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10/04/2008

Solidarité avec les journalistes du "Monde".

Au moment où les journalistes du "Monde" se préparent à lutter contre une stratégie que beaucoup jugent suicidaire (je rappelle les propos de Patrick Roger que j'ai relatés dans une précédente note il n'y a pas si longtemps), contre des licenciements en nombre, je tiens à réaffirmer mon entier soutien à la presse en général, à la tradition journalistique que beaucoup de journalistes du "Monde" veillent à faire vivre.
 
Solidaire. 

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09/04/2008

Comment commencer à bouger sans attendre que les instances soient en place

À tous ceux qui s'impatientent, je vais donner un conseil : peinturlurez-vous en orange et allez danser tout nus devant l'ambassade de Chine (après avoir préalablement prévenu la télé ou, du moins, vous être muni d'une caméra web). Ou bien, rameutez trois copains et allez déverser des pots de peinture orange sur les marches du rectorat pour protester contre les suppressions de poste dans l'Éducation nationale, alors que l'État pourrait faire des économies bien plus fortes et bien plus rapides. Ou encore, n'hésitez pas à dénoncer les connivences que vous rencontrez en examinant les relations de l'UMP et du PS dans votre coin. Ou alors, faites une AG géante dans un bistrot, amenez-y un maximum de gens et faites du bruit, agitez des idées.
 
Voilà ce qui fera bouger les choses. Voilà ce qui relancera la dynamique et la démocratie du MoDem : il souffre de doute. Faites-le bouger et les choses iront d'elles-mêmes. 

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La crise des partis politiques.

Avant de se payer deux poids-lourds (poids morts ?) de sa majorité (Copé et Borloo, qu'elle a fusillés), Nathalie Kosciusko-Morizet n'avait pas hésité, ce week-end, à épingler les difficultés de l'UMP. Dans des accents qu'elle m'a paru avoir empruntés à notre Quitterie Delmas, elle a évoqué le malaise des militants de l'UMP qui ont eu, cet automne et cet hiver, à défendre une majorité guère exaltante, alors qu'ils étaient venus, fort nombreux et fort enthouisastes, s'inscrire dans la démarche de Nicolas Sarkozy.
 
Bref, en l'écoutant, j'ai eu l'impression de lire le blog d'un adhérent du MoDem s'exprimant sur la situation dans notre mouvement.
 
À l'inverse, les socialistes, tout fiers de leur récente victoire aux municipales, ne montrent guère d'états d'âme.
 
Pour le moment.
 
Car les raisons qui les rendaient malheureux voici quelques mois ne tarderont pas à les rendre au moins aussi malheureux dans quelques mois. Et la fuite des militants, nette à l'UMP, nette aussi au PS, probable au MoDem (mais bien moins que ce qu'on croit), va reprendre aussi.
 
Comment se fait-il que les partis politiques soient aussi peu marrants ? Comment se fait-il qu'ils soient à ce point décevants ?
 
Eh bien, quand j'ai adhéré à feu le CDS, en 1981 (j'avais seize ans), j'imaginais qu'on avait souvent l'occasion d'y traiter des grandes questions, de rencontrer des gens importants et savants, qu'on y était au coeur des événements et au fait du dessous des cartes.
 
J'imaginais aussi que partout, les réunions des partis politiques formaient de vastes assemblées passionnées et effervescentes.
 
Or les partis politiques sont tout l'inverse : ils ne s'occupent en aucune manière ni des grandes ni des petites questions du monde, on n'y rencontre guère des gens importants ; quant aux savants, ce n'est que par accident. On n'y est au coeur des événements qu'avec difficulté, et encore rarement. Quant au dessous des cartes, il est parfois dévoilé par la rumeur publique, mais presque jamais par les leaders des partis politiques. Le réseau parle, jamais le chef, qui est enfermé dans une codification de l'expression qui a une nature diplomatique et qu'on connaît au pire sous le vocable expressif de "langue de bois", au mieux sous l'appellation de "propos autorisés". René Monory, dès qu'on réfléchissait à voix haute à une tribune, grommelait qu'on faisait du "café du commerce" et il n'avait pas tort, mais justement, la politique naît dans les cafés, elle est née des cafés, même.
 
De surcroît, il est rare que les débats des partis politiques rasemblent des assemblées nombreuses. Et quand c'est le cas, la pesanteur de la chose fait qu'un vrai débat est rarement possible, sauf s'il dissimule une rivalité de pouvoir.
 
Car pour tout ce qui concerne le pouvoir, à tous les échelons, de toutes les formes et de toutes les tailles, les partis politiques sont comme des poissons dans l'eau.
 
Hélas, le pouvoir, sauf ceux qui ne vivent que pour ça et qui sont très peu nombreux, tout le monde s'en fout.
 
Il nous appartient donc de faire en sorte que le MoDem ne soit pas rongé par les enjeux de pouvoir. C'est ainsi que les choses iront.
 
Je regrette fort de n'avoir pu me rendre à Seignosse et je crois qu'il faudrait recommencer. En mieux. 

18:34 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : politique, modem, ump, ps, kosciusko-morizet | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/04/2008

Quitterie Delmas a trente ans !

Quitterie Delmas est née le 8 avril 1978. Elle a donc, aujourd'hui 8 avril, trente ans tout juste. Bon anniversaire, Quitterie !
 
Pour tout vous avouer, j'espérais que mon roman paraîtrait aujourd'hui, pour son anniversaire, mais il a quelques jours de retard. En avant-première, voici les premières pages :
 
 
                L'enfer existe : c'est l'Histoire
                        J. Cocteau       







    Il faudrait trembler en entendant le nom d’Haïti. Cette île est une curiosité sanglante. Un rendez-vous de pirates, pillards, esclavagistes, massacreurs, despotes et bourreaux. 
    Un brouillard de victimes.
   En y accostant, Colomb l’avait nommée Hispaniola, Espagnole. Un nom vite balayé par la rage conquérante. Hispaniola devint Santo Domingo, Saint Domingue, qu’on pourrait traduire par Saint Seigneurial aussi bien que par Saint Dominique ou Saint Dimanche.
    Les Indiens caraïbes autochtones furent massacrés. La traite des noirs commença. Le destin était en marche. Quelqu’un, quelque part, devait veiller sur le mauvais sort de l’île comme le diable veille, paraît-il, sur les braises de l’enfer.
    Des flibustiers furent les premiers Français à accoster à Saint Domingue. Ces pirates établirent un comptoir dans l'île de la Tortue, un îlot de la côte nord. Ils se croyaient forts et féroces, mais il y avait au-dessus d’eux un pirate plus fort et plus féroce qu’eux : Louis XIV, qui pourtant les condamnait aux galères, se servit d’eux et de leur implantation pour obtenir de l’Espagne la cession d’un tiers de Saint Domingue. Ce tiers correspond à la majeure partie de l’actuelle république d’Haïti.
    Notre récit prend sa source ici.
    Colbert organisa la colonisation. L’esprit malin souffla sur son brasier : les premiers colons furent recrutés dans les prisons du royaume, parmi les repris de justice et les filles de joie. Les brigands succédèrent aux pirates.
    On y ajouta quelques pauvres bougres ramassés dans les bouges. Peu de femmes. Pour augmenter la population, Colbert autorisa l’émancipation des esclaves noires par mariage avec les colons blancs. Certains petits planteurs et marchands épousèrent donc des esclaves africaines ou des métisses, des mulâtresses. Ainsi, cherchant son équilibre, la population enfla.
    Au bout d’une vingtaine d’années de croissance, une mutation sembla s’amorcer. Un nouveau type d'expatriés s’implanta. On signale un Autrusseau tonnelier à la Croix des Bouquets en 1720. Autrusseau. Gardons son nom en tête.
    La colonie se développa à vive allure, exporta une quantité vertigineuse de canne à sucre, on la surnomma la Perle des Antilles. Une troisième vague de population déferla.
    Des cadets de famille nobles s’ajoutèrent aux pauvres premiers colons. Pour s’enrichir plus vite, pour rentrer à Versailles, ces cadets sans fortune durcirent la condition des esclaves. Louis XV publia un édit qui, brisant celui de Colbert, interdisait les unions multiraciales. Le démon soufflait une fois de plus sur son brasier. Les premières révoltes d’esclaves éclatèrent.
    Souvent hautains, vaniteux, les cadets importèrent surtout l’Étiquette ; et avec l’Étiquette, la Révolution. En 1790, on apprit ce qui se passait à Paris, les colons se scindèrent en deux clans d’inégale importance numérique et d’inégale fortune : d’un côté les gros planteurs, de l’autre les créoles blancs et ceux qu’on nommait les petits blancs, masse populeuse de manouvriers, de commerçants et de petits cultivateurs. Les gros planteurs tenaient la canne à sucre, les petits développaient le caféier. Les gros planteurs étaient pour la plupart affiliés au Second Ordre du royaume — celui de la noblesse — les petits blancs étaient tous roturiers. Le Tiers-État contre la noblesse, le clergé ne compta guère sur cette terre peu christianisée.
    Le premier maillon de notre histoire se situe ici.
    Sur ce premier affrontement entre grands et petits blancs, se greffa une terrible révolte d’esclaves. En 1791, de nombreuses maisons et plantations, nommées habitations, furent dévastées et incendiées. Cette année-là mourut, dans un de ces incendies, Marie-Rose Barrot, veuve Autrusseau. Gardons son nom en tête.
    La révolte noire fut matée mais, entre les blancs, la Révolution faisait son oeuvre. La noblesse appelait l’ennemi, l’Angleterre : pour elle, Louis XVI était l'otage d'une faction parisienne, et Saint Domingue l'otage d'une faction de petits blancs. Il fallait sauver des têtes et une certaine conception du royaume que la faiblesse du monarque avait compromise.
    En face, les esclaves affranchis, les mulâtres, et quelques petits blancs s'armaient pour l’abolition de l’esclavage. L’année 1793 fut terrible, ici comme ailleurs.
    Les Anglais et leurs complices occupèrent de nombreuses positions côtières et s’assurèrent le contrôle d’une grande part du fret maritime.
    Quelques milices tentèrent de défendre le territoire de la patrie.
    Le Cap-Français était le plus vieil établissement et la se-conde ville de la colonie. Il fut incendié par les affranchis et les esclaves fugitifs, surnommés nègres-marrons.    
    Entre les deux factions, un contingent métropolitain se débattait dans une misère profonde et une démoralisation croissante. Il y avait là notamment le premier bataillon du Morbihan, tous des volontaires, qui s’étaient enrôlés en juin 1792 pour répondre àl’appel de la patrie en danger. La levée en masse avait abouti aux victoires de Valmy en Champagne et de Jemmapes ; les volontaires du Morbihan n’avaient eu ni la peine ni la gloire de ces deux victoires : ils avaient été envoyés à Saint-Domingue.
    Leur général en chef se nommait Laveaux. Il partit avec quelques milliers de francs en lettres de crédit. Au bout de trois mois, son trésor fut à sec. En 1793, il dut vendre jusqu’à ses épaulettes pour pouvoir se nourrir.
    Ses hommes allaient pieds nus sur la terre brûlante. Décimés par la fièvre jaune. À Paris, on ne comprenait rien : il aurait fallu envoyer de l’argent frais, des troupes fraîches ; on envoya trois députés, trois politiciens, trois représentants du Comité de Salut Public.
    Pourtant, en 1793, second maillon de notre histoire, un homme débarqua du vaisseau de la République dénommé la Petite Fille.  Retenons le nom de ce vaisseau : il est prémonitoire.
    Cet homme avait embarqué à Nantes en janvier, le mois même de l’exécution de Louis XVI. Il se nommait Vincent-René Cadou.
    Une famille ample, avec des idées amples : un de ses oncles, Aimable Cadou, vivait à l’île d’Yeu, prêtre jureur, prêtre marié, père de famille et bon républicain. Mais apparemment, Vincent-René Cadou venait de quitter Nantes pour s’éloigner des violences qui s’y développaient sur fond de répression de la chouannerie.
    L’un des frères de son père, officier de milice aux Sables d’Olonne, fut trouvé mort quelques semaines à peine après cette traversée, décès particulièrement suspect en ces temps troubles.
    Il était jeune, vingt-trois ans, à peu près le même âge qu’un certain Bonaparte et que le futur grand écrivain Châteaubriand.
    Il déclara sa profession pour embarquer : commis négociant. Il travaillait donc pour l’un des négociants nantais, sans doute l’un de ses cousins. L’un de ceux qui, dans ce grand port, affrétaient des navires de commerce. Leurs navires transportaient une richesse exotique : le bois d’ébène —un bois à deux pattes à qui l’Églisecatholique reconnaissait une âme depuis le XVIe siècle et à qui la Convention venait d’accorder le statut irrévocable d’homme libre.
    On imagine son enfance : il n’avait pas connu son père, ca-pitaine de navire marchand, disparu en mer au cours d’une mission à Noël 1770, comme il avait seize mois.
    Chétif dans ses premiers jours, on l'avait placé en nourrice à la campagne quelque part près d'Angers, sa mère possédait là des terres qu'elle avait héritées d'une de ses tantes paternelles.
    Il en était revenu pour suivre quelques bons cours des bons pères nantais. Dans l'un des honorables collèges du port, on avait essayé de lui faire lire Virgile, Plutarque, Racine, Fénelon. Il avait picoré Corneille et Bossuet. Mais rien de tout cela n'était son univers.
    Orphelin, Vincent Cadou était entré dans sa carrière de négociant avec un mince bagage scolaire. Il avait été placé en instruction sur des voiliers qui appartenaient à sa famille, avait gravi les nécessaires échelons. La Révolution avait mis les navires en cale sèche ou les avait réquisitionnés. L'atmosphère s'était considérablement alourdie et d'autres événements plus intimes avaient assombri l'existence nantaise du jeune homme.
    Vincent Cadou marquait beaucoup d'exigence et d'in-transigeance dans sa vie sentimentale. Au milieu d'une société qui oscillait entre l'aridité de l'esprit négociant et la légèreté du siècle de Voltaire, le jeune Cadou exprimait un désir de vérité qui lui avait causé des souffrances.
    Quand il débarqua à Saint-Domingue, il était encore plein d'une de ces aventures qui donnent la conviction que toutes les affections ne sont pas remplaçables.
    Il était grand, plutôt blond, ou châtain clair, avec de longs yeux pâles et des manières simples, mais ce genre d’élégance qui, chez un homme ferme, plaisait aux femmes de son époque.
    Quand rencontra-t-il celle qui devait devenir son épouse? Elle n'avait alors qu'onze ans et se nommait Amélie Autrusseau.
 
La suite, bientôt !
 
Bon anniversaire, Quitterie... 

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07/04/2008

L'organisation centrale de l'UDf, celle du MoDem.

Pour expliquer et décrire la situation actuelle, il me faut une fois de plus en retracer les racines.
 
Lorsque François Bayrou a pris la direction du CDS, en 1994, au congrès de la Porte de Vincennes, à Paris, ce parti possédait déjà le siège de la rue de l'Université. Celui-ci avait été acquis en 1988 ou 1989 avec les fonds, entre autres, de l'amicale des anciens du MRP, de l'association des Amis de Jean Lecanuet, et de la revue France Forum, par la vente du siège prédécent du CDS, boulevard Saint-Germain, et de celui de France Forum, rue Paul-Louis Courier (des locaux où se trouvait aussi le bureau exigu des jeunes, les JDS, mon bureau, snif), le tout dans le VIIe arrondissement de Paris.
 
Le bâtiment de la rue de l'Université est une ancienne imprimerie. On y voyait encore les machines en place, là où se trouve la salle Jean Lecanuet, au début des années 1990. Les étages étaient assez laids, divisés en bureaux séparés par des cloisons de formica et de verre dont il reste quelques exemples dans la maison. Un audit commandé par Bayrou démontra que l'atmosphère extrêmement délétère qui régnait (déjà) dans la maison provenait de l'hypercloisonnement. C'était une tarte à la crème des architectes de bureau à ce moment-là. Quoiqu'il en soit, il fut décidé de supprimer les cloisons du premier étage, qui se trouva séparé en trois espaces seulement : le premier plateau (depuis lors entièrement dévolu à la presse après avoir été en partie occupé par les jeunes, puis par Quitterie et Virginie), le bocal central où sont conservés les fichiers et d'où part le courrier (seule pièce fermée par une porte verrouillée à cet étage) ; le second plateau fut en fait créé car auparavant, dans ce volume, il y avait une ouverture centrale qui communiquait avec la zone des machines et avec le parking des trois ou quatre voitures autorisées. Autour de la trappe, un couloir (une coursive) desservait un certain nombre de bureaux dont, à l'époque de Pierre Méhaignerie, celui d'une curieuse officine de communication et, à l'autre bout, ce lui de la fédération de Paris qui versait un loyer au national. On remembra tout ça pour créer le plateau actuel, qui est très réussi et où siègent une kyrielle de personnes, dont en principe le directeur des services. Je ne cite pas d'autre nom pour éviter de m'énerver.
 
Au deuxième étage sont maintenus les bureaux cloisonnés, plus une salle de réunion.
 
Le tout a été occupé pendant plusieurs mois par les vastes installations informatiques de l'élection présidentielle. C'est tout naturellement à cet étage, au milieu des bécanes de Bayrou.fr et consorts, que Quitterie et Virginie avaient planté leur tente pendant cette extraordinaire campagne. 
 
Pendant la campagne, le bureau de Bayrou se trouvait dans le bâtiment de l'entrée qui a été en grande partie racheté à la ville de Paris en 1999 ou 2000. Auparavant, il était au deuxième, tout près de l'escalier, et il était facile de rencontrer Bayrou, sur qui veillait la fidèle Marie-Christine. À présent, il a été enfoui au bout d'un couloir et, pour y parvenir, il faut franchir divers checkpoints barbelés. On se demande pourquoi.
 

Je n'ai pas envie d'en dire trop sur l'atmosphère qui règne rue de l'Université. Elle me paraît entièrement décalée de ce que Bayrou est devenu. Je crois que ce n'est pas de la responsabilité personnelle de Pierre-Emmanuel Portheret, d'ailleurs (va-t-il rester ?)

Il faut mettre de l'air dans tout ça, ouvrir les fenêtres, rééquilibrer le personnel en fonction de la diversité du MoDem. Et faire une très grande place aux adhérents et militants.

Pour finir, j'évoquerai encore un souvenir : lorsque j'étais délégué général des JDS, rue Paul-Louis Courier, j'avais un très petit bureau (avec tout de même une secrétaire, ce qui était pratique car j'écrivais et faisais écrire énormément aux adhérents, au moins une lettre par semaine, ce qui, avant les courriels, était énorme, dix mille lettres à mettre sous pli par semaine), avec une vaste bibliothèque. J'avais empli la bibliothèque de bouquins qui m'intéressaient (et parfois n'intéressaient pas que moi) et, sur une planche, d'une quinzaine de bouteilles d'alcools et autres liqueurs payés de ma poche (je le précise).

J'étais là de dix heures du matin à neuf heures du soir. À partir de cinq heures, le deuxième bureau, celui de la secrétaire, était libre, ainsi que son fauteuil. Et dans cette pièce exiguë, il y avait toujours quelque chose à faire pour un militant. En général, c'était du courrier à mettre sous pli, mais pas seulement. Les premières semaines, je fis beaucoup seul avec la secrétaire. Puis il vint un, puis deux, puis dix militants, qui, voyant qu'on rigolait et qu'on était utile, revenaient, amenaient des copains. On bossait et c'était chouette, tout le temps archiplein.

Voilà ce que devrait être à mon avis le rez-de-chaussée de la rue de l'Université : une ruche, avec des ordinateurs, de l'Internet à gogo, des bouteilles, des filles (;-)OK, je sors), du travail et de la joie, le tout permettant à Bayrou de se retremper parfois dans une atmosphère fraîche, ouverte vers la vie et vers les militants.

La rue de l'Université, c'est le château de la Belle au Bois Dormant. Réveillons-la.

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François Bayrou est de bonne foi.

Hier soir, ici, en Bretagne, devant la vaste cheminée où je fais brûler des bûches de châtaignier, de bouleau, de frêne, de chêne, et des branchages divers (et d'hiver), j'ai reçu des cousins. Ils aménagent une maison dans la commune et avaient amené avec eux (je travestis le prénom pour éviter d'éventuels problèmes à l'homme en question) Samir.
 
Samir est algérien (kabyle), il a passé la trentaine, il vit en France depuis huit ans, huit ans de petits boulots au noir, au bout desquels il vient d'obtenir un titre de séjour. Son grand-père, né en Algérie française, a fait toute sa carrière professionnelle en France, il est arrivé à Paris au début des années 1950. En 1962, pour pouvoir continuer à passer ses vacances en Algérie sans y être inquiété, il a opté pour la nationalité algérienne. Ce faisant, me signale Samir, il a opté pour la qualité de résident français, ce qui ampute un peu sa déjà modeste retraite (750 Euros) quoiqu'il habite la France.
 
Samir lui-même, comme beaucoup, voudrait créer sa propre petite entreprise pour continuer à faire de petits chantiers dans le bâtiment, mais d'une façon plus régulière. 
 
Quand le nom de Bayrou vient dans la conversation, il se tourne vers sa voisine et demande, discret :
 
- C'est Bèrou ?
 
La voisine opine.
 
- C'est quelqu'un de bien, dit Samir.
 
Et il commence à se raconter.
 
Voilà qui est désormais François Bayrou : quelqu'un de bien, l'espoir pour bien des gens modestes. La campagne présidentielle l'a métamorphosé.
 
Alors bien sûr, Bayrou n'est qu'un être humain, une grosse machine comme le Mouvement Démocrate, il ne maîtrise pas. Il faut l'aider. Et d'abord l'aider à étoffer et modifier son entourage.
 
J'approuve le désir de démocratie énoncé aujourd'hui par Corinne Lepage. Elle a évidemment raison et je suis certain que Bayrou est sur la même ligne qu'elle. Mais il n'y arrivera pas seul. Et on n'y arrivera pas contre lui.
 
Dans cette phase de construction et de réflexion, je voudrais que l'on n'oublie pas ceux qui comptent sur Bayrou, ceux pour qui il est, contre vents et marées, l'espoir.

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06/04/2008

Jean Arthuis quitte le MoDem : y a-t-il jamais été ?

Jean Arthuis a été un petit poucet avant de devenir un dinosaure ; fils de marchands de poulets monté en graine, c'est à vingt-six ans seulement qu'il est devenu maire de sa commune mayennaise, Château-Gontier. Entre-temps, des études solides avaient fait de lui un expert-comptable. À trente-huit ans, alors un très jeune âge pour un tel poste, il devint sénateur. Trois ans plus tard, secrétaire d'état dans le deuxième gouvernement Chirac (1986-88).
 
Son étiquette politique, depuis l'origine en 1971, c'est le Centre Démocrate. En 1971, le Centre Démocrate était allié avec les Radicaux de Jean-Jacques Servan-Schreiber dans un conglomérat, les Réformateurs, qui servit de socle à la création de l'UDF en 1978. De Centre Démocrate, Arthuis s'était mué en CDS en 1976. Arthuis resta auprès de François Bayrou avec son vieux complice Méhaignerie en 1995, lors de la création de Force Démocrate. Puis il vint encore à l'UDF et, quoique déjà critique, a soutenu Bayrou lors de la dernière présidentielle.
 
Mais le concept d'une alliance à géométrie variable pouvant inclure la gauche lui a donné une poussée d'urticaire qui a réveillé le scepticisme qu'il exprimait en octobre, avant la création du MoDem.
 
Lors du congrès de l'UDF, en ouverture de celui du MoDem, il mena la charge, mais rengaina sa motion pour rejoindre celle de Michel Mercier, qui avait fusionné avec celle de Bayrou.
 
Le voici, 63 ans, nostalgique de sa quarantaine comme tous ceux qui prêchent ces jours-ci pour le retour à l'UDF, sorte de paradis perdu qui n'échappe pourtant pas au sort de tous les paradis perdus : être un mythe. L'UDF, quand Bayrou y a mis fin, n'était déjà plus qu'un souvenir. Celles des valeurs conservatrices qu'elle défendait sont aujourd'hui dans l'arsenal de l'UMP. Les autres sont au MoDem. Il n'y a pas de moyen terme, comme le prouve l'échec du Nouveau Centre aux récentes élections municipales.
 
Bien entendu, on ne peut pas empêcher Arthuis de se shooter au paradis des mythes, mais il faudra bien qu'il se réveille un jour ou l'autre : la terre a tourné. 

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Ingrid Betancourt : je suis aux côtés de Quitterie Delmas.

Bloqué en Bretagne pour quelques jours, je ne peux être à Paris, mais ma pensée accompagne Quitterie Delmas et nos amis pour la Marche Blanche.

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ADN : le conditionnement continue.

C'est bien connu : la pédagogie est toute répétition. Les marchands d'ADN, qui sont des nazillons en herbe, ne manquent donc jamais une occasion de citer les merveilleuses vertus de l'ADN, de sa connaissance, de son fichage, de sa détection, bref, l'ADN sert à tout pourvu qu'il soit dûment connu. Cette obsession de l'ADN est comparable à celle de l'énergie nucléaire dans les années 1950, une époque où, paraît-il, l'eau minérale de Plancoët, en Bretagne, se donnait un slogan détonnant : "l'eau la plus radioactive de France" !
 
Bientôt, on va nous expliquer que l'ADN fait le ménage, qu'il va sauver les océans et résoudre les problèmes de la faim dans le monde. Et d'ailleurs... tous ces gens qui vivent dans des déserts, il suffirait de modifier un peu leur code génétique pour qu'ils n'aient besoin que d'un litre d'eau et un quignon de pain par mois. Quel pied ! Et tous ces ouvriers qui veulent être payés plus sous prétexte qu'ils travaillent plus, eh bien, en leur coupant la faim grâce à un tirebouchonnage de l'ADN, on résoudrait tous leurs problèmes : ils pourraient dépenser bien plus avec le même salaire, voire avec un salaire inférieur...
 
Et donc, nous voici en pleine adéènite.
 
Dernière péripétie en date, je n'ai pas pu en parler plus tôt : l'affaire de la banderole du PSG contre Lens. À coup sûr, elle aurait moins choqué les Lensois s'ils avaient gagné... mais comme la victoire leur a été manifestement volée (un corner leur a été refusé cependant que quelques secondes plus tard à peine, un pénalty absolument imaginaire était accordé à leur adversaire), ils se montrent particulièrement outrés. On les comprend. C'en est même au point que l'affaire de la banderole a fait passer au second plan celle du trucage.
 
Cerise sur le gâteau, le présibeurk assistait au match. il n'a rien vu du vol commis par l'arbitre (et par le propre frère de celui-ci, juge de touche, ça reste en famille), mais la banderole lui a sauté aux yeux.
 
Alors, évidemment, si le président a tout vu...
 
Bien entendu, le recours aux tests ADN était parfaitement superflu (très onéreux, on préférerait qu'il soit utilisé là où il est le plus utile, les meurtres par exemple), mais on n'a pas manqué de nous expliquer que grâce à l'ADN, les vilains seraient confondus. Bouh, les vilains !
 
Et pendant ce temps-là, le conditionnement continue. Dormez en paix, braves gens, Big-ADN-Brother is watching for you. 

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04/04/2008

Rigueur, économies, la méthode du saupoudrage.

Depuis l'inauguration de la présidence Sarkozy, l'impression qui revient est celle d'une illisibilité totale. À quoi rime la politique de l'État ? Quelle est sa ligne directrice ?
 
Les replis budgétaires annoncés aujourd'hui n'échappent pas à cette critique : ils traduisent une logique purement comptable et n'expriment aucune vision particulière pour l'avenir de la France, sauf en matière de politique étrangère.
 
Dans ce deernier domaine, l'affaiblissement de la France est l'obsession des sarkozystes : réductions d'effectifs de l'armée (35 000 hommes au moins), alignement systématique sur la politique des États-Unis, que celle-ci soit juste et cohérente ou qu'elle soit dangereuse et erratique (réduction du nombre d'ambassades sans mise en place préalable d'une structure commune aux Européens, création d'une base sur le Golfe Persique, loin de nos bases raisonnables et donc en pesant sur des budgets et des effectifs par ailleurs malmenés, etc).
 
Pour le reste, le glissement des classes moyennes vers la paupérisation, qui est le défaut de l'augmentation continue du SMIC depuis de npmbreuses années, ne peut qu'être renforcé par la décision de leur fermer de plus en plus de facultés, notamment pour l'accès aux habitations à loyer modéré. On voudrait que cette décision soit compensée par une politique très volontariste de créations de logements de tous niveaux, permettant de pallier le manque de plusieurs centaines de milliers de logements dont la France souffre actuellement.
 
En revanche, lorsque le gouvernement réduit les aides au départ des séniors, il est cohérent avec lui-même lorsqu'il affirme vouloir augmenter l'emploi des séniors en question.
 
En vérité, l'ensemble de mesures annoncées aujourd'hui pèche d'un défaut crucial : elles grèvent les actions de l'État au lieu de s'attaquer à l'organisation même de l'État et aux déperditions de budget consécutives à diverses formes de malversations. On veu s'attaquer aux fraudeurs des droits sociaux, mais que l'on commence donc par s'attaquer à ceux qui, à l'intérieur même des administrations, ponctionnent les budgets, soit par des malhonnêtetés soit simplement par des logiques de baronnies et d'enflure de l'égo.
 
En d'autre termes, l'État serait forissant s'il était débarrassé des amis du pouvoir. Que le pouvoir devienne vertueux et l'État sera bien.

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Quitterie Delmas, dans le "Nouvel-Obs", soutient les intiatives de "Jeudi noir" pour le logement des jeunes.

Pour un excellent compte-rendu, cliquer ici.

03/04/2008

Conseil national du MoDem : un ordre du jour ?

Dans moins de six semaines aura lieu le premier conseil national du MoDem. Celui-ci, composé pour un tiers d'autoproclamés (les présidents provisoires de mouvements départementaux) confortés par une prochaine décision du bureau exécutif, a déjà une importante question à son ordre du jour : l'adoption d'un règlement intérieur qui permettra, entre autres, l'élection des instances départementales en question (sauf là où l'autogestion est proclamée et où les méthodes sont laissées à l'appréciation des acteurs locaux, c'est du moins l'engagement pris à Villepinte). Cette réunion aura lieu le 15 mai.
 
Le règlement intérieur épuisera-t-il l'ordre du jour ? À nous d'en décider. Rappelons-nous que lors du café démocrate de Quitterie Delmas, le 15 novembre, Bayrou avait souhaité que les adhérents exercent un droit de pétition pour faire inscrire certains sujets à l'ordre du jour des conseils nationaux. Il faut faire comme il l'a dit : une ou des pétition(s).
 
Le premier sujet autre que beaucoup souhaitent voir inscrit est les exclusions contestées. En voyez-vous d'autres ? Commençons-en le recensement.
 
N'hésitons pas à lancer des pétitions. 

02/04/2008

Faire de la politique... ça veut dire quoi "autrement" ?

Le vent de fraîcheur que Bayrou a apporté à la dernière présidentielle (et un peu en amont) tenait à cette formule d'espoir : "faire de la politique autrement". À elle seule, cette formule dit bien le degré de dégoût et de suspicion dans lesquels sont tenus les partis politiques en France : captieux, factieux, prévaricateurs, clientélistes, noyauteurs, gangrenés par diverses formes de lobbies et de calculs, par les ambitions mesquines, par les chausse-trappes fielleux, par l'argent, par la vanité du pouvoir, par la pesanteur du passé, par l'artifice du dogmatisme et, au mieux (!) par la veulerie de la démagogie.
 
Faire de la politique autrement est donc d'abord un effort de vocabulaire : reprendre chacun des qualificatifs précédents et en énoncer le symétrique, le contraire. Captieux ? Désintéressé. Factieux ? Pour l'intérêt général. Prévaricateur ? Honnête. Clientéliste ? Juste. Noyauteur ? Légaliste. Sujet des lobbies ? Indépendant. Orienté par des calculs ? Impartial. Gouverné par des ambitions mesquines ? Idéaliste. Semé de chausses-trappes fielleux ? Transparent. Rongé par l'argent ? Libre. Avili par la vanité du pouvoir ? Détaché. Alourdi par le passé ? Innovant. Englué dans l'artifice du dogmatisme ? Pragmatique. Bousculé par la veulerie de la démagogie ? Droit.
 
J'aligne donc : Désintéressé, attaché à l'intérêt général, honnête, juste, légaliste, indépendant, impartial, idéaliste, transparent, libre, détaché, innovant, pragmatique, droit. Voilà tout un programme, et même un projet à soi seul.
 
Certains qualificatifs vont comme un gant à Bayrou et au MoDem : désintéressé, pour l'intérêt général, honnête, indépendant, impartial, idéaliste, libre, détaché, innovant même, pragmatique, droit (fiable notamment dans les négociations).
 
D'autres qualificatifs vont nécessiter un travail en commun, car ils sont d'objectif commun, mais on sent que la structure et l'histoire qu'elle hérite y résistent.
 
En fait, faire de la politique autrement, c'est d'abord la faire tous ensemble, dans une communication harmonieuse et permanente, et de ce point de vue-là, ça ne se passe pas trop mal, tant qu'on ne parle pas du sommet. L'échelon à décortiquer, c'est le sommet. Il faut qu'on nous rende François Bayrou et que quelques-uns cessent de le confisquer. Dès lors, j'en suis convaincu, nous aboutirons là où nous avons voulu aller en créant le MoDem ensemble.
 
Un dernier point qui peut traduire clairement ce qu'il faut faire pour écarter certains doutes : le conseil national doit, le 15 mai, demander que soient annulées toutes les exclusions prononcées à l'occasion des municipales. Il ne pourra y avoir d'exclusion qu'après la désignation du conseil national définitif. Toute exclusion prononcée avant la constitution de l'organe prévu à cet effet par les statuts est entachée de nullité, je partage entièrement l'opinion de Laure Leforestier et de Farid Taha (et de Leroy-Morin, et de............. ......... ....... etc etc) sur ce point.
 
Pour faire de la politique autrement, j'ai confiance en François Bayrou et, pour l'avenir, notamment à Paris, en Quitterie Delmas et son collectif. 

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01/04/2008

Épidémie de démissions du MoDem ?

Hier soir, en concevant ma note pour le poisson d'avril, mon premier mouvement a été de proclamer fortement : "je quitte le MoDem", c'était une provoc toujours un peu sulfureuse, et puis je me suis ravisé, car je trouvais ça grinçant, et je sens la flamme très fragile ces derniers temps.
 
De fait, aujourd'hui, par divers moyens, Petit Grognard, Michel Hinard, Julien Rivet alias Nick Carraway, et d'autres sans doute, ont fait savoir qu'ils quittaient le navire, ne s'y sentant plus à l'aise.
 
On aimerait croire à un élevage de poissons d'avril, mais on a du mal à y croire.
 
Alors je tiens à dire à ceux qui sont tentés de partir qu'en désertant, ils abandonnent la victoire à ceux qui ont tout fait pour les dégoûter du combat : les encroûtés, comme dit je crois Julien-Nick, les installés, les tenants de l'ancien monde. Et c'est parce que les gens bien se laissent dominer par les autres, parce qu'ils sont moins âpres à défendre le terrain, que celui-ci est peu à peu gagné par les personnages douteux, les sombres véreux, les dociles mercenaires des intérêts aveugles.
 
La démocratie n'est pas un dû, je l'ai dit et je le répète. C'est une conquête, une conquête de chaque instant. Et chaque fois qu'un courageux baisse les bras, c'est un peu plus d'efforts qu'il laisse aux autres. Et chaque fois, la démocratie, la liberté, menacent de perdre du terrain, chaque fois le précipice se rapproche.
 
Il n'y a qu'une façon d'être un citoyen : c'est d'entrer dans le combat pour imposer la liberté à tous les échelons de la société, la démocratie, la république, et leur cortège de transparence, de vérité, de dignité, d'espérance.
 
Alors je le répète ce soir de toutes mes forces, à Michel Hinard (qui a dit la même chose que moi avec d'autres mots au lendemain même du premier tour), au Petit Grognard, à Julien-Nick : ne nous abandonnez pas, ne partez pas : ce serait "leur" faire trop de plaisir.
 
Luttez. Restez. Venez. Il y a beaucoup d'autres qui, aujourd'hui, ont envie de forcer les résistances de l'inertie pour forger une force nouvelle, libre, démocratique, généreuse, durable, pour le XXIe siècle.

22:15 | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : politique, modem | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Nouveau classement wikio.

Un peu de sérieux dans un flot de nuoc mam (et bravo aux collectionneurs de poissons d'avril, enfin un peu de rigolade dans un monde de brutes). Le nouveau classement wikio est sorti :
 
Le premier MoDem est Luc Mandret (5), puis C. Ginisty (8), puis notre Quitterie (27), puis Farid et le Petit Grognard main dans la main (30 et 31), puis Corinne Lepage, L'Hérétique et Jérôme Charré en rafale (49 à 51), puis votre serviteur (58), puis Olivier Azeau (Barrejadis, 79), puis Leroy-Morin (99).
 
Comme je me l'étais promis le mois dernier, j'ai dépassé François Fillon. Maintenant, quel objectif me fixer ?
 
J'ai trouvé mon prochain objectif : réinstaller Quitterie parmi les 10 premiers (quoique ce ne soit pas un signe d'éminence politique, puisque les chevronnés du métier sont plus loin).

15:56 | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : politique, blogs, wikio | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Quitterie Delmas dans Voici : "disponible pour de nouvelles responsabilités".

C'est assez agaçant pour moi qui ne cesse de dénoncer la peoplisation de la vie politique française, mais au moment même où je m'apprêtais à mettre en ligne un poisson d'avril de très bonne tenue, j'apprends que Quitterie aura une double page dans le prochain numéro de Voici. Du coup, je n'ai plus le coeur à la blague. Il paraît qu'on va en savoir un peu plus sur ses goûts culinaires et sur ses marques préférées, choses dont, c'est vrai, elle ne parle guère. Je ne crois pas qu'ils l'aient convaincue d'enfiler une robe Dior pour faire comme Rachida Dati, mais on aura de grosses surprises.
 
Elle aurait déclaré au journaliste : "Je suis disponible pour de nouvelles responsabilités, même si c'est Nicolas Sarkozy ou François Hollande qui me les propose". "Je suis vraiment prête à tout pour faire triompher mes idées, même à figurer sur la liste du PS aux élections européennes en Île de France, ou à prendre un secrétariat d'état au développement durable, à condition d'avoir les vrais moyens de ma politique".
 
Bon, attendons de voir avant de juger cette évolution à 180° de notre déléguée nationale préférée. 

03:43 | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : quitterie delmas | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook