose que, partout, les travailleurs soient mieux payés, que les entreprises des pays développés laissent plus de place aux intérêts des pays qui se développent lentement. Si l'on veut vivre mieux chez nous, il faut que d'autres vivent mieux chez eux. Tout ce qui tend à l'inverse, qui est la tendance de l'économie du monde, est erroné. Tocqueville notait déjà que mon intérêt bien compris supposait une part de l'intérêt d'autrui, il y a un peu de mon intérêt chez celui de mon voisin. Par conséquent, toute stratégie de domination est une erreur, car elle ne mène en définitive qu'à la pauvreté de tous.

Il faut par conséquent se montrer d'une cupidité raisonnable, mesurée, que chacun gagne sa vie, et non les uns tout et les autres rien, car il n'est pas vrai que l'on puisse vivre longtemps au milieu d'un monde qui meurt.

02/12/2008

Le gouvernement veut assouplir les règles des marchés publics. Aïe.

La vidéo que je relaire ici m'a été signalée par le site Marredengraisserlessupermarches. On y voit François Fillon copieusement sifflé et hué par les maires de France réunis en congrès, puis faisant le procès de son propre budget (il fustige la dette ... que son budget creuse gaillardement, faites ce que je dis, pas ce que je fais), et enfin, il annonce sa volonté d'assouplir les règles des marchés publics.

Je fais une pause sur ces mots.

ASSOUPLIR LES RÈGLES DES MARCHÉS PUBLICS.

Vous savez ce que cela signifie ? Moins de transparence, moins de concurrence, moins de liberté d'entreprendre, probablement plus de corruption à terme... bref, exactement tout ce qu'on adore :(

Accessoirement, on fait tout un foin quand quelques jeunes sifflent la Marseillaise, mais quand un parterre d'officiels siffle le premier ministre de la France, tout le monde se tait. Est-ce bien équitable ?

 

28/11/2008

Relance : rien pour l'environnement.

Le gouvernement creuse allègrement nos déficits comme un chancre. Pour relancer l'activité ralentie, on voit que ses dépenses seront lourdes, mais je trouve très impropre l'article du Monde : non, le gouvernement ne cible pas les PME. Ou plutôt, il les cible ... pour leur payer ce qu'il doit. On croit rêver : on présente comme une grande victoire et un effort de relance le fait que l'État honore ses dettes... Enfin, ne boudons pas notre plaisir : c'est une mesure mensongère mais indiscutable.

Pour le reste, les secteurs aidés seront l'automobile et les travaux publics, grands pollueurs s'il en est, et l'on a beau nous expliquer qu'il s'agit, comme annoncé ces dernières semaines, notamment d'inciter l'automobile à se convertir au vert, il faut reconnaître que la pilule est amère.

Enfin, les cadeaux aux plus démunis, traitement social du chômage et de la précarité, comment s'en plaindre ? Sauf que...

La dette continue à augmenter et qu'elle grève notre future faculté d'entreprendre.

12:53 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : crise économique, relance, budget, déficit | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/11/2008

En fait, la Sécu est ... excédentaire de 1,8 milliard d'Euros.

On nous serine sans cesse avec le déficit de la Sécu mais on trouve dans Siné Hebdo de la semaine un calcul rappelé par Gérard Filoche (un vrai homme de gauche, d'ailleurs) tout à fait intéressant, dans le droit fil de ce qu'on lit de temps à autre, mais en plus précis : sur la base du déficit pour 2007 (12,7 milliards d'Euros), "le montant de la taxe sur le tabac, non reversé à la Sécu par le gouvernement (qui est pourtant censé le faire), atteint 7,8 miliards d'Euros, celle sur l'alcool 3,5 milliards, celle sur les industries polluantes 1,2 milliard, auxquels il faut ajouter les 2 milliards de charges patronales non acquittées par l'État lui-même, selon les estimations de Gérard Filoche. Conclusion : que l'État balaie devant sa porte et paie ses dettes, et voilà la Sécu bénéficiaire de 1,8 milliard d'Euros !" se réjouit Siné Hebdo pour finir. Fichtre, il y a de quoi réfléchir.

On trouve par ailleurs dans le numéro de la semaine des explications de Denis Robert sur ses mésaventures judiciaires, d'autres textes parfois utiles ou drôles et une flopée de dessins hilarants. Si quelqu'un connaît l'adresse du blog de Siné, merci de la signaler.

