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06/03/2008

Pour que le MoDem dise clairement avec qui il veut s'allier à Paris.

Lundi, François Bayrou a annoncé que le Mouvement Démocrate indiquerait clairement, avant le premier, avec qui il compte s'allier pour le second tour. C'est d'autant plus logique que c'est un secret de polichinelle et que ceux qui finassent et qui croient pouvoir grapiller des poignées de voix en cultivant l'ambiguïté, à ce stade de la campagne, se trompent complètement : il faut dire avec qui et pourquoi. Il faut donc faire le choix de l'évidence et non seulement l'assumer, mais le revendiquer comme instrument d'amélioration de la vie des Parisiens, auquel nous ajouterons notre grain de sel, à la fois pour (et par) le pluralisme et par notre exigence de gouvernance.
 
Comme François Bayrou, je demande donc clairement à Marielle de Sarnez d'indiquer qu'elle souhaite trouver un accord avec Bertrand Delanoë. 
 
Grâce à Luc Mandret, je vois que Philippe Meyer a précisé sa pensée (et qu'il n'est au passage guère sympathique pour le MoDem). En tout cas, il n'en est plus à dire que gauche et droite sont équivalentes.

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04/03/2008

Pas de blanc-seing pour la gauche ?

Le léger sursaut de Nicolas Sarkozy coïncide avec celui du MoDem qui, dans la plupart des dernières enquêtes locales, est en progrès. Fantaisie de sondeur ? Peut-être. Manipulation ? Peut-être. Je le crois un peu.
 
Et cependant, il existe une autre explication de ce mouvement : la gauche ne tente guère les élécteurs. L'appétit d'épicier de François Hollande, comptant à l'avance les villes "gagnées" par son parti, se pourléchant les babines, Julien Dray ajoutant q'il espère bien que le PS prendra Pau (sous-entendu "pour faire mordre la poussière à Bayrou"), tout cela n'est pas dans le ton de la modestie et de l'altruisme souhaités par les électeurs.
 
Les électeurs se moquent que le PS conquière des villes : ce qu'il veulent, certes, c'est pénaliser le comportement du président et la politique du gouvernement, mais c'est aussi que leurs villes soient gérées pour eux, pas pour le PS.
 
Sans doute l'abnégation et le pragmatisme du MoDem vont-ils bénéficier en fin de compte d'un signal amical des électeurs qui n'oublient pas que le plus bel espoir d'État impartial et de bonne gouvernance leur a été donné, durant la présidentielle, par François Bayrou.

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23/02/2008

QuelQues pages de Bayrou dans "GQ".

"Les Béarnais ne sont pas bling-bling". Cette phrase de Bayrou sert de titre à l'interview donnée par Bayrou à Frédéric Beigbeder, son compatriote, ami d'Ardisson et auteur notamment du best-seller 99 Francs 14,99 Euros.
 
François Bayrou et Beigbeder se rencontrent dans un café, "le Bien-pensant", à Pau, celui où le défunt maire André Labarère avait ses habitudes. Ils parlent pays, Bayrou explique à Beigbeder l'étymologie de son nom en béarnais ("Beig-beder" a le même sens que "Beau-voir", autre écrivain(e)).
 
Bayrou parle de ses Pyrénées, de la démocratie béarnaise, née vers l'an mil. Il paraît prédire une fin tragique à Sarkozy : "Ici, l'on considère que le souverain doit respecter la démocratie, sinon ... couic !"
 
Il parle de Gracq et de livres.
 
Il s'explique sur le second tour de l'an dernier. Beigbeder indique avoir voté Bayrou au premier tour puis Royal au second et se demande si Bayrou n'a pas raté une occasion. La réponse de Bayrou est claire et juste à mon avis.
 
Voilà, il ne vous reste qu'à lire le reste de cette nouvelle publication, "GQ". On y trouve des pub, plein, et des articles et photos sur un peu tout, notamment un article de politique signé Anna Borrel, la même qui écrit dans "Marianne".

22/02/2008

Le silence.

"Écoutez !
 
- Quoi ?
 
- Le silence".
 
Cette citation de Talleyrand qui a été utilisée pour la pièce de théâtre devenue film, "Le souper", illustre parfaitement une expression que chacun connaît : "il y a des silences éloquents".
 
La puissance d'évocation du silence est bien connue des compositeurs de musique qui, depuis longtemps, savent allonger la note, la dilater. C'est aussi l'énergie d'un moment musical spectaculaire : le point d'orgue, dont le principe est l'immobilité en contraste du mouvement, voire le silence en contraste du son, en quelque sorte la résonance dans l'absence de son.
 
Le silence est devenu un instrument politique en France à partir au moins de la présidence Giscard d'Estaing, sous la férule de Jacques Pilhan, son conseiller. François Mitterrand conserva le conseiller et la doctrine, qui lui réussit plutôt bien. Selon cette doctrine, le président garde en général le silence et fait de ses interventions des événements rares et notables. En cela, il se donne de la hauteur et laisse ses subordonnés s'user dans la tâche gouvernementale à sa place.
 
Le présibruyant Sarkozy a choisi l'attitude inverse, qui ne semble pas lui réussir. C'est qu'il y a quelque chose de frénétique dans son obsession d'occuper constamment l'espace sonore et médiatique. Et la frénésie est une faiblesse. Or pour un président de la république, la faiblesse est un très vilain défaut.
 
Il ne fait pas de la musique, mais du tapage.
 
Quand un homme politique se tait, soit on l'oublie vraiment, ce qui n'est pas probable dans le cas d'un président, soit on croit l'entendre partout. On imagine qu'il trame. On le devine derrière chaque coup bas, dans chaque manoeuvre, dans chaque conjuration. Il est tout, il voit tout, on ne pense qu'à lui. Son silence est obsédant.
 
Heureusement, Sarkozy est incapable de la maîtrise de soi nécessaire à cette tactique.
 
Pour terminer, je rappelle à ceux qui passent ces jours-ci sur ma page quelques règles du discours politique pour exprimer ses convictions et les progrès qu'on peut faire encore pour faire passer sa très grande sincérité.
 
Parmi les instruments du discours, sur la palette de l'orateur (-trice), il y a deux notes sur lesquelles il est très éloquent de pianoter : la première, ce sont les intonations. Une élocution monocorde appartient plutôt à l'univers journalistique. Faire de la musicalité de sa phrase une parabole en mettant l'accent sur des syllabes plus porteuses de sens que les autres, c'est gagner en receptivité de l'auditoire. La deuxième, c'est le silence. Écoutez Bayrou, la lenteur de son élocution n'est pas seulement due au fait qu'il est un bègue guéri, c'est une façon de travailler sur la résonance, d'amplifier son discours, de lui conférer une solennité pleine de carrure, une gravité. La sincérité, dans le cas de Bayrou, passe parfois par cette gravité. À d'autres moments, c'est parce qu'il se met en pétard sur un sujet qu'il trouve viscéralement important.
 
Viscéralement. N'oubliez pas que le viscéral est autorisé et qu'il fait tinter la corde sensible de l'auditoire sans cependant ne jouer que sur l'émotion. C'est le mélange de l'intelligence et de l'émotion.
 
En somme, il est souvent pertinent de ralentir le débit, d'appuyer sur certaines syllabes-force (comme des idées-force) et, par le jeu avec le silence, de laisser de la place dans son propre discours à ceux qui l'écoutent.

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20/02/2008

La franc-maçonnerie, la laïcité, la France en elle-même.

L'affaire Clearstream se loge décidément partout. Lorsqu'en lisant la notice d'Alain Bauer sur wikipedia, on apprend que les locaux de Bauer ont été perquisitionnés par les services de Sarkozy police dans le cadre de l'affaire Clearstream 2 en 2006 en raison d'info que ledit Bauer aurait détenues, on finit par se demander ce qui a ensuite poussé ledit Bauer à devenir le conseiller spécial du président Sarkozy.
 
Car Alain Bauer est à l'origine un rocardien, on parlait de lui en bien voici près d'une vingtaine d'années chez les jeunes du CDS. Il était, avec déjà Manual Valls si ma mémoire est bonne, l'un des plus prometteurs de l'entourage de Rocard.
 
Le voici chez Sarkozy.
 
Et, apprend-on par l'Express, c'est lui qui a organisé en janvier la rencontre d'une "troika" de grands-maîtres du Grand Orient avec le président Sarkodieusard.
 
Je précise que je ne suis pas moi-même enrôlé dans l'une des obédiences maçoniques (dont je ne sais que des choses superficielles) et qu'on ne doit pas voir dans mon texte un brûlot revanchard de maçon enragé.
 
Car le Grand Orient bruisse, les compas cliquettent, les tabiiers crissent, les maillets s'entrechoquent : un ex-grand-maître du Grand Orient est proche conseiller du président qui se montre décidé à froisser le parchemin inviolable de la loi de 1905 !
 
Il faut comprendre que la laïcité est une pierre angulaire de la plupart des obédiences maçonniques. Pour le Grand Orient, c'est plus que ça, c'est le pilier de l'édifice : enlevez-le et il ne reste plus grand chose. Car la personnalité du Grand Orient français, qui en fait une forme aiguë d'"exception française", est d'avoir rageusement biffé de ses statuts toute référence à ce que les autres maçons nomment l'"Être Suprème", dont le nom dit peut-être quelque chose à ceux qui se souviennent de la Révolution française et du culte de l'Être Suprême, quand on voulut remplacer Dieu par sa version 2.0, celle justement des maçons.
 
Le Grand Orient a voulu la laïcité dans sa forme la plus intransigeante. Il a veillé à la loi de 1905.
 
Or c'est aujourd'hui l'obédience maçonnique la plus nombreuse (et de loin) en France, même si elle ne regroupe pas à elle seule la majorité des maçons français.
 
Pourquoi faire cette note, moi que ces initiés ne concernent que de loin ? J'aurais pu me contenter de reparler de la laïcité en général.
 
C'est que, d'abord, le débat qui a opposé Bayrou à Xavier Bertrand dans le cadre de l'émission d'Arlette Chabot prend un autre sens si l'on songe que ledit Xavier Bertrand, surpris par un "coming-out" organisé par "L'Express", a depuis lors admis qu'il était lui-même engagé dans le Grand Orient. Voir un catholique pratiquant donner des leçons de laïcité à un frère du Grand Orient est une surprise à laquelle sans doute le petit père Combes ne se serait pas attendu (quoiqu'après tout, l'Église a souscrit au compromis de 1905 qui n'avait pas que des inconvénients pour elle).
 
Mais aussi parce qu'après tout, quand on pense la même chose sur un sujet, il est bon de le dire.
 
La remise en cause des principes laïcs ouvrirait une phase de trouble profond dont personne en France ne sortirait gagnant.
 
Le succès de l'appel de Marianne est tonitruant : le numéro de l'hebdomadaire est épuisé, l'article sur le net en est à plus de 100 000 visites pour sa première mouture et 30 000 pour la seconde. Même si Maurice (dit Momo) Leroy en a retiré sa signature avec lâcheté, cet appel se joint aux presque 100 000 signatures déjà de la pétition de l'appel laïque.
 
En somme, on a réveillé le dragon endormi.
 
Faudra-t-il faire encore monter la pression sur Sarkonoît XVI ?
 
Soyons-y prêts. Il en va de notre conception du pouvoir, de l'être humain et de la liberté. 

19/02/2008

Le principe léonin.

Chacun connaît l'expression "la part du lion". L'adjectif "léonin" se rapporte à ce lion-là, celui qui domine. On nomme en droit "clause léonine" une clause par laquelle l'une des parties d'un contrat abuse de sa position de force. Le cas typique est celui du constructeur d'automobiles avec le garage franchisé, où le franchisé est en telle dépendance de fait que le constructeur lui impose parfois des conditions commerciales abusives, dites "léonines".
 
Au Moyen Âge, selon le principe léonin, lorsqu'on pillait une ville, le chef se gardait la part du lion, mais, s'il était un bon chef, veillait au partage équitable des dépouilles.
 
En politique, le principe de la "part du lion", le principe léonin, a une traduction différente : si une commune vote bien, le gouvernement la récompense ; si elle vote mal, il la sanctionne. Au nom du principe léonin, on a vu des circonscriptions dépouillées de leurs usines, ou moins bien défendues, ou punies d'une manière ou d'une autre. Au nom du principe léonin, quand le député d'une circonsription est maire de l'une des communes de sa circonscription, il a tendance à "servir" un peu mieux sa commune que le reste de ses électeurs.
 
Ce principe léonin a encore aux États-Unis une traduction classique, bien connue des étudiants, le "spoil system" (ou "système des dépouilles"), qui consiste, lorsque un président est élu, au remplacement de toute une catégorie d'agents de l'État.
 
À l'intérieur même des partis politiques, le principe léonin se traduit souvent par une philosophie de l'inégalité : si l'on se trouve parmi le groupe qui s'y est emparé du pouvoir, tout va bien ; si l'on s'y est opposé, rien ne va plus.
 
On voit tout ce que ce principe léonin a d'incompatible avec une éthique de l'intérêt général, par nature équitable.
 
François Bayrou, en réaction, a toujours prôné un partage des responsabilités entre les vainqueurs et les vaincus, une forme de cogestion.
 
Pour un démocrate, c'est à coup sûr ce que Quitterie Delmas nomme être ISO. 

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Laïcité : Bayrou avait raison.

Sarkozy s'en est pris aux instituteurs et au rôle de l'État. La preuve (avec en prime Quitterie Delmas à l'arrière-plan) est au bout du film :

 

 
Comme d'habitude, c'est Bayrou qui dit la vérité. 

18/02/2008

Municipales : multiples stratégies, multiples perspectives.

Les sondages commencent à fleurir à trois semaines des élections municipales.
 
Pour Bayrou à Pau, deux études ont en quelques jours donné des résultats contradictoires, l'une voyant le président du MoDem l'emporter de justesse, l'autre l'inverse. Ce sera serré, apparemment, mais il a choisi la stratégie la plus ambitieuse et donc la plus difficile. Il a évidemment tout mon soutien.
 
À Montpellier, la liste commune PS/PC/MoDem obtiendrait 49% et friserait donc l'élection dès le premier tour. À Bordeaux, la liste commune avec le maire sortant (qui n'affiche guère son étiquette UMP) serait en passe d'être victorieuse au premier tour également, comme d'ailleurs à Dijon avec le socialiste Rebsamen.
 
Dans les villes où des adhérents du Modem ont été investis pour des listes indépendantes, le sort des urnes demeure incertain : à Toulouse, on dit que la gauche pourrait l'emporter et on ignore encore si le candidat du MoDem atteindra les 10% nécessaires au maintien de sa liste au deuxième tour. À Lyon, les listes sont quasi-faites et Éric Lafond est en campagne sans qu'on puisse encore évaluer son résultat que l'on espère brillant. À Marseille, pas encore de sondage sur la liste Bennahmias, cependant que certains analystes voient la victoire du socialiste Guérini (a-t-il un rapport avec le célèbre "parrain" marseillais des années 1970 et du temps où la ville était dirigée par le socialiste Defferre, Mémé Guérini ?). En Bretagne, à Rennes, à Nantes, on attend encore les premiers sondages. Sans doute les choses sont-elles encore imprécises et les esprits indécis.
 
Après la période du désordre et celle du foisonnement, c'est donc celle de la campagne et de l'angoisse. Bon courage à nos candidats, et en particulier ceux qui sont sur des listes indépendantes. 

16/02/2008

Le triomphe du manichéisme ?

La déferlante annoncée au bénéfice exclusif du Parti Socialiste, dans trois semaines, au premier tour des élections municipales, n'est une bonne nouvelle ni pour la France ni pour les Français : de toute évidence, elle se fait sans discernement et elle ne produira aucune nouveauté dans la gestion publique, seulement une part de marché plus grande pour un parti, rien de plus.
 
De quoi satisfaire Hollande, qui s'est pourtant réjoui de la douteuse proposition de Sarkozy sur le parrainage des pauvres petits fantômes juifs ?
 
De quoi lutter contre l'endettement des collectivités locales qui ne cesse d'augmenter à mesure que le PS s'en empare ?
 
De quoi augmenter la liberté des humbles que des clientélismes de gauche asservissent autant que des clientélismes de droite ?
 
Sans discernement.
 
Oui, Sarkozy, c'est mal. Bayrou a été le premier à dire pourquoi et en quoi.
 
Oui, la droite a tort. Mais elle ne gère pas partout mal ses villes.
 
Sans discernement. Avec l'aveuglement de l'obscurantisme, le même obscurantisme que celui qui est reproché à Sarkozy.
 
S'il faut battre Sarkozy en utilisant les mêmes moyens que lui et en poursuivant les mêmes objectifs que lui, en négatif, alors la victoire ne sert à rien.
 
Améliorer la France, améliorer la vie des gens, c'est la même chose, c'est le même projet (ISO comme dit Quitterie Delmas) : lutter contre un mode de pensée et d'action néfaste et le remplacer par un mode de pensée et d'action vertueux. C'est cela, et cela seulement, que les électeurs devraient vouloir. Et c'est à quoi nous devons les appeler.

Le MoDem, pour la vérité.

Bayrou incarne le courage. Il l'incarnera de plus en plus, quels que soient les événements prochains. Comme on l'a constaté jeudi soir, tous les signaux d'alarmes qu'il a tirés pendant la campagne présidentielle étaient justifiés : dérive budgétaire, clientélismes, pipolisation outrancière, offensive contre la laïcité et, d'une manière générale, contre les principes républicains, pressions sur la presse, gouvernement de tous au profit de quelques-uns, et j'en passe.
 
Bayrou a annoncé : "Le MoDem sera le parti de la vérité". Par anticipation et dans une boucle que Quitterie Delmas qualifierait d'ISO, il a dit vrai.
 
Dès lors, nous savons, les uns et les autres, que c'est là et nulle autre part qu'il faut être. Car c'est là et nulle autre part que, coûte que coûte, on dit la vérité. 

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15/02/2008

Les lignes bougent.

L'appel à la vigilance lancé dans le numéro de Marianne qui sort demain est un moment important, sans doute une borne de refondation.
 
C'est en tous cas un acte de résistance et il n'est pas indifférent que le premier de ses cosignataires soit l'ancien chef de cabinet du général de Gaulle.
 
Les choix sociétaux annoncés par Nicolas Sarkozy sont désormais connus, sans fard. Ils renversent toutes les valeurs qui fondent le pacte républicain français.
 
Je suis heureux que François Bayrou, Corinne Lepage et beaucoup d'autres figurent parmi les cosignataires de ce texte qui résonne comme un appel à la réunion d'une sorte de Conseil National de la Résistance de temps de paix. Il serait chargé de définir les principes de "notre temps" (selon l'expression de 1946), ceux de 1944, adaptés au siècle nouveau. Il le ferait dans l'inspiration qui a guidé les hommes qui, dans l'ombre ou dans la France Libre, résistaient à la barbarie.
 
C'est ainsi que j'interprète ce texte.
 
De toutes façons, il signifie qu'entre ceux qui l'ont signé, il est nécessaire de baisser les armes, quels que soient les différences de conceptions que nous puissions avoir sur certains aspects, même importants, de la politique. On voit donc bien quelles en sont les conséquences politiques.
 
La République est en danger. Honneur à ceux qui se lèvent pour la sauver.

Quitterie Delmas, François Bayrou sur France 2.

Excellente émission de François Bayrou invité hier soir par Arlette Chabot, il est intervenu avec vigueur et pertinence notamment sur la laïcité et sur l'indépendance du pouvoir politique à l'endroit du pouvoir économique et financier, une autre forme de laïcité en fait.
 
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12/02/2008

Quitterie Delmas avec Jean-Louis Ragot à Bois-Colombes.

Bois-Colombes est une commune de la deuxième couronne de la banlieue parisienne, juste au-delà d'un méandre de la Seine, à côté de Colombes, de la Garenne-Colombes, de Courbevoie et d'Asnières, au nord-ouest de Paris, en fait on la distingue mal de ses voisines car il s'agit de la même continuité urbaine au sens le plus fort du terme. On n'y accède pas par le type de train régional le plus commode (le RER) mais par un train qu'on prend à la gare Saint-Lazare dont je parlais l'autre jour à propos du VIIIe arrondissement de Paris.
 
J'ai donc pris le métro en bas de chez moi puis, à la station Saint-Augustin, j'ai fait un très curieux parcours labyrinthique d'escaliers pour parvenir jusqu'aux quais de la gare. Un train était à quai, il m'a conduit à Bois-Colombes en quelques minutes. Résultat : il m'a fallu vingt minutes de moins pour arriver là qu'à Nanterre qui est pourtant sur le RER et à même distance.
 
Quoiqu'il en soit, la ville semble assez diverse : autour de la gare, elle ressemble à certains quartiers parisiens, avec de petits immeubles petits-bourgeois et soignés, entretenus avec application, au milieu desquels le tempérament rude et inculte de la droite locale a planté des cubes de béton, comme à Neuilly, d'une laideur quasi-militante, façades sans esprit, mornes, planplan, des clapiers au prix de la pierre.
 
Un peu plus loin, on retrouve quelques pavillons comme j'en ai décrits à Bagneux et comme on en voit tout autour de Paris et jusqu'à l'extrémité de l'agglomération, tous antérieurs à 1950, voire à 1930.
 
Rue Charles Chefson, l'urbanisme évolue encore : maisons coquettes sinon bourgeoises sur la rue, puis des allées, des ruelles, bordées de ces maisons et donnant à angle droit dans la rue en question. Le tout donne une impression calme et aisée, quoiqu'un peu refermée sur soi-même.
 
Nous sommes attendus pour ce qu'on nomme une réunion de préau, qui se tient, logique, dans un préau, celui de l'école Jules Ferry (à tout seigneur tout honneur).
 
Quitterie Delmas est déjà là quand j'arrive, avec Virginie Votier, bientôt rejointes par Fabien Neveu et Marie-Laure Tréton.
 
L'équipe municipale qui se présente est en partie alignée assise devant une longue table faite des tables d'école. Un écran, derrière elle, est allumé par un rétro-projecteur qui nous montre le candidat et bientôt un ensemble de tableaux et de chiffres.
 
Quitterie est installée au milieu, à la place d'honneur mais le projecteur dans l'oeil.
 
Jean-Louis Ragot, comme elle doit partir, lui passe la parole. Elle explique la démarche de François Bayrou, le renouvellement, la volonté de bâtir une vraie alternative.
 
Jean-Louis embraie sur un long exposé très dynamique qui commence sur le mot "transparence", améliorer la "gouvernance", tous thèmes qui nous sont chers et qu'il faut particulièrement promouvoir dans le pot-au-noir sarkolandais, car la liberté peine à y gonfler ses voiles.
 
Il parle de lui-même, décrit son activité comme conseiller municipal d'opposition spécialisé dans les questions d'urbanisme. 
 
Puis il présente ses colistiers qui, un par un, se disent et expliquent leur implication. Plusieurs ont des métiers liés de près non pas à la gestion de leur ville mais à la gestion de collectivité locale en général. Il y aurait là une densité de compétence dont à coup sûr les habitants de Bois-Colombes bénéficieraient grandement.
 
Aucun n'est né à Bois-Colombes : c'est (ou ça a été) une ville où on vient (venait) s'installer. Quelques-uns sont là depuis longtemps (trente ans) d'autres depuis moins longtemps (quatre ans), mais tous ont la même opinion : une ville dispersée, difficile à cerner, souffrant de déséquilibres d'organisation et d'une gestion si calamiteuse qu'elle ne peut être qualifiée que de clientéliste.
 
Les finances de la commune sont en dégradation rapide, l'endettement a augmenté de 86% en cinq ans et atteint 94% de la masse budgétaire, soit 27 points de plus que la moyenne de cette taille de communes (27000 habitants).
 
Et le poste qui fait plonger les comptes municipaux, c'est celui des frais de personnel, qui a subi une très forte poussée (en termes de millions d'Euros) en deux ans. On voit à quoi peuvent servir toutes ces embauches.
 
Comme on peut s'en douter, le maire est vice-président du conseil général, tout juste sous la gouttière sarkozyste.
 
La salle, vaste comme ... un vaste préau d'école, s'emplit progressivement. Les gens du quartier viennent, le dialogue s'engage sur une enquête effectuée par l'équipe auprès des habitants, qui sont satisfaits de leurs écoles, mais trouvent leur ville malpropre et pauvre en instruments et lieux culturels. On débat sur la sécurité.
 
Et c'est là que Quitterie, Fabien, Virginie et moi avons dû quitter la réunion, avec regret, car les amis de Jean-Louis Ragot nous ont paru très professionnels, de vrais pro.
 
L'exemple de ce pourquoi les électeurs devraient voter dès le 9 mars. 

Dire du bien du MoDem n'est pas bon pour les stat.

Avec tout ce qui se passe dans le Titanic à l'UMP, je ne trouve plus moyen de dire du mal du MoDem, tant nos ridicules paraissent soudain dérisoires. Résultat : mes statistiques sont un peu moins bonnes. Quel cruel dilemne : faut-il donc laisser la campagne municipale suivre son bonhomme de chemin et me résigner à des stat en demi-teinte ?
 
Bon, et si j'en profitais pour parler du sénat ?
 
Perdu pour perdu, autant que je donne des info, même si elles n'intéressent que moi.
 
Voici l'affaire : le président du sénat Chritian bonnet-de-nuit Poncelet 82 ans remet son mandat en jeu en septembre comme la moitié des sénateurs. Or si l'UMP continue à creuser le fond de la piscine et si les campagnes s'offusquent vraiment de l'interdiction des cultures de maïs OGM, les pertes risquent d'être sanglantes et, malgré la sagesse de l'électorat qui refuse de nationaliser le débat, de nombreuses communes changer de képi.
 
Et si l'UMP perdait la majorité absolue au sénat ? Exit Poncelet qui s'est beaucoup trop rapproché de Sarkozy ces derniers mois.
 
Vous allez me dire, si la droite perd la majorité, la gauche la gagne, puisque le MoDem n'a plus guère de troupes sénatoriales fidèles.
 
Pas sûr.
 
D'abord, il reste quelques vrais fidèles comme Vanlerenberghe et Gourault, mais il y a, parmi les compagnons de Mercier d'autres modémistes qui s'ignorent plus ou moins. Et puis le MoDem devrait gagner quelques sièges sur ses nouvelles implantations politiques. Donc peut-être un groupe MoDem, voire Reconstructeurs en y incluant des dissidents d'ici ou de là.
 
Ensuite, il y a toujours les radicaux à l'affût. 
 
Et au-delà, chacun a vu ces jours-ci la gueule de faux-derche mine de finaud de Raffarin qui prépare un mauvais bon coup, sur fond de résurrection de la pétaudière vieille UDF (celle d'avant Bayrou, celle de Gichcard plop), grande force territoriale, incapable de promouvoir un présidentiable mais excellente dans la ventouse locale.
 
Alors ? Que ferons-nous ?
 
Faut-il participer au putsch, plutôt pousser pour l'élection d'un président du sénat de gauche, jouer le statu quo avec Poncelet ? Les cogitations et les calculs commencent dès le 16 mars au soir. C'est aussi ça, la politique : de la tambouille pas ragoûtante.

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Quitterie Delmas a raison : la France est presque championne d'Europe de l'encroûtement politique.

L'AFP fait le point sur la durée de mandat des maire actuels. Près d'un maire sur deux est en fonction depuis plus de vingt ans, deux sur trois depuis plus de onze ans. Il n'y a qu'en Suède et en Belgique que les maires aient une plus grande longévité. Ce n'est comme ça dans aucun grand pays européen.
 
Mais en France, quand on est maire, c'est pour la vie.
 
Vive le renouvellement. 

11/02/2008

Adhérents faire-valoir ou faire valoir les adhérents ?

Comme l'a très justement noté Quitterie Delmas hier, l'affaire de Neuilly est la démonstration de tout ce qu'il ne faut plus faire en politique : traiter les adhérents commes des paillassons, investir n'importe qui sur un caprice ou sur un jeu courtisan, bref, faire tout d'en haut sans tenir compte du travail de ceux qui s'investissent sur le terrain.
 
Il faut au contraire que tous et chacun soient promoteurs de toute décision collective, qu'il y ait un processus d'émanation et non d'autorité (sauf rares exceptions justifiables). Dans les partis politiques d'aujourd'hui et de demain, il faut que tout découle naturellement d'une réalité spontanée. Les choses vont mieux quand elles vont d'elles-mêmes.
 
Les choses ne sont pas différentes pour les électeurs et la politique. 
 
Dans la campagne municipale qui bat désormais son plein, le Mouvement Démocrate peut porter ce message, il doit le faire et je compte sur Quitterie pour continuer à le développer comme elle le fait chaque jour.

Le pouvoir et la société.

La laïcité a subi un coup très rude ... en Turquie. L'autorisation du voile pseudo-islamique (qui n'est qu'un étendard politique à alibi religieux, ce qu'il y a de pire) dans les universités où il était jusque-là interdit est un signal de l'offensive qui se lève dans l'État d'Europe et d'Asie le plus laïc.
 
Le voile est un moyen pour une doctrine politique de "marquer son territoire" humain et visuel. L'objectif est de prendre le contrôle d'une société entière en lui imposant pas à pas sa marque.
 
Prendre le contrôle de la société est toujours l'objectif central d'un mouvement politique ambitieux. Car c'est dans la société que les choses se passent, pas dans les dorures du pouvoir.
 
Dorénavant, c'est la société turque elle-même qui va devoir réagir à la pression non pas de l'islamisation, mais d'une islamisation par une doctrine oppressive qui se veut une lecture de l'islam et qui n'est qu'un moyen de pouvoir absolu et sanguinaire, issu des universités coraniques d'Arabie Séoudite. C'est la montagne d'argent que nous versons pour notre pétrole qui les nourrit, raison d'ailleurs de lutter contre l'emploi des énergies fossiles, mais de toutes façons, c'est à la société, à toutes les sociétés de réagir par elles-mêmes.
 
Invitée hier soir par France 3, considérée comme une invitée "plus exceptionnelle" que François Bayrou par France Info, l'ex-députée néerlandaise qui cherche l'asile politique en France a tenu des propos particulièrement graves sur l'islam, considérant en somme que pour les musulmans, le seul bon chrétien est un chrétien mort, ce qui est contraire au coran.
 
En ouverture d'une émission sur la laïcité, cette phrase est restée sans démenti. Et pourtant, il s'agit bel et bien d'une incitation à la haine. Si cette femme est menacée dans son pays, j'ai l'impression qu'elle n'a à s'en prendre qu'à elle-même.
 
L'archevêque de Canterbury aurait mieux fait de se taire aussi quand il a déclaré qu'il fallait intégrer certains passages de la charia dans le droit positif britannique, provocation dangereuse on s'en doute.
 
On nous force à la haine d'un côté, on nous embrigade de l'autre. Plus que jamais, résistons, dans la société, car c'est de la société, et d'elle seulement, que peut monter le cri qui fera reculer le pouvoir au seuil de ses dérives.

10/02/2008

Quitterie Delmas sur Europe 1 milite pour le renouvellement des générations aux municipales.

Dans une émission enregistrée avec Michel Field et Olivier Duhamel, Quitterie Delmas fustige l'ensemble des stratégies municipales des partis politiques et leur incohérence, y voyant un signe de crise politique majeure. "Il faut changer d'ère politique". "François Bayrou reste sincère envers les Français". "Sarkzoy reste dans la mystification".
 
Sur les incohérences de stratégie, "Lyon est le parfait exemple" de la nouvelle époque avec la liste d'Éric Lafond, qui se démarque de l'ancinne génération incarnée par les stratégies droite et gauche de Mercier et Comparini. "On est un parti qui se construit" a-t-elle ajouté.
 
"Ce qui m'intéresse moi, c'est la liste d'Éric Lafond".
 
"Ce n'est pas un test national", "au MoDem, on fait vivre nos idées, parfois on va tenter d'imposer nos propres vues dans les villes".
 
"Ca fait bien longtemps qu'on ne dit plus centriste". 

09/02/2008

Assas Démocrate, Paris VIe, l'Essonne, Quitterie Delmas et le paradoxe de François Bayrou.

Le Mouvement Démocrate n'est pas un parti politique. Le sera-t-il jamais ? Pas sûr. L'explosion en plein vol du système d'investiture de notre mouvement aujourd'hui a prouvé en tout cas que cette incarnation-là sera difficile.
 
Les faits sont les suivants : voici quelques semaines, la commission d'investiture du MoDem a donné mandat à Nathalie Boulay pour la municipale de Corbeil-Essonnes, non pas comme tête de liste, mais comme chef de file, tout le monde sachant très bien là la négociation personnelle faite par Nathalie, basée en particulier sur le pouvoir qu'elle avait de faire perdre son mandat de sénateur au vieux Serge Dassault, maire de Corbeil.
 
Autant le dire tout de suite, je trouve que Nathalie a été au moins légère, elle a commis une faute politique : ignorer à la fois la proximité très grande de Dassault et de Sarkozy, et le traitement très violent infligé par les journaux de Dassault à,Bayrou, faire l'impasse sur tout ça et conduire sa négociation comme si de rien n'était revenait à manquer de réalisme, comme les événements l'ont prouvé.
 
De la part de Dassault, la négociation ne manquait pas d'un certain toupet, non pas du toupet qui gagne mais de celui qui carbonise.
 
S'il y avait eu un tant soit peu d'intelligence sans excès de machiavélisme dans tout ça, Nathalie aurait fait sa liste au moins au premier tour. Et elle aurait vu avant le second s'il était toujours raisonnable de s'allier comme prévu. De la part de Dassault, concéder le premier tour au MoDem aurait été un signe de force et d'habileté.
 
Résultat, il n'y a eu dans tout ça que gaucherie, calculs abstraits et autisme. 
 
En carbonisant Nathalie Boulay aujourd'hui, Bayrou vient de faire exploser une grenade au visage de Dassault qui aura du mal à s'en remettre ; par excès de gourmandise, le vieux vient sans doute de perdre sa mairie. Tel est pris qui croyait prendre.
 
Je n'ai de regret que pour Nathalie, une fille méritante qui a beaucoup travaillé et sacrifié à ce qui a failli devenir une carrière politique.
 
Donc tout va bien pour Bayrou ? Eh non.
 
Car le retrait de son soutien à une candidate qu'il vient d'investir n'est que l'un des détails d'un océan de n'importe quoi, qui annihile tout sens de stratégie. Un parti politique n'existe que par les investitures qu'il donne, une labellisation que les électeurs sont d'ailleurs libres d'adopter. L'exemple de Corbeil prouve que l'investiture n'existe pas. Celui de Lyon, de Marseille et de quelques autres endroits est pire : là, outre la liste investie, on trouve des candidats faisant état de leur appartenance au MoDem sur deux autres listes, celle de droite et celle de gauche.
 
En vérité, il y a des candidats en congé de leur parti à peu près partout, à peu près dans tous les partis politiques, et le désordre est général.
 
Certes, mais l'entourage de Bayrou donne un indice supplémentaire de son incapacité à gérer cette réalité complexe qu'est une formation politique.
 
Au milieu de tout cela, heureusement, il y a Quitterie Delmas qui, coûte que coûte, vaille que vaille, tient bon le cap. Elle a raison.
 
Invitée ce soir des étudiants de l'université de Paris II - Assas (celle où j'ai moi-même étudié voici déjà ... argh ... plus de vingt ans), elle a très justement expliqué et décrit l'horizon du MoDem, un parti encore en germe, mais qui peut donner de grands résultats pour la société française.
 
Brillante comme toujours, elle a ébloui son auditoire par les motivations qu'elles a proposées pour convaincre autour de soi, ou dans la rue, de voter MoDem.
 
Puis Anne-Sophie Godfroy Génin, tête de liste dans le VIe arrondissement de Paris, celui où se trouve Assas, s'est exprimée à son tour pour développer quelques éléments de son programme, ceux qui concernent les étudiants. Ancienne élève d'un lycée du quartier (Louis-le-Grand ? Henri IV ?), puis de l'école normale supérieure de la rue d'Ulm, elle a le verbe précis et une connaissance approfondie des réalités du quartier. Encore un arrondissement qui, en cinquante ans, est passé de 80000 habitants à un peu moins de 45000.
 
Qu'en dire ? La candidate est de qualité, ferait une bonne élue et, comme elle le pense, pourrait prendre l'unique siège de conseiller de Paris dévolu à l'opposition locale par cet arrondissement.
 
Pourquoi ? Parce que les électeurs (heureusement ou malheureusement) ont une connaissance très superficielle des événements du microcosme politique et qu'ils votent surtout sur une impression générale qui, je crois, finira par être bonne pour le MoDem. C'est bien le paradoxe de François Bayrou de parvenir à un tel résultat par un si étrange chemin.
 
Outre Quitterie, l'équipe des Citoyens Démocrates était présente ce soir par Domitille Marbeau, Géraldine Collette, Virginie, Fabien et Franck comme d'habitude, Benoît Charvet qu'on n'avait plus vu depuis quelque temps, Guillaume Desrosiers,et j'en oublie certainement.
 
Nous avons tous été reçus très chaleureusement par l'équipe d'Assas Démocrate, emmenée par les deux Arnaud.
 
Je signale à ceux que l'info intéresse que la salle était emplie de très jolies étudiantes, au milieu desquelles Quitterie semblait le diamant dans un bel écrin. 
 
Juste un dernier mot pour signaler que, quoique certains en pensent et même si certains s'en irritent, je voue une affection profonde et sincère à Quitterie Delmas.
 
Et il faut soutenir Marielle de Sarnez. 

08/02/2008

Quitterie Delmas sur Direct8 impose le MoDem comme fer de lance du renouvellement des pratiques politiques.

Invitée de la chaîne Direct8 en même temps que Bruno Julliard, ex-leader étudiant qui a pantouflé sur les listes du PS, Roger Karoutchi, vieux briscard sarkozyste aux accents condescendants et pasquaïens, Marie-Laure Harel, imposée par l'Élysée à la 2e place de la liste UMP du XVIe, et un FN du XIIe, Quitterie Delmas a insisté sur le renouvellement des pratiques politiques, dont en particulier le processus de désignation des candidats (qui suppose une nette amélioration de la formation), luttant contre l'idée de la discrimination positive qui vient de bénéficier à Bruno Julliard (qui en paraît très satisfait, c'est le moins que l'on puisse dire) et du piston, qui a bénéficié à Marie-Laure Harel qui n'a pas la sournoiserie de le nier.
 
Comme on pouvait s'y attendre, elle a sur ce point rencontré le front commun des deux principaux partis qui se partagent le pouvoir. Julliard a cependant avoué qu'il trouvait anormal que le MoDem n'ait que trois députés.
 
Très en verve, Quitterie a nettement imposé l'idée que, si renouvellement il doit y avoir, il passera par le MoDem.
 
Elle n'a pas pour autant considéré que les choses y soient déjà en état de marche : "Il faut construire cet espace d’engagement politique", a-t-elle martelé.
 
Sur le débat municipal, elle a insisté sur les combats de terrain et de projet, rejetant la nationalisation du débat à laquelle se livraient les deux principaux partis. Elle s'est réjouie de voir Bayrou se régaler à arpenter sa terre béarnaise pour la municipalité paloise alors que Bruno Julliard taxait Bayrou de n'être pas intéressé par la ville (dont il est pourtant élu depuis longtemps).
 
Elle a souhaité une grande réussite à Éric Azière, tête de liste dans le XIIIe arrondissement, le même que Julliard.
 
En somme, tout le renouvellement, rien que le renouvellement, le renouvellement pour commencer. 
 
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