23/10/2008

Courson 1 - Tapie 0

Charles (ex-Charles-Amédée) de Courson a de la suite dans les idées. Furieux de la manière dont a été organisé l'arbitrage "judiciaire" pour Bernard Tapie, cet ancien UDF, dont on est chaque jour surpris qu'il ait pu soutenir une seule action de la majorité, avait décidé de déposer un amendement qui avait pour effet de réduire sensiblement la dotation pour préjudice moral accordée à Tapie : il la soumettait à l'IRPP.

On peut se demander comment cet amendement va jouer et comment le bouclier fiscal va ou non protéger Tapie, mais presque la moitié des députés UMP présents hier soir en séance ont uni leurs voix à celles des néocentristes et de la gauche pour adopter cet amendement salutaire de la prochaine loi de finances. Une vraie gourmandise.

Pourvu que les sénateurs ne nous gâchent pas le plaisir.

08/10/2008

Du pognon pour la justice !

Une étude montre ces jours-ci que la France consacre moitié moins d'argent par habitant à son service public de la justice que l'Allemagne. Faut-il rappeler que, lors de la dernière campagne présidentielle, Bayrou proposait d'ériger réellement la justice en pouvoir, le garde des sceaux indépendant du gouvernement ?

On mesure chaque jour à quel oint cette mesure serait nécessaire et, bien entendu, tout commencerait par la justice.

19:13 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : justice, budget, bayrou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/08/2008

Confusion budgétaire.

La majorité pratique la confusion : confusion des pouvoirs, confusion des rôles, confusion tout court tant tout y est nébuleux, et c'est la France qui finit doublement confuse, honteuse et égarée.

Puisque le président s'expose en président de l'Europe, courant de Moscou à Tbilissi, il faut que le premier ministre parle de l'Europe aussi : le voilà qui réclame une coordination des politiques économiques des pays européens. Ce faisant, il chevrote des incantations de père-la-rigueur que sa politique dément par la masse des cadeaux faits aux amis du régime et par le manque d'imagination abyssal des prétendues réformes économiques et sociales qui ne sont que la satisfaction des préjugés de la frange la plus rétrograde du patronat. Les déficits s'ouvrent, plaies béantes, sans remède autre que les microcosmiennes bisbilles au sommet de l'État.

Il y a peut-être une part de mise en scène dans ces bagarres de l'Olympe répubicain. Mais devant l'électeur, le char tiré par deux chevaux dont l'un braque à l'ouest, l'autre au septentrion, ne pourra guère prétendre à la victoire. On voit mal comment leur campagne européenne pourrait aboutir, tiraillée entre euroscepticisme et volontarisme européen.

En vérité, le problème central de l'Europe, outre l'absence du citoyen, est qu'un pays veuille y détenir le leadership : l'Allemagne demande trop et ne se montre pas assez modeste pour que l'idée européenne puisse continuer à s'épanouir sereinement. Cette réalité est perçue par les Européens et ajoute aux irritations courantes manifestées lors des référendums. L'Europe se fait à plusieurs ou pas du tout. C'est d'ailleurs aujourd'hui le problème du volontarisme : nos partenaires ont rarement envie de faire progresser l'Europe, même quand nous l'avons, ce qui est de plus en plus rare.

Dès lors, le discours de François Fillon réclamant une coordination économique européenne ne peut être interprété comme une initiative européenne, mais plutôt comme une phrase marketing française. L'Europe, entraînée dans la confusion générale, n'est plus qu'un hochet.

Vivement que nous ramène sur le chemin des vrais sujets l'excellente Quitterie Delmas.

31/05/2008

Le coût d'État permanent.

La rétraction de la "règle d'or" en "principe de présentation de programmation pluriannuelle en équilibre" en dit assez long sur la réalité des intentions de la droite qui a décidé de mépriser la dette qu'elle creuse chaque jour avec ardeur.
 
Dire qu'en 2007, on a eu une croissance officielle de 2,1 % et que cette croissance au-dessus des espérances n'a pas empêché l'endettement du pays de croître de 0,3 point, c'est assez souligner la gabegie de nos dirigeants. Et comme le souligne l'économiste Bernard Maris sur Marianne2.fr, cette gabegie pénalise les pauvres, elle prend aux pauvres pour donner aux riches. C'est peut-être pourquoi, finalement, le gouvernement s'en satisfait. Pas moi.

10:42 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, économie, budget, État | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook